Elevage et eleveurs

RECAPITULATIF ELEVAGE du deerhound EN FRANCE de 1883 à 1935

Ce récapitulatif, sans aucun doute incomplet, est appelé à être complété au fur et à mesure de nos découvertes.

 

  1888 - Chenil du jardin d'acclimatation

1888 - Bulletin bimensuel de la Société nationale d'acclimatation de France, Arrivages

Le chenil du jardin a fait l'acquisition de deux Lévriers Écossais (deerhounds) dont la désignation suit :

BRUARD CHIEF, étalon gris fauve, né le 28 mai 1885 chez M. Dawkins, par Bruce IVᅠ (K.C.S.B. 18954), hors de ᅠElsieᅠ. Ce chien a obtenu plusieurs prix dans les expositions anglaises.

ᅠCARMEN, lisse fauve clair, née le 1er juin 1886 chez monsieur Joblin, par Champead Bevis 1ᅠ (K.C.S.B. 734), hors de Cherrieᅠ (K.C.S.B. 15996), car sans compagnon cette chienne a été primée.

Ces deux chiens proviennent des chenils du capitaine Moreton Thomas.

1890 - dans la Revue LE CHENIL, petites annonces

Briar Chief, gris fauve, né le 28 mai 1885, ᅠBruce IVᅠ (K.C.S.B. 18954), hors de Elsie, taille 0 m 76 au garrot est proposé à la saillie pour la somme de 30 francs.

 

 

 ᅠ1904-1914 : Elevage Of Bersac (ou De Bersac),  M. DUMOULIN

voir onglet dédié sur cette même page

 

 

vers 1910 - M. LINDET

Dans le Sport universel illustré, 1913
"Trois deerhounds, d'un modèle plus important, étaient exposés par M. Jean Lindet.

Fhin, 2e prix des mâles, est correctde tête et de poil, mais le chien n'est pas irréprochable dans son arrière-main et paraît légèrement décousu: nous lui préférions Ralph, mention très honorable, chien un peu léger mais d'une bien jolie silhouette.

La chienne Clélia, classée première, était sensiblement moins bonne que sa rivale de l'élevage Dumoulin, dont nous avons  parlé; deplus, elle manquait de coffre ; or le deerhound doit posséder une poitrine suffisante pour y loger des poumons puissants; il doit être, en somme, bâti comme un excellent greyhound, avec une ossature encore plus développée."

 

 

1910/1920 ? : Elevage d'Ozolles en Charolais Mme de Lafarge

en 1933 dans le SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

[…]Il y a quelques années, Madame de Lafarge possédait plusieurs Levrettes d’Italie à son chenil d’Ozolles en charolais et me disait combien cette race était merveilleuse pour chasser le lièvre en pays découvert.

Beaucoup se rappellent combien Madame de Lafarge était une servante sportwoman et éleveuse habile. Après avoir fait naître des borzoï qui remportèrent tant de succès avant la guerre dans les expositions, elle s’adonna aux deerhounds puis au lévrier Italien […]

 

• 2 juin 1912, exposition de Paris,
1er prix Romney à MM. de Lafarge et de la Roche d'Espeil

• juillet 1912, exposition canine d’Aix-les-Bains
ᅠRomneyᅠ, à Mmes Patin de Lafarge et de Laroche, s'adjugeait la victoire dans les deerhounds
(source Gallica)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   1914 (à 1930 ?)  : Elevage du Clos Béguin (Haute-Normandie)

voir onglet dédié sur cette même page

 

 

1926/1936 (environ) : Elevage de la Fenotte, Mme Ravenez

voir onglet dédié sur cette même page

 

 

1930 (environ) : Elevage de St App's

Élevage de M. La Roche, Saint-Appollinaire par Folgensbourg, Haut-Rhin.

 

St APPS Mac et Heila par Ledric of Ross et Helenic of Ross

Ch. Helenic of Ross (Nell) par Champion Tragic of Ross et Jean from the Hill

Duigga du Clos Béguin par Champion Duich  et Sherbrook Anna

Ch Duich of Springfort né en 1918 (ex of Ross), père de Tragic of Ross et Silver Cloud.

 

(coll. MLR)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1934 (environ) : Elevage de l'Abbaye de Saint-Cyran

"Élevage réputé de setters Irlandais, golden retrievers, épagneuls bretons, cockers spaniels, deerhounds, fox-terrier poil dur, tous primés en exposition, en field-trial. Reproduction."

Élevage de l'abbaye de Saint-Cyran. Vicomtesse de Quénetin,  Saint-Michel Saint Cyran (Indre).

