• 1863/1935 - le deerhound dans la presse française (petites annonces, résultats d'expo, entrefilets, etc.)

    La plupart des informations ont été trouvées sur le site GALLICA, dans la presse de l'époque


    1863 : LA REVUE FORESTIERE

    L’exposition universelle des chiens, a eu lieu au jardin d'acclimatation du bois de Boulogne à Paris du 3 au 10 mai courant.
    850 chiens présentés de diverses parties du monde et admis au concours par une commission nommée à cet effet y ont pris part.

    […]

    La quatrième catégorie comprenait des lévriers, savoir :

    25e classe, lévriers à poil ras; greyhounds, houghi, lévrier de Grèce, lévrier tigré de l’ Amérique du Sud,  charnègue, lévrier des îles Baléares.

    26e classe, lévrier à poil long : lévrier persan, syrien, d’Ecosse, lévrier russe, tartare, circassien, kurde.

     

    1873 - JOURNAL DES HARAS : REMONTES, CHASSES ET COURSES

    Exposition canine Jardin d’acclimatation

    lévriers à long poil écossais : 1er prix : Scotchman à M. Marquin.

     

    1878 - journal d'agriculture pratique (p. 89)

    Les lauréats des concours internationaux d'animaux vivants

    Lévriers écossais : Médaille d'or M. Musters (H). à Chaworth

     

    1884  - LE CHENIL

    Hanovre, le 23 aout 1884. Courses de  lévriers et autres races du genre.
    Le personnel même des chiens était composé de la façon la plus hétérogène : à côté des chiens les plus nobles, comme par exemple le deerhound Arabi, descendant du fameux Duncan, hors de Druhamah, au lieutenant Rûdiger, et plusieurs charmants fox-terriers comme Nestlé, au comte de Swerin, on avait aussi des chiens dont il aurait été impossible de définir la race même approximativement. […]

    C'est ici que le deerhound d'Ecosse que nous ne connaissons que par les gravures de Landseer, montra quelle incroyable vitesse il est  capable  de

    déployer. Arabi, chien de deux ans, au lieutenant Korzfleisch, fit des bonds de 7 à 8 pieds, battant facilement son concurrent, un lévrier jaune à poil ras, qui avait pourtant beaucoup plus d'entraînement. Deux plus jeunes soeurs d'Arabi, cotées très haut parmi les favoris, se mirent malheureusement   à jouer avant de partir et perdirent ainsi toute chance d'arriver.

    (source Gallica)

     

    1886  - LE CHENIL février

    CHIENS PRIMES A LONDRES
    Buskar II deerhound

    à M. R. H. Wright

     

     

     

     

     

     

    1887  - LE CHENIL

    - Exposition à Rennes

    A Rennes, les chiens de garde et d’appartement ont été jugés aussi certainement avec la meilleure bonne volonté mais nous sommes forcés d’avouer que les juges n’étaient pas à la hauteur. Sirtrax (Deerhound), lévrier à poil dur, est un chien dont la queue est coupée : il obtient le 1er prix et aurait dû être disqualifié.

    - 6e EXPOSITION INTERNATIONALE A BRUXELLES, 14/17 MAI 1887

    22° classe. Lévriers d'Ecosse Deerhounds.

    1er prix, Jock, à M. Hedger Edwards

    2° prix, Clansman , à M. Moreton Thomas

    mention honorable, Lizzy, à Mme la comtesse Ad. d'Oultremont

    mention honorable, Mona, à Mme Théo Martroye

    1887  - LE CHENIL

    Deerhounds (Lévriers écossais) : CHALLENGE CLASSES
    53e classe (chiens et chiennes). 
    - Prix unique, 100 francs : Spey II, à M. Mors Goulter.
    54e classe (chiens) 
    - 1er prix 125 francs : Donavour Ossian, à m. Gardon.
    - 2e prix : 75 francs : Ben Bolt
    - 3e prix : 25 francs : Donavour Bran II

    55e classe (chiennes)

    - 1er prix : 100 francs : Princess Marjorie.
    - 2e prix : 50 francs : Duchess II

    - 3e prix : 25 francs : Blue Belle

    1888 - BULLETIN BIMENSUEL DE LA SOCIÉTÉ NATIONALE D'ACCLIMATATION DE FRANCE

    Arrivages

    Le chenil du jardin a fait l'acquisition de deux Lévriers Écossais (deerhounds) dont la désignation suit :

    1° - ᅠBruar chiefᅠ, étalon gris fauve, né le 28 mai 1885 chez M. Dawkins, par ᅠBruce IVᅠ (K.C.S.B. 18954), hors de Elsie». Ce chien a obtenu plusieurs prix dans les expositions anglaises.

    2° - ᅠCarmenᅠ, lisse fauve clair, née le 1er juin 1886 chez monsieur Joblin, par Champead Bevis 1» (K.C.S.B. 734), hors de ᅠCherrie (K.C.S.B. 15996), car sans compagnon cette chienne a été primée.

    Ces deux chiens proviennent des chenils du capitaine Moreton Thomas.

    Les deerhounds sont employés, en Angleterre, pour suivre la trace des cerfs blessés et porter bas ces animaux après les avoir épuisés par l'effort de vitesse qu'ils leur imposent.

    Ils trouvent également leur place dans les cousins. Toutefois leur vitesse étant inférieure à celle du Greyhound (lévrier anglais à poil ras) ils ne peuvent concourir avec ce dernier que dans des conditions très désavantageuses. C'est pourquoi on les emploie souvent dans les coursings de lapin réservant les greyhounds pour la chasse du lièvre.

     

    1888 - LE CHENIL

    - Acquisition

    2 chiens Lévriers d'Ecosse (1 mâle  et une femelle ) des chenils du Capitaine Mereton Thomas.

    - Exposition de Nantes

    Dans les lévriers, qui tous réunis sur une seule classe, Likhota II a remporté le premier prix ; Tilt, deerhound, un prix supplémentaire ; nous lui aurions préféré Rob, autre deerhound, plus grand, beaucoup mieux fait, plus large de poitrine et d'une meilleure couleur. Les trois autres chiens étaient des lévriers croisés nullement purs.

    - Exposition de Bruxelles

    2e groupe, chiens courants, 25e classe

    Lévriers d’écosse à longs poils : deerhounds.. - Chiens et chiennes. - 1er prix : Champion Robin Gray à M. M. Maxwelle et Cassel; 2e prix, Buscar II, à M. Robert Hood Wight; mention très honorable répétée, Chesterton Joker à M. C. C. Lawrence.

     

     

    1889 - Revue des sciences naturelles appliquées

    bulletin bimensuel de la Société nationale d'acclimatation de France
    Acquisitions faites par le chenil en 1888

    2 Chiens Lévriers d'Ecosse, (mâle et femelle) des chenils du Capitaine Moreton Thomas.

     

    1890 - LE CHENIL

    Petites annonces

    Lévriers écossais (deerhound) . - Bruar Chief, gris fauve, né le 28 mai 1885, Bruce IV (K.C.S.B. 18954), hors de ᅠElsie, taille 0 m 76 au garrot; la saillie : 30 francs.

     

    1891 - LE CHENIL

    EXPOSITION CANINE DES TUILERIES

    Mme Georges Martin, expose un bon couple de lévriers d'Ecosse (Deerhounds).

     

    1892 - LE CHENIL

    La chasse au chevreuil dans le Bushey Park.

    La chasse au chevreuil dans le parc royal de Bushey est vraiment un sport très agréable pour les heureux mortels qui ont l’honneur d’y assister. Les âmes sensibles y trouvent même leur compte, car il n'y a pas de sang versé !