 

1904 -   (?)    FRANCE  - Elevage de Bersac (of Bersac) - M. DUMOULIN

 

 

 DANS LA PRESSE de l'époque …

(source Gallica)

 

1908 - LA VIE  A LA CAMPAGNE

Les progrès dans l'élevage du chien

Ce qu'il faut retenir d'une visite à l'exposition canine pour me guider le jugement du visiteur sur les 1500 chiens exposés.[…]

Chiens de luxe et d’agrément

Un splendide deerhound, lévrier écossais gris à poils rudes, ᅠRonan», À M. Dumoulin, a été très remarqué des connaisseurs.[…]

 

1912 - Sport universel illustré

42e EXPO de Paris

Deux très beaux deerhounds, animaux presque introuvables en France, et bien rares de ce type même en Ecosse, ont ravi les véritables connaisseurs.
Champion Duncan, à M. Dumoulin, une de nos vieilles connaissances, maintes fois primé, qui était certainement le plus beau deerhound importé jusqu'ici, avait comme voisin CH. Romney, à Mme Pavin de Lafarge, couvert de lauriers en Angleterre et champion également; celui-ci de plus grande taille, était mieux en poil que Champion Duncan et c'est un évènement qu'on peut considérer comme sensationnel de voir côte à côte deux animaux d'un pareil mérite. (Léon Corbin).

 

1913 - Sport universel illustré
M. Dumoulin avait envoyé son bel étalon, Champion Duncan, toujours vert, malgré ses sept ans et en excellente condition de poil.

Un de ses fils, Earl of Bersac, hors de champion Ellwyn Rutt, obtenait le 1erprix des mâles, tandis que la soeur de celui-ci, Lady Rowena of Bersac, à Mme la baronne de Bondeli, obtenait le 2e prix

des femelles.

Ces deux jeunes chiens sont solidement charpentés, avec une belle direction d'épaules et l'arrière main

puissant, comme il est nécessaire pour des chiens destinés à fournir des efforts violents en terrain accidenté. Sous poil bringé foncé, avec la tète

très caractéristique, des membres excellents, ils représentent bien le prototype du deerhound

tel que l'a peint Landseer; peut-être pourrait-on leur reprocher leur manque de taille, mais les chiens n'ont qu'un an et grandiront encore.

 

1914 - LA VIE LIMOUSINE ILLUSTREE

Expo canine de Bordeaux, 1ER JUILLET :

L'exposition canine de Bordeaux a été comme celles de Lille et de Paris, l'occasion d'un très grand succès pour les amateurs Limousins, qui, représentés par treize chiens, ont enlevé trente et une récompenses.

Au palmarès: Charlie et Bridget de Bersac, deerhounds à M. Dumoulin

 

Voici le peu d'informations que nous avons de M. Dumoulin.ᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠᅠ

M. Dumoulin a importé d’Ecosse (en 1907/1908 ?) Duncan, Elwyn Ruth et Ronan.

 

 

1906 juillet , exposition d'Orléans  (source Gallica)

 

 

 

 "SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE" daté de 1910 (source Gallica)


 

"SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE" daté de 1912 :
(
Lire l'article complet dans Bibliographie)

 

 

Champion DUNCAN, né en 1906 par LOCKNAGAR hors de ELLEN MAC GREGOR, importé d'Ecosse, robe bringé clair avec taches fauve doré, extrémités foncées. Duncan, primé à Nantes, Toulouse, Niort, Limoges, etc.  a été très remarqué des connaisseurs à l'Exposition à Paris en 1908 et est alors considéré comme un des étalons les plus typiques de son époque.

ELWYN-RUTH, lice également champion

 

 

 

Champion RONAN, bringé clair dont la physionomie et l’expression rappellent tout à fait les chiens de l’ancienne famille dite Gruarach que l’on considérait comme la meilleure et la plus pure d’Ecosse…

 

 

En 1913, à l'Exposition de Paris, il est relaté la présence de l'élevage Dumoulin qui a présenté:
- le Champion Duncan âgé de 7 ans,

- son fils Earl of Bersac, hors Elwyn-Ruth

- Lady Rowena of Bersac appartenant à Madame la Baronne de Bondeli.

 

 

1914-1930 - FRANCE - Elevage du Clos Béguin - Mme VIOLET

1914 (à 1930 ?) :  Elevage du Clos Béguin,

Mme Violet à Vaudreuil dans l'Eure (Haute-Normandie).