    On commence par se séparer la bête désignée du reste du troupeau. Puis, on amène un chien, un deerhound, on le lance sur le gibier, et la chasse commence : Elle se termine par la victoire du chien, qui parvient à saisir chevreuil par l'oreille et à l’immobiliser. Les piqueurs accourent avec des cordes. On lie des pattes du vaincu et on le conduit dans un gras pâturage, où on lui rend sa liberté. Il n'a plus qu'à jouir des bienfaits de l'existence.

    l’exposition canine d’Edimbourg

    D'après le Stock Keeper, les deerhounds ont éprouvé un insuccès complet à l’exposition canine d’Edimbourg. Non seulement ils étaient en nombre insuffisant, mais encore les quelques sujets exposés étaient d'une infériorité notoire.

    exposition du Kennel Club

    Lors de commentaires concernant l’exposition du Kennel Club, dans sa chronique Des Mureaux note :

    «ᅠLes deerhounds sont nombreux, mais je trouve que la plupart des sujets présentés manquent de taille et non pas le poil assez rude au toucher.ᅠ»

    Exposition canine des Tuileries.

    «ᅠUn lot de lévriers écossais (deerhounds) vaut à son propriétaire M. Martin les prix de la classe.

     

    1892 - LE FIGARO

    Chasse aux alligators en Louisiane
    [.…] Les vieux chiens qui connaissent le pays ne s'aventurent pas au bord des eaux suspectes mais combien de deerhounds, bloodhounds et autres animaux de race achetées à grand prix en Angleterre ont succombé sous la dent d’un ennemi qu'ils ne connaissaient pas ![.…]

    1893 - LE CHENIL

    Entrefilet : chasse au loup et aux coyotes dans le Montana

    Un des ranchmen de Lucille (Etat de Montana) est en train de purger la localité et les environs des loups et coyotes qui l’infestent et prélèvent une forte dîme sur les troupeaux. Accompagné d'une meute de deerhounds et de greyhounds, il leur fait une guerre acharnée et a déjà tué 22 loups et 171 coyotes.

     

    1896 - LE CHENIL

    L’expo canine du kennel Club

    Les deerhounds étaient nombreux et de belle qualité. Le plus remarquable d'entre eux était ᅠKelsoᅠ, c'est peut-être le plus grand connu ; il a en effet 32 pouces et demi de haut (81 cm) ce qui ne lui enlève rien de son élégance et de son activité; seuls ses oreilles sont un peu fortes et son poil est trop doux. Il a d'ailleurs battu tous ses concurrents dans toutes les classes où il lui ont été opposés. Du côté des chiennes, il y a lieu de citer Dinahᅠ chienne tavelée aux yeux brillants est aussi Rossie Bepaᅠ.

     

    Un entrefilet : Singulière mort d'un deerhound.

    M. A. Wardle vient de perdre son Deerhound Squire dans de singulières circonstances. L'animal était enchaîné à sa niche lorsque, soudain, un chat passa non loin de là. Squire s'élança aussitôt, mais retenu par sa chaîne, il fit de vains effort pour rompre son attache. Son maître s'apprêtait à le faire rentrer dans sa niche lorsqu'il le vit chanceler sur ses pattes,  s’abattre sur le sol pris de convulsions : quelques minutes plus tard il était mort. Aucune lésion du cou n’ayant été constatée, on attribue cette fin inopinée à une maladie du cœur.

     

    EXPO CANINE KENNEL CLUB
    Les deerhounds étaient nombreux et de belle qualité. Le plus remarquable d'entre eux était Kelso; c'est peut-être le plus grand deerhound connu ; il a en effet 32 ponces et demi de haut ce qui ne lui enlève rien de son élégance et de son activité ; seules ses oreilles sont un peu fortes et son poil est

    trop doux. Il a d'ailleurs battu tous ses concurrents dans toutes les classes où ils lui ont été opposés. Du côté des chiennes, il y a lieu de citer « Dinah », chienne tavelée, aux yeux brillants, et Rossie Beppa.

     

     

    1897 - LE CHENIL

    Petites annonces

    807 - On demande chiot lévrier d'Écosse (deerhound) de parents très vigoureux. Ne pas offrir de médiocrité. Georges Belin, Pontailler sur Saône.

     

    1903 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

    C'est plus avec raison que les Lévriers sont classés dans les chiens de luxe et d'agrément; ces pauvres animaux en sont presque honteux ! Guerriers dans leur patrie, esclave chez nous, ils n'ont que faire de leurs muscles et de leur fierté. À part quelques borzoïs, les variétés n’offraient au regard du public que deux sloughis moyens et deux lévriers du Caucase à M. Appolonio, ces chiens très semblables aux sloughis, mais avec une robe lavée, presque blanche.

    Une célèbre deerhound, ᅠToscaᅠ, à Mme Dupheigneux, représentait seule le lévrier griffon.

    Parmi les borzoïs tous très racés, j'aurais avec le juge admiré ᅠHarras», à Mme Aaron, si sa condition avaient été meilleure,  on peut être svelte sans être maigre.

     

    1906 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

    Expo canine

    Une chienne deerhound satisfaisante appartenant à M. Merou.

     

    1908 - LA VIE A LA CAMPAGNE

    Les progrès dans l'élevage du chien

    Ce qu'il faut retenir d'une visite à l'exposition canine pour me guider le jugement du visiteur sur les 1500 chiens exposés.[…]

    Chiens de luxe et d’agrément

    Un splendide deerhound, lévrier écossais gris à poils rudes, ᅠRonan», À M. Dumoulin, a été très remarqué des connaisseurs.[…]

     

    1910 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

     

    ᅠ40 e exposition
    Duncan à M. Dumoulin, et Brenda of Bogner, à M. Guibé, dont nous reproduisons ci-dessus les photographies, remportaient les premiers prix des deerhounds.

    Brenda of Bogner, chienne gris tavelé, née en 1904 par Kyle hors de Given, appartenant à M.E. Guibé.

    Duncan, chien bringé clair avec taches or, extrémités noires, né en 1906 par Locknagar ᅠ hors de Ellen McGregor appartenant à M. Dumoulin.

     

     

     

     

     

     

     

    1912 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

     

    1912 - Sport universel illustré

    42e EXPO de Paris

    Deux très beaux deerhounds, animaux presque introuvables en France, et bien rares de ce type même en Ecosse, ont ravi les véritables connaisseurs.
    Champion Duncan, à M. Dumoulin, une de nos vieilles connaissances, maintes fois primé, qui était certainement le plus beau deerhound importé jusqu'ici, avait comme voisin CH. Romney, à Mme Pavin de Lafarge, couvert de lauriers en Angleterre et champion également; celui-ci de plus grande taille, était mieux en poil que Champion Duncan et c'est un évènement qu'on peut considérer comme sensationnel de voir côte à côte deux animaux d'un pareil mérite. (Léon Corbin).

    Expo canine d’Aix-les-Bains

    Romneyᅠ, à Mmes Patin de Lafarge et de Laroche, s'adjugeait la victoire dans les deerhounds.

     

    1914 - LA VIE LIMOUSINE ILLUSTREE 1ER JUILLET

    Expo canine de Bordeaux :

    L'exposition canine de Bordeaux a été comme celles de Lille et de Paris, l'occasion d'un très grand succès pour les amateurs Limousins,

    qui, représentés par treize chiens, ont enlevé trente et une récompenses.

    Au palmarès:
    Charlie et Bridget de Bersac, deerhounds à M. Dumoulin

     

     

    1914 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

    Petites annonces. A vendre : Deerhound né en 1910, IIe prix Paris, Ier prix Le Mans 1913, pedigree, gris bleu, grande taille, très obéissant, intelligent suivant chevaux. Ch. Lalance Montbéliard.

     

    1923 - LA PRESSE

    A l'Exposition de l'Alcazar, Dranem proclamera les mérites des chiens de théâtre.
     "Il aura six deerhounds, propriété du cinégraphiste Violet, qui sont, paraît-il, tout à fait extraordinaires. Les lévriers à poil dur de cette espèce servaient autrefois en Angleterre à chasser le daim : d'où leur nom. Deux d’entre eux, champion Malcolm et Durga, ont été payés
    10 000 Fr. le couple. À ce prix là on aurait, sans doute, un petit troupeau de daims.

     

    1930 - LA VIE A LA CAMPAGNE

    exposition internationale paris

    4 Deerhounds également, parmi lesquels se détache le très beau Graphic of Ross.

     

    1932 - LE JOURNAL (du 14 juin)

    Le palmarès de l'exposition canine

    La 58e exposition canine, organisée par la société centrale vient de clore ses portes au parc de la porte de Versailles. Elle a réussi à réunir 1117 chiens si on rivalise de beauté, chacun dans son genre et son espèce. Aussi, les juges ont souvent été perplexes au moment où, après un très sûr examen des concurrents il leur fallait désigner le plus beaux et le meilleur. Quoi qu'il en soit, on peut affirmer que la liste des lauréats représente indiscutablement un groupe composé des plus beaux chiens connus.

    […] Voici donc les lauréats de la plus grande et la plus célèbre compétition canine du monde – in the world –.

    comme disent nos amis cynophiles d’outre-Manche et d'outre-Océan d'après la liste que nous a communiquée Société centrale canine.

    […] Le deerhound Carmel à M. de Quenetain.



    1933 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

     

    avril 1933 - 59e expo inter de la SCC

    Les merveilleux chiens que sont les deerhounds ou terriers d’Ecosse, venaient presque tous ceux du Chenil de Madame Thomas Ravenez, qui renonce à cet élevage, partant aux colonies. Avant elle, Madame Viollet avait élevé de cette belle race à son chenil Du Clos Béguin. Ils sont devenus en France, de braves et élégants compagnons, tandis qu'il y a quelques années encore, on les employait en Écosse pour forcer les cerfs blessés à l’affût.

     

    Nouvelles des chenils
    La photographie que nous reproduisons est celle de la belle paire appartenant à Madame A. Thomas Ravenez qui, respectivement dans leur classe, obtinrent le C.A.C. monégasque et le C.A.C.I.B à Monte-Carlo; ils avaient connu les mêmes succès à l'exposition du championnat de Paris en avril dernier.

     

    Précision dans nouvelle des chenils :

    Répondant aux demandes qui nous sont parvenus, la photographie publiée dans le dernier numéro, représente les deux chefs de famille du Chenil de la Fenotte, , à Mme Thomas Ravenez, à Chamesson sur Seine en Côte-d'Or.

     

    Entrefilet

    À Monsieur le directeur du sport universel illustré

    Veuillez noter mon changement d'adresse pour l'emploi du journal ; je transporte mon chenil de deerhounds et Cairns Terriers à Ville d’Avray (Seine-et-Oise) 21, rue de Sèvres ce qui me permettra de prendre une part active aux expositions avec mes remerciements pour la partie canine, si intéressante de votre journal.

    Thomas Ravenez, Chenil de la Fenotte, Chamasson sur Seine (Côte-d'Or) .

     

    Expo canine à Champigny sur seine

    Couramment avec les deerhounds dont elle exposait 2 chiennes de son élevage dont Daphnée de la Fenotte, titulaire déjà de plusieurs C.A.C.et qui en ajouta un de plus à sa collection à Champigny.

     

    1933 oct : Exposition canine internationale de Maisons-Laffitte

    […]Il y a quelques années, Madame de Lafarge possédait plusieurs Levrettes d’Italie à son chenil d’Ozolles en charolais et me disait combien cette race était merveilleuse pour chasser le lièvre en pays découvert.

    Beaucoup se rappellent combien Madame de Lafarge était une servante sportwoman et éleveuse habile. Après avoir fait naître des borzoï qui remportèrent tant de succès avant la guerre dans les expositions, elle s’adonna aux deerhounds puis au lévrier Italie […]

     

    Petites annonces (dec)

    Deerhounds (Lévriers d'Ecosse)

     Il est rare de pouvoir se procurer de bons spécimens en France de cette belle race, aussi est-ce une véritable occasion que nous annonçons ci-dessous;

    - Championne française, puis internationale, Daphné de la Fenotte, 10 C.A.C., âgée de trois ans,  par CH. Dwick of Springford hors de Zoé of Enteskines.

    - Mélisande de la Fenotte, deux ans, (prix à débattre à partir de 800 francs) Premier prix par champion Barbe bleue de la Fenotte hors the Cedric of Ross. Ces deux chiennes sont habituées à la maison, à l'auto, suivent à cheval, sont intelligentes et de santé parfaite.

    - plus deux chiottes par champion international Graphic of Ross, hors de championne internationale Daphné de la Fenotte.

    Prix modéré aux amateurs sérieux pouvant exposer et s'intéresser à la race. (350 francs l’une) Écrire à Madame Ravenez,…

    Annonce parue en janvier 1934 : cause surnombre

     

    1934 : LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

    Nouvelles du club et des chenils

    Le bureau de la fédération canine internationale a homologué le titre de champion international de beauté de la chienne Daphné de la Fenotte, deerhound appartenant à Mme Ravenez,  gagnant le C.A.C.I.B. À Paris, Bruxelles, Monte-Carlo.

     

    Nouvelles des élevages et des expositions

    Élevage réputé de setter Irlandais, golden retrievers, épagneul breton, cockers spinale, deerhounds, fox-terrier poil dur, tous primés en exposition, en field-trial. Reproduction.

    Élevage de l'abbaye de Saint-Cyran. Vicomtesse de Quénetin,  Saint-Michel Saint Cyran (Indre).

     

    1935 (mai) La vie à la campagne

    En deerhounds, 2 très belles chiennes du Chenil de la Fenotte : Mélusien et Mélisande

     

     

    (source BNF/Gallica)

  • 1865 - La Revue Française (expositions et lévriers)

    1865 REVUE française.

     

    La quatrième catégorie comprend les lévriers. J’avoue pour mon compte que je me suis toujours senti un grand faible pour cet animal élégant, aristocratique, réservé aux plaisirs des rois, et dont les formes sveltes, allongées, présente l'image de l'élégance, de la grâce et de la légèreté; pour ce compagnon de la grande vie et de la haute existence, dont on a fait, un peu témérairement peut-être, le symbole de l'attachement et de la fidélité.

     

    Quoi qu'il en soit, l’exposition actuelle a pu en réunir quelques échantillons d'une pureté merveilleuse. Cette catégorie est divisée en deux classes : les lévriers à poil ras et les lévriers à longs poils. Les lévriers à poil ras semblent avoir plus de finesse et de distinction ; les lévriers à longs poils plus de force. Dans la première de ces deux subdivisions nous avons remarqué un de ces animaux dont la tête effilée a tant de finesse et de si délicate attaches, qu'il est impossible de lui mettre du collier. Le collier passent par-dessus les oreilles, liste longue la tête et tombe. Nous avons distingué six variétés dans les lévriers à poil ras : le greyhound d’écosse, le sloughi d’Asie mineure, le lévrier de Grèce, le charnègue, le lévrier tigre de l'Amérique du Sud le lévrier des îles baléares.

     

    Les types suivants se rapportent à la 38e classe : les lévriers de Perse, de Syrie, de Russie, de Circassie, de Tartarie, le lévrier kurde et le deerhound d’Ecosse, réservé à peu près exclusivement pour la chasse du daim, comme son nom l’indique.