 

Extrait de l'article dans "Vie à la campagne" paru en mai 1925 :

 

UN BEL ELEVAGE

Il n’existe, à notre connaissance, qu’un seul Élevage de Deerhounds en France, mais un Élevage de qualité que vous pouvez considérer comme modèle autant par la qualité de ses sujets, capables de concourir au succès avec les plus beaux spécimens britanniques que par ses installations parfaitement et logiquement comprises, c’est celui du Clos Béguin, à Notre-Dame-du-Vaudreuil, dont les succès dans les concours sont nombreux (1). M. Violet, le talentueux cinégraphiste de la Bataille et d’autres admirables films, et Mme Violet ont transformé une vieille masure normande en une ravissante habitation aux champs et aménagé leur propriété en un élevage d’amateur fort original dont les installations comprennent : chenils, poulaillers, pi­geonniers, volières, rucher, cours d’ébats avec parcours, terrain d’entraînement ou champ de courses pour les Chiens. Vous trouverez le plus grand intérêt à lire la description et à contempler les images de cet ensemble dans un prochain numéro.

Mme Violet s’est particulièrement enthousiasmée pour le Deerhound dont elle a commencé l’élevage en 1914 et qu’elle a surtout développé après la guerre. Elle possède aujourd’hui une meute d’une vingtaine d’étalons, de lices et de jeunes d’un modèle à la fois élégant et robuste, le type du vrai Chien de chasse, du Chien de travail.

Les deux premiers reproducteurs de son Chenil après la guerre furent la lice Dourga et l’étalon Romney. Elle importa ensuite plusieurs autres sujets, dont le plus célèbre est Champion Malcolm, né en 1921, dont le père est Wallace et la mère Lilliaz, qui fit sensation et décrocha les prix dans toutes les expositions continentales où il fut exposé. Bringé gris, au poil rude, aux yeux très foncés, c’est le type parfait du Deerhound.

Les principales lices sont Dourga, inscrite au livre des origines du Kennel-club, Chienne importée dont le père est Colin of Runtania et la mère Yvette of Runtania, tous deux inscrits au Kennel-Club; cette Chienne remporta les premiers prix partout où elle fut présentée. Annott, au poil rude bringé marron foncé, aux yeux grands et foncés, au masque noir dont le père est Britons boy et la mère Shenlack Beulat; Aïcha, du Clos-Béguin, née à l’élevage dont le père est Romney et la mère Dourga, etc. Ce sont des sujets de qualité, point de départ de fort intéressantes lignées dont les présentations en groupe dans les expositions font sensation. C’est ainsi que le lot unique de huit Deerhounds exposé pour la première fois en France et à l’étranger remporta plusieurs prix d’honneur.

 

Circée du Clos Béguin,
à Mme Violet. 
(Source Gallica 1927).
 
APPRÉCIATION MOTIVÉE

Voulant se faire une opinion beaucoup plus nette encore sur la valeur de ses sujets; par comparaison avec ceux que l’on présente dans les expositions anglaises, Mme Violet tint à visiter en Février dernier le grand « évent » qu’est l’exposition canine de Cruft, où elle a fait les observations suivantes:

Les Deerhounds qui lui parurent être les meilleurs et qui lui ont le mieux plu furent ceux d’une Écossaise, miss Laghrey. Ils présentaient une forte structure, de belles têtes, une excellente pigmentation. Les autres étaient du même sang que quelques sujets du chenil du Clos-Béguin. Mme Violet ne partage pas toutefois l’opinion des juges anglais en ce qui concerne la taille des Chiens de cette race, Il semble qu’on ait tendance à vouloir abaisser la taille du Deerhound : elle préfère un Deerhound mesurant 77 cm. 5 et pesant 36 kg à un Deerhound mesurant 70 cm et pesant 30 kg. Elle est d’accord en cela avec les rares chasseurs qui se servent de ce Chien. Un Canadien estime que le Deerhound constituant son idéal comme travailleur mesure 77 cm. 5 à 17 mois et pèse 36 kg.; c’est un chien très puissant et qui sait tuer son gibier. Ce chasseur, qui chasse surtout le daim et le loup, m’écrit: « Les qualités idéales à obtenir d’un Deerhound sont le courage, la rapidité, la puissance qu’il met en première ligne comme Chien de travail. Il a constaté invariablement que le plus apte à tuer le gibier possède toujours une puissante avant-main et beaucoup de force. n est évident que ce chasseur tient pour les plus beaux de ses chiens ceux qui savent le mieux atteindre le gibier et le mettre à mort. Les Deerhounds que ce Canadien a vus à Cruft seraient pleins de défauts, mais ces défauts ne frappent pas le juge qui, partant d’un autre point de vue, examine d’abord les qualités esthétiques du Chien. Ne faudrait-il pas classer les Deerhounds en deux séries? Beauté, travail? J’avoue que mes préférences, ajoute Mme Violet, iraient à la bête de travail, car en somme la beauté d’un sujet doit être en relation directe avec son aptitude au travail de la chasse. »

Le Chien de ce type doit aussi marquer son aptitude par ses actions. Tout en étant bon sauteur, il doit, en course, à la poursuite du gibier, loup ou daim, faire de longues foulées, rasant bien la terre plutôt que « steeper »; aussi procède-t-on ici à une sélection sévère en ce sens. On veut aussi très peu de clair sur le devant, une couleur plutôt soutenue, un poil rude, une poitrine plus profonde que large, des membres très musclés, robustes, vigoureux, en un mot plus le chasseur que le Chien de compagnie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






 

 

 

 

 

 

DIAPORAMA de photos DE L'ELEVAGE DU clos beguin

(Revue Vie à la campagne, coll. Claude Engressat et cartes postales, coll. MLR).