    La cinquième et dernière catégorie, subdivisée en cinq classes, comprend les chiens inutiles, et qui sont, par conséquent, les plus chers, ce que l'on appelle les chiens de tous et d'appartement, les levrette italiennes, les levrettes de Syrie, les chiens du Mexique et de la Chine, ᅠ[…]

     

    Ainsi que l'on devait s'y attendre dans un pays où toutes les modes, caprices et engouement, la partie de l'exposition consacrée aux chiens de luxe, aux chiens inutiles, a été de beaucoup la plus fréquentée des visiteurs et surtout des visiteuses. Nous avons déjà dit que ces jolis animaux étaient, pour la plupart, externes, ou, pour parler plus exactement, demi pensionnaire à l'exposition, et que leurs bonnes venaient les rechercher le soir.

    Je ne voudrais point paraître traiter trop légèrement ce qui, au fond, à son côté sérieux : ces petites merveilles de grâce, d'élégance de gentillesse, ces peaux de satin  rose, recouvertes d'un soyeux duvet blanc ; ces délicats museaux noirs, ses yeux aux lueurs d'escarboucles, tout ceci mérite d'être remarqué comme un produit dû à l’initiative et la volonté persévérante de l’homme ; comme une modification de la nature vivante qu'il a façonnée à son gré.

     

    Que l'on regarde le chien de berger et le chien de la havane, que l'on compare ces deux points extrêmes, et que l'on reconnaisse, une fois de plus, l'influence irrésistible de l'homme sur l'univers que Dieu lui a donné pour domaine.

     

    Louis Enault (source BNF/Gallica)

     

  • 1865 -  Le cheval & le chien / D. Emsworth

    où il est fait la distinction entre Lévrier d'Ecosse et deerhound  (Source Gallica)

     

    "Si sans remonter jusqu'à l'origine du monde, on se demande quelles espèces existaient il y a plusieurs siècles, au moyen âge, quand déjà la chasse était en honneur, on peut trouver une réponse à ce problème grâce aux lumières que jettent sur la question les peintures les plus anciennes que l'on possède ; nous trouvons sur les vieux tableaux, la preuve de l'existence à des époques déjà reculées de deux chiens de chasse l'un et l'autre grands de taille et qui ressemblent beaucoup à deux races encore bien connues de nos jours. La première est le deerhound, sorte de lévrier à longs poils qui diffère des autres lévriers en ce qu'il possède le sens de l'odorat aussi développé que chez la plupart des chiens courants; le second est le griffon, variété du chien d'arrêt bien connue sur le continent. Ces deux chiens semblent donc être les deux représentants les plus anciens de la race canine, en tant qu'appliquée à la chasse. On considère comme extrêmement ancien aussi le chien courant qui porte en Angleterre le nom de Southern-hound et qui du reste est assez rare.

    […]

     

    TROISIÈME GROUPE. — CHIENS DE CHASSE.

     

    Ire Famille : Chiens courants qui chassent à vue.

     

    Lévrier à poils ras

    Le lévrier est incontestablement une race fort ancienne; c'est ce que prouvent à l'évidence de nombreuses peintures datant des xve et xvie siècle dans lesquelles il est fort exactement représenté. Il n'est pas une espèce, même en comptant le foxhound,qui ait été autant améliorée dans ces derniers temps par les sportsmen anglais. Ce perfectionnement a été opéré à l'aide d'une infusion très-minime du sang du bull-dog et de celui du lévrier d'Écosse à longs poils.

    Le lévrier ne chasse qu'à vue ; il ne manque point d'odorat, mais il ignore le moyen d'user de cet organe pour suivre le gibier à la piste comme font les chiens courants. Quand il est de race pure, ce chien a la tête grande et le front développé ; son rein est musculeux et se rapproche de la forme carrée; le tronc n'est pas tout à fait rond comme un baril, mais les. côtes ont de l'ampleur à l'endroit où elles s'attachent à l'épine dorsale ; les pieds sont ronds.

    On calcule qu'il existe actuellement 20  000 lévriers en Angleterre; le grand développement de cette race ne date que de 1831, époque à laquelle une loi restrictive de l'emploi des lévriers a été annulée. C'est aujourd'hui le représentant le plus parfait de la race canine.

    Les principales couleurs du lévrier sont le blanc, le noir, le gris ardoise, le fauve clair.

     

    Lévrier d'Écosse à longs poils

    Depuis qu'on a tiré de cet animal tout ce qu'il était possible d'en tirer au point de vue de l'amélioration du lévrier à poils ras, il est devenu beaucoup plus rare, étant reconnu peu propre à la course. Sa forme est plus riche que celle de son congénère; son rein et ses cuisses n'ont pas tout fI fail autant de développement musculaire et, par contre, le squelette est plus développé. Le poil du lévrier d'Écosse est long et rude, il se hérisse comme celui de

    beaucoup de terriers autour des yeux et des mâchoires. Il ne faut pas confondre le lévrier d'Écosse avec le deerhound auquel il ressemble beaucoup quant aux formes. Le deerhound n'est point à proprement parler un lévrier, car il ne chasse pas à vue, mais sur la piste. La seule différence extérieure qu'on puisse constater entre ces deux chiens, c'est la taille qui pour le deerhound dépasse de S à 6 centimètres celle du lévrier à longs poils. Il ne faut pas perdre de vue que dans les deux races, la femelle a de 10 à 12 centimètres de moins que le mâle.

     

    Lévrier irlandais

    Cette race est éteinte aujourd'hui. Ces chiens avaient une taille qui atteignait parfois un mètre ; on les considérait comme plus redoutables que les plus vigoureux mastiffs et on les employait à la chasse du loup. Comme ils unissaient une force énorme à une vitesse sans égale, on peut les considérer comme ayant contribué puissamment à l'extinction de la race du loup en Angleterre.

     

     

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  • 1867 - Histoire physiologique et anecdotique des chiens de toutes les races

    Par Bénédict Henry Révoil, Alexandre Dumas

    (source Google books).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    EXTRAIT

    Les lévriers à long poil, tels que ceux que l'on emploie dans les grandes chasses à courre d'Angleterre et d'Allemagne ont pour type, par excellence, le deer-hound (chien courant pour cerf), qui est, sans contredit, la plus ancienne espèce du Royaume-Uni. De nos jours, à part dans quelque manoir seigneurial des Highlands, on rencontre peu de ces admirables chiens si passionnés pour la chasse, si admirablement construits pour la course, et si bien doués de courage.

    Arrian, qui a décrit les variétés de chiens de son temps, parle de ce lévrier, qu'il dépeint de façon à ne pas laisser douter un instant que ce ne soit la même espèce que celle d'Ecosse. En effet, ce sont les mêmes formes que celles du lévrier à poil ras, la même expression de visage, la même taille, à cette exception près que les muscles du croupion et des jambes de derrière sont moins souples.

    N'importe, les deer-hounds sont de vaillantes bêtes que l'on ne pourrait pas remplacer, dans les montagnes de l'Ecosse, par d'autres chiens de chasse.

    Généralement parlant, le deer-hound est de plus forte taille que le grey-hound; il y a certains de ces animaux qui ont de 0"',70 à 0"',80 de hauteur.

    Si le deer-hound est le meilleur coureur de toute l'espèce canine, et l'animal le plus courageux pour la chasse au cerf, en revanche, il est d'une obéissance douteuse. Ce défaut serait impardonnable, s'il ne joignait à la première qualité, celle d'un flair si fin qu'il suit une piste froide, sans défaut.

    Maida, le célèbre deer-hound appartenant au romancier Walter Scott, avait eu pour père un splendide lévrier greyhound dont la lice appartenait à la race blood-hound.

    Les deer-hounds de l'Ecosse offrent à la vue des robes de différentes couleurs, dont les plus ordinaires sont fauves, rougeâtres, striées de noir et de fauve, ou de fauve et de blanc, grises ou noires. Le poil est rude, long et divisé en mèches appointées. Vers les joues particulièrement le poil est plus dur qu'ailleurs.

    Il est bon de remarquer que la race des deer-hounds n'est plus aussi pure qu'elle l'était il y a deux cents ans. Comme partout la mode a passé par là.

    Le lévrier écossais, aussi nommé : « chien de loup » (wolf), est de la même race que le précédent, avec cette différence qu'il est plus haut sur pattes et plus fort. Cette espèce distincte cependant se remarque par son pelage fauve à pointe teintée de rouge et par ses oreilles retombant en panache.

     

  • 1869 - La vie des animaux illustrée par A. E. Brehm

  • 1879 - Le Figaro,  journal non politique (un nouveau sport : le coursing)

    Dans notre chronique de mercredi dernier nous avons annoncé comme devant avoir lieu hier mardi une course de lévriers. Cette séance sportique a été remise à aujourd'hui mercredi; elle aura lieu, comme nous avons dit, sur la pelouse de Bagatelle au Bois de Boulogne, et le rendez-vous est donné pour une heure devant la pompe à feu.

     

    Il nous paraît utile d'indiquer en quoi consiste ce sport tout nouveau pour les Parisiens et peut-être plus passionnant que les courses de chevaux, attendu que la lutte de vitesse se complique d'une action de chasse très amusante.

    La course d'aujourd'hui sera une poule d'essai de 16 lévriers de tout âge et de  toutes races : Slouguis, Greyhounds, Deerhounds, Galgos, Russes, etc., etc. Ces 16 chiens sont couplés et lancés deux par deux sur le lapin de garenne ou le lièvre.

    Pour prévenir certaines objections que nous avons entendu faire, nous dirons que de l'avis de «ᅠcourseursᅠ» tels que lord Lurgan, lord Hamilton, comte of Softon, M. Hutchinson, le «ᅠcoursingᅠ» par gibier pris puis lâché devant les lévriers est celui qui est le plus rude pour les chiens.

     

    Au moment du lancer, le «ᅠslipperᅠ» qui tient en laisse le couple qui va courir, lâche le ressort de son accouple, et les chiens détachés en même temps commencent le marquage des points comptés par le juge.

    Les performances du lévrier en course sont : la vitesse, le crochet, l'angle, le trébuchet, le retour et la mort.

    Le lévrier à la poursuite doit suivre toutes les sinuosités et tous les détours de la fuite; s'il coupe au plus court, il courre «ᅠcunningᅠ», selon l’expression anglaise, et il est disqualifié par le juge. Le principe fondamental des décisions de ce dernier est que la victoire doit appartenir au lévrier qui a le plus contribué à la prise du gibier.

     

    En Angleterre, les lévriers primés atteignent des prix fabuleux: lord Lurgan a refusé sept mille livres sterling, - 175,000 francs! - de son chien Master Macérante, qui a gagné trois années de suite le «ᅠWaterloo-Cupᅠ»  de quarante mille francs.

    «ᅠHoneymoonᅠ», achetée 600 livres par M. Hutchinson, après entraînement, a trouvé acquéreur à 75 000 francs. Plus récemment, la Lévrière, gagnante du Waterloo-Cupᅠ de 1877, achetée par M. Gibbs 600 francs, est cotée 50 000 francs ...

    Nos chevaux de courses les plus célèbres atteignent rarement ces prix.

    Les lévriers qui prennent part au courses Monsieur le duc aujourd'hui, mercredi, appartiennent à M.M. Leduc, Doudouit, de Sauvenière, Daudet, Vieira, Ravry, Leprat et à votre serviteur.

     

    Florian Pharaon  (source BNF/Gallica)

     

     

  • 1881 - Le lévrier et son sport -  Alfred de Sauvenière

    Coll. Philippe Duponcheel

  • 1884 - Le Chenil  - Steeple-chases à Hanovre

    Première course de chiens à Hanovre, 23 aout 1884

     

    Le programme comprenait 9 courses, chiens d’arrêt, chiens d’attelage, et steeple-chases

     

    «ᅠ9. Pour lévriers et autres races de ce genre. Distance 400 mètres.

    […]

    De la toile métallique est tendue des deux côtés. Au moment du départ, tous les propriétaires se trouvent placés à 30 mètres au delà du poteau d’arrivée, la face tournée vers leurs chiens. Il leur est permis de siffler mais tout cri ou autre signal est défendu.

    […]

    Un temps superbe avait favorisé les courses et attiré cet après midi de dimanche des milliers de spectateurs. Les préparatifs avaient déjà commencé par provoquer la plus grande gaieté; lorsque les propriétaires de chiens, quittant le start pour se rendre vers leurs places au delà du du poteau, traversèrent la piste, ils furent accueillis par des rires et des quolibets. Le personnel même· des chiens était composé de la façon la plus hétérogène : à côté des chiens les plus nobles, comme par exemple le deerhound Arabi, descendant du fameux Duncan, hors de Druhamah, au lieutenant Rüdiger, et plusieurs charmants fox-terriers comme Nestlé, au comte de Swerin, on avait aussi des chiens dont il aurait été impossible de définir la race même approximativement.

    Aussitôt que le signal de lâcher les chiens fut donné, les maîtres se mirent à siffler et à les appeler - non pas sans être vigoureusement assistés par le public - et les chiens, retenus si longtemps à grand peine près du départ, se précipitaient vers leurs maîtres qui les recevaient avec un enthousiasme proportionné au temps qu'ils avaient mis pour faite le trajet. Un fox-terrier vainqueur dans deux courses, fut reçu dans les bras de son propriétaire de la façon la plus tendre. Il y avait ici une excellente occasion pour étudier les différents caractères des chiens; tandis que les uns n'avaient autre chose en tête que de retrouver leur maître le plus vite possible, sans se laisser arrêter en chemin par aucun obstacle, d'autres commencèrent immédiatement à empoigner leurs voisins.

    […]

    C’est ici que le deerhound d’Ecosse que nous connaissons par le gravures de Landseer, montra quelle incroyable vitesse il est capable de déployer. Arabie, chien de deux ans, au lieutenant von Korzfleisch, fit des bonds de 7 à 8 pieds, battant son concurrent, un lévrier jaune à poil ras, qui avait pourtant beaucoup plus d’entraînement. Les deux jeunes soeurs d’Arabi, cotées très haut parmi les favoris, se mirent malheureusement à jouer avant de partir et perdirent ainsi toute chance d’arriver.ᅠ»

     

     

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  • 1885 - Réclamation dans l'Eleveur