 

carte postalecarte postalecarte postalecarte postalecarte postaleINSTALLATION ᅠBien comprise. Les adultes disposent de quatre chenils avec cour pavée, ᅠbordée d'un grand caniveau. Chacun de ces chenils est équipé d'une vaste niche pour deux sujets, avec plate-forme en bois devant l’ouverture, support plat pour l'eau de boisson et urinoir à l'arrière.Brizolles du Clos Béguin, par Champion Malcolm, hors Dourga. PRODUITS DE L'ELEVAGE ET REPRODUCTEURS D'ELITE.
1. Brizolles du Clos Béguin par Champion Malcom hors Dourga. 2. Adria du Clos Béguin par Romney, hors Dourga
3. Les premiers sujets importés, de gauche à droite : Romney, étalon de qualité, Dourga, lice inscrite au Kennel Club, lauréate de nombreux prix, Annott, lice au poil rude bringé marron, au masque noir, aux yeux grands et foncés, Malcom célèbre champion né en 1921, par Wallace, hors Lilliaz.  Ce sujet bringé gris, au poil rude, aux yeux foncés, type parfait de la race, fit sensation dans toutes les expositions continentales.
Adria du Clos Béguin par Romney, hors Dourga, et Bagliera du Clos Béguin, soeur de Brizolles.  Un joli groupe. En liberté dans le vaste enclos transformé pour eux en terrain de course, ces deerhounds ont reconnu un ami et sont allés au devant de lui. Admirez l'élégance de ces sujets dont la taille dépasse 0,75 m, à la tête longue et au museau pointu, au corps semblable à celui d'un lévrier de grande taille, à forte ossature,. Très familiers ces chiens sont de fidèles compagnons, mais ils sont surtout chiens de chasse dont les premières qualités sont le courage et la vitesse.  
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wAccéder à l'article

 

DANS LA PRESSE de l'époque…

(source Gallica)

 

1923 - LA PRESSE

A l'Exposition de l'Alcazar, Dranem proclamera les mérites des chiens de théâtre.
 "Il aura six deerhounds, propriété du cinégraphiste Violet, qui sont, paraît-il, tout à fait extraordinaires. Les lévriers à poil dur de cette espèce servaient autrefois en Angleterre à chasser le daim : d'où leur nom. Deux d’entre eux, champion Malcolm et Durga, ont été payés 10 000 Fr. le couple. À ce prix là on aurait, sans doute, un petit troupeau de daims.

 

1923 - Les modes de la femme de france

1924 - Les modes de la femme de france

[…] et voici le Coursing qui revient de mode, sous l'active impulsion de Mme G. Violet, et de ses deerhounds.

 

1925 - PARIS SOIR

Club français du Lévrier

Sur l'emplacement de l'ancien stade Mainvielle, à la Porte d'Auteuil, le Club Français du Lévriers organise une série de réunions de courses, dont la première, qui a lieu cet après-midi, est réservée à l'entraînement et à la sélection des lévriers appartenant aux membres du club. Sont inscrits : les Sloughis Taïa (Mme Siméon) et Kébir (M. Cafin-Delagrange) ; les greyhounds Dart (M. Bédécaraxburu), Gamin et Miss Aimée (M. Jonchère), Jupiter et Danno (Comte d'Aste), ainsi que les deerhounds de Mme Violet et des barzois de Mme Joseph Wenckler..

 

1925 - SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

 

 

1926-1936 - FRANCE - Elevage de la Fenotte - Mme RAVENEZ

Mme Thomas Ravenez élève des Cairns Terriers et des deerhounds , d'abord à Chamesson-sur-Seine en Côte-d'Or, puis à Ville d’Avray (Seine-et-Oise) pour "prendre une part active aux expositions".
(voir Entrefilet dans encadré si contre).

Un article du Sport illustré de 1933 (à lire en entier dans la page bibliographie)

"Actuellement en France, Mme A. Ravenez a réuni les élevages des deux races: les Deerhounds et les Cairn Terriers, en son chenil de la Fenotte, installé à Ville d'Avray depuis peu; auparavant, son élevage était dans l'Est, à l'instar de ses amies les Misses Loughrey, qui possèdent la belle terre de Rosslyn, où elles élèvent des Hunters, concurremment avec les Deerhounds, près de Londonderry (Irlande). Leurs chiens les suivent à cheval, gardent l'auto et se font petits et discrets pour conserver leur place près de leurs maîtresses au salon.

Mme Ravenez a importé en même temps que les Deerhounds, il y a plusieurs années, ces gais et intelligents petits terriers que sont les Cairns, originaires du même pays; ces deux races se complètent admirablement et en font de charmants compagnons." (M.-J. DE PARSEVAL).

 

L'album photos tenu par l'éleveuse
est arrivé jusqu'à nous.
Nous y trouvons bon nombre d'informations :
des photos de ses deerhounds
dans la vie de tous les jours,
des photos d'expositions avec date et sujets présentés,
4 pages consacrées au Cairn terriers…

w (consulter l'intégralité de l'album
en version PDF "Flipbook"
(clic au coin de la page pour tourner)

 

 

et un article de la presse spécialisée anglaise :

"She* produced a great litter to Ch. Tragic of Ross, which contained Ch. Aesthetic et Helenic of Ross, which was reserve for the certificate the only time sow before export to Doctor L. Roche’ kennel; Zoe of Enterkine, of the same litter, and also a winner, is a pillar of Madame Ravenez’ wonderful kennel in France."

Contributor : Miss M. F. Loughrey, Rosslyn, Londonderry

(* Mrs Fordham)

w(article entier)

 



RECAPITULATIF PROVISOIRE EXPOSITIONS

1922: Versailles

1926 : Paris, Nancy, Dijon, Gand avec Grisel, Graphic, Kitel (?), Malbbrough, Pupsy  (surnom de Graphic ),  Daphné, Mélusine,  Minstrel, Squibbles, Gind (?)

1929 : Paris, Barcelone avec Zoë of Enterkine

1931 : Bruxelles avec Daphné

1930 : Minstrel de la Fenotte, 20 février 1930

1932 : Duick of Sprinfort (né en 1918), présenté à l’Expo 1932 Bâle, Championnat fait à Nüremberg le 18 mars ? attribué par le Deutsch Windhund Club

Melusine 1 an à Versailles.

 

Minstrel de la Fenotte
appartenant à Mme Decloux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DIAPORAMA DE photos dE L'Album