    Monsieur le Directeur, Je viens, par la voie de votre journal, vous demander, à vous et aux spécialistes, si j'ai raison ou tort dans une question relative à des lévriers, je vais vous exposer les faits aussi brièvement que possible. À l'exposition canine d'Ostende, 28 juin -1888, classe 15, lévrier écossais, — deerhounds — étaient exposés trois chiens :1°  deux mâles à queue coupée; 2° une femelle à moi.Les deux mâles obtiennent les 1er et 2e prix. Ma chienne, 3e prix.Je ne savais pas alors qu'un chien lévrier qui a la queue coupée perd beaucoup de sa valeur.Au jugement, les deux juges anglais ayant remarqué la queue coupée des deux chiens qu'ils primaient, dirent à la commission que si un exposant, réclamait, les chiens à queue coupée devraient être disqualifiés. J'appris la chose après, incidemment.Cette année j'ai exposé de nouveau ma chienne qui s'est retrouvée en présence du 2e prix d'Ostende, le  1er prix étant mort, et d'une autre chienne, même origine que le 2e prix d'Ostende, queue coupée aussi, je crois.Au moment du jugement, MM. Bellecroix et David jugeaient les lévriers russes. Les Anglais jugeaient les lévriers écossais.Je montrais mes lévriers russes, je ne pus assister au jugement des écossais. Ma chienne ne fut pas regardée, les deux autres chiens étaient présentés par les dames. Les chiens jugés, je fis dire au juge que les chiens primés avaient la queue coupée. Ils me firent dire que cela ne les regardait pas, qu'il fallait m'adresser à la commission.J'écrivis au président afin qu'il transmette ma lettre au comité; ceci se passait le premier jour de l'exposition, vendredi 22 mai.Le dimanche, après midi, je rencontre le comte de Beaufort qui me dit: « Votre réclamation n'a pas encore été examinée, le comité va s'en occuper ; du reste, les prix ne seront pas inscrits avant la décision. » Ce qui n'empêche pas que les 1er et 2e étaient parfaitement dans les niches. Le lendemain, matin, lundi, la liste des prix avait paru et les deux chiens y étaient parfaitement inscrits comme primés. J'appris par hasard, que le comité n'avait pas admis ma réclamation parce que ma chienne n'avait pas été primée. On aurait dû dire regardée.Que ma chienne soit ou non primée, — elle l'était, puisqu'elle avait le 3e prix d'Ostende, — cela n'a  rien à faire dans la question, me paraît-il. Un chien lévrier écossais qui a la queue coupée peut-il être primé? Je me suis laissé dire, par un Anglais: Non il perd 78 points.Ma chienne est fort belle, fille de Lop Noch du chenil de lord Dudley. Il me semble que la question est intéressante et que, mieux que personne, vous pouvez l'éclaircir, votre journal si répandu aura, j'espère, l'avis de spécialistes anglais. Je reçois aujourd'hui la réponse de la Société de Saint-Hubert, je vous la joins à ma lettre.Recevez, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments très distingués.C. Bodinus, née d'Hoffschmidt   Bruxelles, Jardin d'Acclimatation (Bois de la Cambre). le Ier juin 1885.Madame,Que votre chienne eût ou non droit à une prime, ce fait ne devait avoir aucune influence relativement à la disqualification de chiens de la même catégorie, s'il y avait des raisons pour prononcer cette disqualification. Quant a celle-ci, elle doit être prononcée pour toute perle totale ou partielle d'un membre ou d'un appendice, que celle perte ait été accidentelle ou intentionnelle.Tel a été l'avis exprimé par M. le général David, à la dernière exposition de Paris, à l'égard d'un splendide colley qui avait perdu une patte, écrasée par un tramway; tel a été l'avis exprimé par un juge anglais, adjoint au jury de la même exposition, à l'égard d'un dogue de Bordeaux, qui avait les oreilles coupées.Des juges moins rigoristes rejettent cependant, comme cause de disqualification, certaines amputations que la mode, l'habitude ou la nécessité imposent à certaines races, comme l'amputation des oreilles chez les Danois, de la queue chez les chiens de Brie, etc. Mais je ne sache pas que celle dernière considération puisse être invoquée à l'égard des lévriers écossais.Veuillez agréer, Madame, l'assurance de mes sentiments respectueux.      P. Megnin 

    1885 - Réclamation

        On lit dans l'Eleveur de M. Mégnin :

    Monsieur le Directeur,

    Je viens, par la voie de votre journal, vous demander, à vous et aux spécialistes, si j'ai raison ou tort dans une question relative à des lévriers, je vais vous exposer les faits aussi brièvement que possible.

    À l'exposition canine d'Ostende, 28 juin -1888, classe 15, lévrier écossais, — deerhounds — étaient exposés trois chiens :

    1°  deux mâles à queue coupée; 2° une femelle à moi.

    Les deux mâles obtiennent les 1er et 2e prix. Ma chienne, 3e prix.

    Je ne savais pas alors qu'un chien lévrier qui a la queue coupée perd beaucoup de sa valeur.

    Au jugement, les deux juges anglais ayant remarqué la queue coupée des deux chiens qu'ils primaient, dirent à la commission que si un exposant, réclamait, les chiens à queue coupée devraient être disqualifiés. J'appris la chose après, incidemment.

    Cette année j'ai exposé de nouveau ma chienne qui s'est retrouvée en présence du 2e prix d'Ostende, le  1er prix étant mort, et d'une autre chienne, même origine que le 2e prix d'Ostende, queue coupée aussi, je crois.

    Au moment du jugement, MM. Bellecroix et David jugeaient les lévriers russes. Les Anglais jugeaient les lévriers écossais.

    Je montrais mes lévriers russes, je ne pus assister au jugement des écossais. Ma chienne ne fut pas regardée, les deux autres chiens étaient présentés par les dames. Les chiens jugés, je fis dire au juge que les chiens primés avaient la queue coupée. Ils me firent dire que cela ne les regardait pas, qu'il fallait m'adresser à la commission.

    J'écrivis au président afin qu'il transmette ma lettre au comité; ceci se passait le premier jour de l'exposition, vendredi 22 mai.

    Le dimanche, après midi, je rencontre le comte de Beaufort qui me dit: « Votre réclamation n'a pas encore été examinée, le comité va s'en occuper ; du reste, les prix ne seront pas inscrits avant la décision. » Ce qui n'empêche pas que les 1er et 2e élaient parfaitement dans les niches. Le lendemain, matin, lundi, la liste des prix avait paru et les deux chiens y étaient parfaitement inscrits comme primés. J'appris par hasard, que le comité n'avait pas admis ma réclamation parce que ma chienne n'avait pas été primée. On aurait dû dire regardée.

    Que ma chienne soit ou non primée, — elle l'était, puisqu'elle avait le 3e prix d'Ostende, — cela n'a  rien à faire dans la question, me paraît-il. Un chien lévrier écossais qui a la queue coupée peut-il être primé? Je me suis laissé dire, par un Anglais: Non il perd 78 points.

    Ma chienne est fort belle, fille de Lop Noch du chenil de lord Dudley. Il me semble que la question est intéressante et que, mieux que personne, vous pouvez l'éclaircir, votre journal si répandu aura, j'espère, l'avis de spécialistes anglais.

    Je reçois aujourd'hui la réponse de la Société de Saint-Hubert, je vous la joins à ma lettre.

    Recevez, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments très distingués.

    C. Bodinus, née d'Hoffschmidt

     

    Bruxelles, Jardin d'Acclimatation (Bois de la Cambre). le Ier juin 1885.

    Madame,

    Que votre chienne eût ou non droit à une prime, ce fait ne devait avoir aucuuc influence relativement à la disqualification de chiens de la même catégorie, s'il y avait des raisons pour prononcer cette disqualification. Quant a celle-ci, elle doit être prononcée pour toute perle totale ou partielle d'un membre ou d'un appendice, que celle perte ait été accidentelle ou intentionnelle.

    Tel a été l'avis exprimé par M. le général David, à la dernière exposition de Paris, à l'égard d'un splendidc colley qui avait perdu une patte, écrasée par un tramway; tel a été l'avis exprimé par un juge anglais, adjoint au jury de la même exposition, à l'égard d'un dogue de Bordeaux, qui avait les oreilles coupées.

    Des juges moins rigoristes rejettent cependant, comme cause de disqualification, certaines amputations que la mode, l'habitude ou la nécessité imposent à certaines races, comme l'amputation des oreilles chez les Danois, de la queue chez les chiens de Brie, etc. Mais je ne sache pas que celle dernière considération puisse être invoquée à l'égard des lévriers écossais.