de Mme Ravenez,
avec leurs LéGENDES et notes de verso

Devant Champion Ginel (Gind ?) de la Fenotte à 22 moiset Graphic of Ross à 19 mois Champion Gind CH C.IB. Gand 1926CAC Paris, Nancy, Dijon 1926sans légendeAffixe illisible : Usher of Shane ?à Mmes Ravenez et Vivier (?)Béryl de la Fenotte par Champion international de beauté français et monégasque Graphic of Ross et Championne internationale de beauté française Daphné de la FenotteZoë of Enterkine. Exposition de Barcelone, 1929.ChIB Graphic of Ross teteGraphic of Ross Présenté à l’Expo 1932 Bâle (?)Championnat fait à Nüremberg le 18 mars ? Duick of Sprinfort (né en 1918) - présenté à l’Expo 1932 Bâle (?)Championnat fait à Nüremberg le 18 mars ? attribué par le Club des amateurs de lévriers (Deutsch Windhund Club fondé en 1893). Duich of Sprinfort Présenté à l’Expo 1932 Bâle (?)Championnat fait à Nüremberg le 18 mars ? attribué par le Club des amateurs de lévriers (Deutsch Windhund Club fondé en 1893). Melusine de la Fenotte par CH; Barbe Bleue de la Fenotte
 et Sixthie ???  of Ross. 14 mounths with her owner
Mélusine de la Fenotte à 6 moisVersailles 1932 :
Graphic, Daphné, Minstrel, Barbe Bleue, Mélusine, Malbrough, Squibbles
Ivanhoe de la Fenotte  à 9 mois
par Ch Duick of Springfort et Zoe of Enterkine
Dulcinée de la FenotteDrack de la FenotteGraphic of Ross à Roubaix.I Ivanohé - II Barbe Bleue - III DaphnéDécembre 1926,  Grisel, Graphic, Kitel (?) Graphic of Ross, Minstrel de la fenotte, Zoe of Enterkine.
Barcelone. Espagne, juin 1929.
Graphic of Ross, Minstrel de la fenotte, Zoe of Enterkine.
Barcelone. Espagne, juin 1929.
Graphic of Ross, 1929 Barceloneau dos :Zoe of Enterkine par Champion Tragic of Ross et Jean from the Hill. KCSB 52333 - LOF 38722Chenil de la Fenotte )ICH c 19303 1er prix 1929, 3 1er prix 1930 (?) et 2 réserves en France, Angleterre Espagne.Saint Dié 1929 -Les deerhounds de M. La Roche : Helenic of Ross, St Ap’s Heila, St Ap’s Mac,et de Mme Thomas Ravenez : Graphic of Ross, Minstrel de la Fenotte,Ascetic of Ross, Zoe of Enterkine 1 - Champion Graphic of Ross par Champion Tragic of Ross et Poetic of Ross.II- Pan de la Fenotte par Graphic of Ross et Carmel du Clos Béguin.III - Ch Carmel du Clos Béguin par Ch.  Malwin ? et AÎcha ?IV - Zoe of Enterkine par Ch. Tragic of Ross et Jean from the Hill. 2e prix à la Cruft’s (1re sœur de portée Helenic of Ross, 1er prix Troyes, Paris, Barcelone, St Dié (2e : Helenic).2e prix Chalons sur Marne - CAC Dijon.DiamondFly Daphne Dulcinee GraphicChampion Barbe Bleue de la FenotteIvanhoe de la Fenotte et Daphné de la Fenottetous 2 âgés de 12 mois.Pan de la Fenotte, 9 mounths oldSire Graphic of Ross - Dam CarmelPan de la Fenotte à l’âge de 7 mois 1/2Chenil de la Fenotte.Zoe of EnterkineVERSAILLES   -  I Mélusine de la Fenotte  - II Daphné de la Fenotte  -III Squibbs de la Fenotte -   IV Barbe Bleue de la Fenotte -V Malbrough de la Fenotte   - VI Minstrel de la Fenotte -VII Pupsy ??  (Graphic ?) de la Fenotte Championne internationale Daphne de la Fenotte - Paris avril 1933Au dos de la photo :  Daphné de la Fenotte, born 27 J ????
by Champion Duick of Springform and Zoe of Interline.
Bis in show April 1933 - ? prize in 1931 - International CC Bruxelles May 1932 juge - Bâle   july 1932 - International CC Paris  april 1933 - International CC Montecarlo april 1933  -
Graphic of RossBrenda 6 moisBrenda 7 moishors Graphic et Daphnéoct 1933  - juin 1934Daphné  Paris 1933DaphnéChampion Graphic of Ross,
hauteur 81 centimètres, tour de poitrine 90, tour de rein 63
longueur de tête 28, tour d’une patte antérieure au dessus de la jointure  13 centimètres.
Paris 1926I -  black : Malbbrough -  II - Pupsy  (?)  surnom de Graphic ? -  III - Daphnébehind : I - Mélusine - II (head) Minstrel - III (head)  Squibblesau dosMinstrel de la Fenotte, 20 février 1930Minstrel de la Fenotte,par Graphic of Ross hors Carmel du Clos Béguin20 février 1930au dos : Minstrel de la Fenotte,par Graphic of Ross hors Carmel du Clos Béguin20 février 19301936 Minstrel
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DANS LA PRESSE de l'époque…

(sources : BNF/Gallica)

 

1933 - SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

• avril 1933 : 59e expo inter de la SCC

Les merveilleux chiens que sont les deerhounds ou terriers d’Ecosse, venaient presque tous ceux du Chenil de Madame Thomas Ravenez, qui renonce à cet élevage, partant aux colonies. Avant elle, Madame Viollet avait élevé de cette belle race à son chenil Du Clos Béguin. Ils sont devenus en France, de braves et élégants compagnons, tandis qu'il y a quelques années encore, on les employait en Écosse pour forcer les cerfs blessés à l’affût.

 

• Entrefilet

À Monsieur le directeur du sport universel illustré : Veuillez noter mon changement d'adresse pour l'emploi du journal ; je transporte mon chenil de deerhounds et Cairns Terriers à Ville d’Avray (Seine-et-Oise) 21, rue de Sèvres ce qui me permettra de prendre une part active aux expositions avec mes remerciements pour la partie canine, si intéressante de votre journal.

Thomas Ravenez, Chenil de la Fenotte, Chamasson sur Seine (Côte-d'Or).

 

• Expo canine à Champigny sur seine

Couramment avec les deerhounds dont elle exposait 2 chiennes de son élevage dont Daphnée de la Fenotte, titulaire déjà de plusieurs C.A.C.et qui en ajouta un de plus à sa collection à Champigny.

 

•  Petites annonces (dec)

Deerhounds (Lévriers d'Ecosse)

"Il est rare de pouvoir se procurer de bons spécimens en France de cette belle race, aussi est-ce une véritable occasion que nous annonçons ci-dessous;

- Championne française, puis internationale, Daphné de la Fenotte, 10 C.A.C., âgée de trois ans,  par CH. Dwick of Springford hors de Zoe of Enterkine.

- Mélisande de la Fenotte, deux ans, Premier prix par champion Barbe bleue de la Fenotte hors the Cedric of Ross. Ces deux chiennes sont habitués à la maison, à l'auto, suivent à cheval, sont intelligentes et de santé parfaite.

- plus deux chiottes par champion international Graphic of Ross, hors de championne internationale Daphné de la Fenotte.
Prix modéré aux amateurs sérieux pouvant exposer et s'intéresser à la race (350 francs l’une). Écrire à Madame Ravenez,…

 

1934 LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

PETITES ANNONCES janvier 1934 :

Cause surnombre, chiennes à céder prix raisonnable à débattre. Visibles Chenil de la Fenotte, Ville d'Avray, …

 

Nouvelles du club et des chenils

Le bureau de la fédération canine internationale a homologué le titre de champion international de beauté de la chienne Daphné de la Fenotte, deerhound appartenant à Mme Ravenez,  gagnant le C.A.C.I.B. À Paris, Bruxelles, Monte-Carlo.

 

1935 (mai) La vie à la campagne

En deerhounds, 2 très belles chiennes du Chenil de la Fenotte : Mélusine et Mélisand

 

 

1897 - British dogs - Chapitre II - Le deerhound d'Ecosse par Senex

Article paru dans les n° 36 et 37 de Presse de Deers, traduction Mme Vinen

wAccéder à l'article entier

VARIÉTÉ GÉNÉTIQUE ET RETREMPE

RÉFLEXIONS SUR LA GÉNÉTIQUE DU CHIEN DE RACE ET LE NÉCESSAIRE MAINTIEN D'UNE VARIABILITÉ GÉNÉTIQUE

(Bernard DENIS - Professeur honoraire à l'Ecole vétérinaire de Nantes, Président de la Société d'Ethnozootechnie)

Les organisateurs de ce colloque ont proposé trois questions relatives à :

- l'inscription à titre initial,

- la sauvegarde des races à faibles effectifs,

- la lutte contre les hypertypes.

http://pronaturafrance.free.fr/chien3.html

 

voici un autre texte :

 

De beaux chiens, mais en forme et en bonne santé? (Docteur Irene STUR)

Les chiens de race dans une impasse, ou : à quoi les éleveurs et responsables d’élevages doivent réfléchir.

 

Si l’on retire le « mais » et le point d’interrogation du titre : DE BEAUX CHIENS, MAIS EN FORME ET EN BONNE SANTE ? la phrase qui subsiste ferait parfaitement l’affaire comme slogan publicitaire d’un élevage. Elle donnerait à l’acheteur potentiel d’un chien de race une image susceptible d’emporter sa décision. Malheureusement le « mais » et le point d’interrogation sont parfaitement légitimes. Dans l’état actuel de l’élevage des chiens de race, aucun acheteur ne peut en effet obtenir la garantie que son animal sera effectivement sain et fort.

 

Pour l’essentiel, trois types de problèmes s’opposent à l’idéal de beauté, de santé et de forme physique que se forgent légitimement éleveurs et amateurs de chiens de race.
1- Des standards de race, et leur interprétation, poussés à l’extrême. Il en résulte que des chiens conformes en tout point à leur standard présentent des troubles de santé plus ou moins accentués et qui compromettent leur bien-être.
2- La diffusion plus ou moins vaste de défauts héréditaires et de prédispositions génétiques à des maladies touchant certaines races de chiens.
3- Un niveau de consanguinité excessif dans la population des élevages canins, avant tout en raison d’un trop faible nombre de reproducteurs dans certaines races.

 

Abstraction faite des standards extrêmes (ce problème devrait être réglé en premier lieu entre éleveurs et amateurs par le biais de discussions critiques sur les limites du raisonnable à ne pas franchir, notamment sur les exigences esthétiques), les deux autres problèmes ont en commun des causes et des solutions que l’on peut rarement dissocier.

Un nombre trop restreint de reproducteurs provoque obligatoirement une élévation du taux de consanguinité. Il s’en suit fatalement l’apparition d’une population homozygote dont découle d’une part une baisse de la condition physique des animaux et d’autre part un accroissement de leurs défauts génétiques. Des mesures de sélection deviennent alors au moins recommandables, sinon indispensables, pour réduire ces risques mais, réduisant encore le nombre des reproducteurs, elles provoquent une nouvelle augmentation de la consanguinité. Si, par contre, le vice héréditaire n’est pas éliminé en raison d’absence ou d’insuffisance de sélection, la diffusion des gênes défectueux se poursuit.
L’élevage des chiens de race finit ainsi dans un cercle vicieux qui aboutit soit à la dégénérescence de la race considérée, soit à son extinction.
Pour sortir de cette impasse, éleveurs et responsables d’élevages doivent remettre leurs pratiques en question sur plusieurs points. Cet exposé ne va pas vous fournir de formule passe-partout. Il vise au contraire à montrer les plus importantes des erreurs qui ont mené à cette impasse pour provoquer des solutions qui permettront, le cas échéant, d’en sortir.