    Veuillez agréer, Madame, l'assurance de mes sentiments respectueux.

    P. Megnin

     

    1885 - Réclamation

        On lit dans l'Eleveur de M. Mégnin :

    Monsieur le Directeur,

    Je viens, par la voie de votre journal, vous demander, à vous et aux spécialistes, si j'ai raison ou tort dans une question relative à des lévriers, je vais vous exposer les faits aussi brièvement que possible.

    À l'exposition canine d'Ostende, 28 juin -1888, classe 15, lévrier écossais, — deerhounds — étaient exposés trois chiens :

    1°  deux mâles à queue coupée; 2° une femelle à moi.

    Les deux mâles obtiennent les 1er et 2e prix. Ma chienne, 3e prix.

    Je ne savais pas alors qu'un chien lévrier qui a la queue coupée perd beaucoup de sa valeur.

    Au jugement, les deux juges anglais ayant remarqué la queue coupée des deux chiens qu'ils primaient, dirent à la commission que si un exposant, réclamait, les chiens à queue coupée devraient être disqualifiés. J'appris la chose après, incidemment.

    Cette année j'ai exposé de nouveau ma chienne qui s'est retrouvée en présence du 2e prix d'Ostende, le  1er prix étant mort, et d'une autre chienne, même origine que le 2e prix d'Ostende, queue coupée aussi, je crois.

    Au moment du jugement, MM. Bellecroix et David jugeaient les lévriers russes. Les Anglais jugeaient les lévriers écossais.

    Je montrais mes lévriers russes, je ne pus assister au jugement des écossais. Ma chienne ne fut pas regardée, les deux autres chiens étaient présentés par les dames. Les chiens jugés, je fis dire au juge que les chiens primés avaient la queue coupée. Ils me firent dire que cela ne les regardait pas, qu'il fallait m'adresser à la commission.

    J'écrivis au président afin qu'il transmette ma lettre au comité; ceci se passait le premier jour de l'exposition, vendredi 22 mai.

    Le dimanche, après midi, je rencontre le comte de Beaufort qui me dit: « Votre réclamation n'a pas encore été examinée, le comité va s'en occuper ; du reste, les prix ne seront pas inscrits avant la décision. » Ce qui n'empêche pas que les 1er et 2e élaient parfaitement dans les niches. Le lendemain, matin, lundi, la liste des prix avait paru et les deux chiens y étaient parfaitement inscrits comme primés. J'appris par hasard, que le comité n'avait pas admis ma réclamation parce que ma chienne n'avait pas été primée. On aurait dû dire regardée.

    Que ma chienne soit ou non primée, — elle l'était, puisqu'elle avait le 3e prix d'Ostende, — cela n'a  rien à faire dans la question, me paraît-il. Un chien lévrier écossais qui a la queue coupée peut-il être primé? Je me suis laissé dire, par un Anglais: Non il perd 78 points.

    Ma chienne est fort belle, fille de Lop Noch du chenil de lord Dudley. Il me semble que la question est intéressante et que, mieux que personne, vous pouvez l'éclaircir, votre journal si répandu aura, j'espère, l'avis de spécialistes anglais.

    Je reçois aujourd'hui la réponse de la Société de Saint-Hubert, je vous la joins à ma lettre.

    Recevez, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments très distingués.

    C. Bodinus, née d'Hoffschmidt

     

    Bruxelles, Jardin d'Acclimatation (Bois de la Cambre). le Ier juin 1885.

    Madame,

    Que votre chienne eût ou non droit à une prime, ce fait ne devait avoir aucuuc influence relativement à la disqualification de chiens de la même catégorie, s'il y avait des raisons pour prononcer cette disqualification. Quant a celle-ci, elle doit être prononcée pour toute perle totale ou partielle d'un membre ou d'un appendice, que celle perte ait été accidentelle ou intentionnelle.

    Tel a été l'avis exprimé par M. le général David, à la dernière exposition de Paris, à l'égard d'un splendidc colley qui avait perdu une patte, écrasée par un tramway; tel a été l'avis exprimé par un juge anglais, adjoint au jury de la même exposition, à l'égard d'un dogue de Bordeaux, qui avait les oreilles coupées.

    Des juges moins rigoristes rejettent cependant, comme cause de disqualification, certaines amputations que la mode, l'habitude ou la nécessité imposent à certaines races, comme l'amputation des oreilles chez les Danois, de la queue chez les chiens de Brie, etc. Mais je ne sache pas que celle dernière considération puisse être invoquée à l'égard des lévriers écossais.

    Veuillez agréer, Madame, l'assurance de mes sentiments respectueux.

    P. Megnin

     

  • 1891 - L'Acclimatation - Journal des éleveurs - Supplément n° 98

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  • 1897 - Les races de chiens - Henri de Bylandt

    Les races de chiens : leurs origines, points, descriptions, types, qualités, aptitudes et défauts.
    Tome 3 / par le comte Henri de Bylandt,...

    Éditeur : impr. de Vanbuggenhoudt (Bruxelles)

    Date d'édition : 1897

    Source Gallica

     

    Deerhounds : pages 182, 192 et 193

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  • 1899  - Les courses de lévriers - Alfred de Sauvenière

    Le deerhound ou lévrier d'Écosse.

     

    - Lévrier écossais, deerhound, staghound désignent le même animal, et ces expressions ont été employées indifféremment par plusieurs auteurs, à tort en ce qui regarde le Staghound, qui est un chien courant d'équipage pour le cerf.

    Deerhound et staghound ont été mis, par ces auteurs, en tête de classifications dont les détails sont devenus diffus à force d'être subtils.

     

    Le lévrier d'Écosse - qu'il ne faut pas confondre avec le greyhound d'Écosse que nous verrons plus loin - est, avec celui d'Albanie, un des plus beaux spécimens de la race canine.

    Il est employé en meute dans les grandes chasses à courre de l'Angleterre, de l'Allemagne et de la Russie. Il sert principalement à la poursuite du gros gibier déjà blessé.

    Les individus de la race pure sont devenus rares, même en Angleterre; on ne les retrouve guère que dans le Highland de l'Écosse, dans les montagnes du haut pays.

    Les chenils du château de Balmoral, résidence d'été de la reine Victoria, contiennent de très beaux sujets appartenant au prince de Galles; mais je ne pense pas que le prince les emploie à la chasse.

     

    Quelques auteurs, ai-je dit, ont établi une distinction entre le « lévrier d'Écosse» et le deerhound (chien à daims). Pour eux ce deerhound et le staghound, d'un autre côté ne sont qu'un même animal.

     

    «Le lévrier d'Écosse, nous disent ces auteurs, est identique de formes et d'habitudes au pur lévrier à daims; il n'en diffère qu'en ce que ce dernier porte la tête plus haute que le lévrier écossais, lorsqu'il est en chasse, parce qu'il prend cette attitude pour porter bas son gibier, le lièvre. »

    Voilà certes une différence de race établie d'une façon aussi spécieuse qu'embrouillée.

    Le lévrier d'Écosse et le deerhound sont pour moi un même animal. La seule différence qui peut exister entre les deux ne gît que dans la force et l'épaisseur musculaires, supérieures chez le lévrier d'Écosse proprement dit. Et cette différence même ne peut être considérée comme générique, attendu qu'elle est le résultat de l'entraînement et de l'éducation.

    Dans les montagnes sauvages du haut pays, du Highland, le lévrier est employé à la chasse du cerf qui y est d'une force considérable; plus au midi, sur les frontières d'Angleterre, vers le Cumberland et le Westmoreland, dans les forêts à daims (deer forests) la chasse est moins dure, plus civilisée.