Erreur n°1 : Les schismes dans les clubs de race, en raison des mauvaises relations ou d’incompréhension entre membres.

Dans ce contexte, des cheptels d’élevages déjà restreints se trouvent divisés en deux (ou davantage) sous-populations. La solution est théoriquement simple : amener les éleveurs à tirer à la même corde dans l’intérêt de la race de chien concernée.

 

Erreur n°2 : L’élevage séparé de races aux phénotypes semblables, de même que l’élevage séparé de différentes variantes ou de différentes souches d’une même race.

De son point de vue et avec toute sa compréhension pour les passionnés d’une race donnée, le généticien ne peut que recommander de rassembler en une seule population des races qui ne se distinguent l’une de l’autre que par d’insignifiants critères d’aspect. Ainsi de nombreux petits élevages à faible effectif, tôt ou tard condamnés à l’extinction, peuvent reconstituer ensemble une population suffisamment nombreuse pour revenir à un travail d’élevage sensé. Cette recommandation concerne par analogie les élevages spécialisés de chiens de couleurs différentes tel qu’il en existe dans plusieurs races.

Plus généralement, il faut arriver à établir les critères limitatifs des races avec suffisamment de largeur d’esprit en vue d’obtenir une plus grande variance génétique.

 

Erreur n°3 : L’élevage de mâles champions.

Mathématiquement la population effective et, par conséquent, le taux de consanguinité par génération se calcule en fonction du nombre de reproducteurs mâles et femelles utilisés. Ainsi augmenter le nombre de femelles saillies par seulement quelques champions mène à réduire la population effective de l’élevage et accroît fortement son taux de consanguinité.

L’intensification de la sélection obtenue en limitant le nombre de mâles d’élite admis à la reproduction se paie par l’augmentation du niveau de consanguinité par génération. Cette augmentation exagérée constitue dans tous les cas le pendant prévisible à l’utilisation déterministe de certains étalons. Lorsque, comme cela se pratique fréquemment, des mâles particulièrement beaux sont utilisés plus souvent que les autres, il suffit qu’augmente la part de la population engendrée par ces quelques géniteurs pour que la consanguinité progresse dans la même mesure.


Erreur n°4 : Sélection sur la base d’exigences minimales.

En général, les chiens d’élevage sont sélectionnés de telle manière que les sujets affectés d’un défaut défini comme excluant soient éliminés sans égard à leurs qualités propres. Ces « défauts excluants » ne portent le plus souvent que sur des critères esthétiques tels que, par exemple, la couleur (taches blanches…) ou la texture du poil, ou sur des points ne relevant pas ou peu de la santé de l’animal (queue mal formée ou prémolaires manquantes).

Dans ces conditions, la population de l’élevage va forcément perdre une série de gènes positifs. Des chiens sont éliminés sur des critères avant tout esthétiques alors qu’ils sont par ailleurs exempts de tares génétiques telle que, par exemple, la dysplasie de la hanche. Pourtant ces sujets sont par essence en bonne condition physique et présentent des caractéristiques positives qu’il serait important de valoriser.

Pour les races qui sont particulièrement sujettes à la dysplasie de la hanche, il est injustifiable au plan génétique d’éliminer un individu exempt de cette tare simplement parce qu’il présente une tache blanche « interdite ».

La problématique de l’élevage appliquant des standards de race extrémistes doit donc également être abordée sous cet angle là. Non seulement parce que ces races sont, dans la plupart des cas, porteuses de problèmes de santé, mais surtout, parce qu’une sélection intensive basée sur des exigences de type ou de beauté conduit inévitablement à l’appauvrissement de la variance génétique de sa population, avec toutes les conséquences négatives que cela implique.


Erreur n°5 : Accouplements élitistes.

Le choix des mâles et des femelles à accoupler se fait couramment dans l’idée qu’un beau chien plus une belle chienne font de beaux chiots. Les meilleurs étalons, étant systématiquement réservés aux meilleures chiennes, il ne reste plus alors que de « mauvaises » chiennes à accoupler à de « mauvais » mâles. Par conséquent les mâles d’élite sont de facto utilisés au-delà des limites du raisonnable, ce qui mène une fois de plus à réduire la population de l’élevage.


Extraits de l’exposé présenté à la rencontre VDH des éleveurs, contrôleurs d’élevage et responsables de registres d’élevage le 29/10/1994 par Docteur Irène STUR
Traduction : J.Bettex

COMMENT LA FONCTION DETERMINE LE TYPE

un article paru dans Presse de Deers n° 22 - aout 2009
Initialement paru dans le Dog World du 20 mars 1992 et traduit par M. E. Vinen

 

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