    Les rudes highlanders possèdent et élèvent un lévrier qui devient généralement plus puissant que le même animal du law-land, du bas pays.

    Les lévriers d'Écosse ont le poil rude et fourni, plus dur et plus serré vers les joues et le museau que dans les autres parties du corps; c'est, du reste, à cette particularité que l'on reconnaît le plus ou moins de pureté de la race.

    La couleur de la robe varie du gris de fer - la plus estimée - au fauve roux, en passant par le taché gris et jaune, ou blanc et noir. La tête est petite, le haut du crâne élevé et pointu; les oreilles sont droites, avec l'extrême pointe retombant ; l'œil, brun clair, est d'une vivacité extraordinaire, mais le regard est bon et doux. La queue est longue, légèrement cambrée à son extrémité et garnie de poils relativement courts.

    Très passionnés pour la chasse, ces lévriers sont de vaillantes bêtes, douées d'un courage et d'une intelligence remarquables, comme l'indique suffisamment du reste la forme de la boîte cervicale. Dans les montagnes d'Écosse, il serait impossible de les remplacer par d'autres chiens de chasse.

    Le lévrier écossais a le nerf olfactif développé, et il suit parfaitement, sans défaut, une piste froide. En chasse, ils peuvent prendre rang comme les plus rapides et en même temps les plus durs à la fatigue. On en a vu tenir un cerf sans faiblesse et le porter bas après une course de plus de 80 kilomètres.

    Une ancienne chronique de sports mentionne les incidents d'une chasse avec ces lévriers, qui fut tellement menée par l'animal de chasse que tous les chiens de la meute, moins deux, étaient tombés harassés le long de la voie. Lorsque les chasseurs rejoignirent les deux chiens restants, ils les trouvèrent expirants près du corps du cerf mort lui-même de fatigue.

    La taille du lévrier d'Écosse varie de 76 à 80 et même à 90 centimètres. La longueur, de l'épaule à la vertèbre caudale, est de 1 m, 10 en général.

    Le célèbre peintre d'animaux Sir Edwin Landseer était un grand amateur de ces chiens; plusieurs de ses plus belles toiles ont pour personnages principaux des lévriers écossais, chassant dans les montagnes du highland, au sommet des pics neigeux, accompagnés de piqueurs vêtus du costume pittoresque des highlanders.

    Walter Scott aimait beaucoup le deerhound: il était toujours suivi de quelques-uns de ces beaux animaux, et il a pris grand soin, dans plusieurs de ses romans, Guy Mannering, Waverley, The Monastery, de combattre le préjugé établi contre leur intelligence et leurs instincts d'affection.

    La plupart des auteurs anglais qui ont écrit sur le chien attribuent l'origine du lévrier d'Écosse au croisement du pur lévrier anglais à poil ras, avec une lice de Saint-Hubert noire ou greffier du roi. De là, disent-ils, le nez exquis réuni à la vitesse. Mais d'où viendrait alors le poil long et rude ? De l'influence du climat froid et brumeux.

    Dans l'Angleterre proprement dite, le déboisement et le défrichement des forêts n'ont plus permis la conservation du grand gibier, et la chasse au cerf a presque totalement fait place à celle du renard.

    Même dans certains des domaines royaux, où l'ancien sport du stag-chasing est encore en honneur, on emploie des meutes composées de limiers de forte taille, qui sont des foxhounds très doublés et qui ont pris le nom donné aux lévriers écossais: staghounds.

     

     

    Du reste, cette chasse au cerf, en Angleterre, est devenue presque totalement artificielle. On amène, au rendez-vous de chasse, un superbe dix-cors, ou quelque belle troisième ou quatrième tête dans une boîte ad hoc, et on débouche, presque au nez des chiens. Souvent l'animal échappe à la meute; on cite un cerf, dans le domaine de Windsor, qui a été comme cela lancé une douzaine de fois et à qui on a fini par donner des invalides bien mérités, dans le parc du château.

     

  • 1907 - Les chiens, le gibier et ses ennemis (le deerhound et son gibier)

    "Album de chasse" édité par Mimard et Blachon, directeurs de la Manufacture Française d'Armes et Cycles - Saint-Etienne - 1907.

    Coll. MLR.

  • 1912 - Sport universel illustréᅠ - article très détaillé sur la race

    LE DEERHOUND ÉCOSSAIS

     

    Que l’on admette avec Darwin que toutes les races de chiens soient issues d’une souche commune de quelque canis primævus ou bien d’une variété de loup aujourd’hui disparue, on doit reconnaître en tout cas qu’une famille entière, sensiblement modifiée dès la plus haute antiquité, a conservé depuis sa physionomie et ses principaux caractères ; nous voulons parler des lévriers qui furent les auxiliaires de nos ancêtres chasseurs et contribuèrent, par là même, à établir les bases de la civilisation.

    Les lévriers, qu’ils fussent à poil rude ou à poil ras, étaient utilisés pour poursuivre et prendre de vitesse les animaux sauvages, ainsi qu’il est raconté dans bon nombre de manuscrits anciens, sous forme de dialogues ou de traités.

    Lorsque les artistes primitifs commencèrent à illustrer leurs ouvrages, les chiens représentés rappelaient toujours de près ou de loin la silhouette des lévriers.

    Dans la primitive Ecosse, les fougueux chasseurs de cerf et de loup, établis dans le nord, se servaient déjà d’un chien remarquable par sa taille, sa rapidité et son courage. Cet animal est l’ancêtre du deerhound.

    « Lorsqu’un de ces chiens, raconte Dalziel, venait à disparaître d’un clan, et était recueilli par un autre, à la suite d’un déplacement de chasse, il en résultait une haine profonde et de sanglants combats. »

    Dans les terres basses et découvertes on recherchait des chiens plus légers et plus agiles pour prendre les lièvres. Arrian distingue déjà à son époque un lévrier à poil ras qui avait évidemment la même origine.

    De siècle en siècle, la diversité des soins, les changements de climat, les régimes différents modifièrent peu à peu les types comme taille, poils et robe.

    Bien qu’on ne puisse s’en rapporter aveuglément aux textes anciens souvent faussement interprétés, et dont les auteurs ont confondu quelquefois les chiens chassant par le nez et ceux chassant à vue comme le lévrier, il ressort cependant de nombreux récits que celui-ci fut aussi le favori des chasseurs et sportsmen du moyen âge. Il fut même le héros de nombreux poèmes où le merveilleux le dispute au réel, et le fameux « Gelert » donné par le roi Jean à son gendre Llewellyn, et chanté dans le poème de Spencer, était un lévrier qu’on a tout lieu de considérer comme deerhound.

    Successivement, sous les règnes d’Edouard III, d’Henri IV d’Angleterre, et plus tard sous celui d’Henri VIII, sont écrits des traités où le lévrier et les chasses pratiquées avec lui sont étudiés avec un grand luxe de détails.

    Le docteur Johannes Caius, qui écrivit sous le règne d’Elizabeth un livre intitulé Les Chiens anglais, établit nettement la distinction entre les lévriers à poils ras (plus petits) et ceux à poils rudes (plus grands), ainsi que les sortes de bêtes qu’ils doivent chasser.

    C’est d’ailleurs de cette époque que datent les premières épreuves de « coursing » courues, non sur des lièvres, mais sur des chevreuils avec des deerhounds, à Cowdry Park, dans le domaine de Lord Montacute, devant « la reine Elizabeth qui assista à la prise de seize chevreuils après son dîner ».

    Un peu plus tard, le « coursing » fut établi selon des règles définies ; des clubs se formèrent, et ce sport devint un des plus attrayants et des plus goûtés de la haute société anglaise.

    Naguère quelques tentatives plus ou moins heureuses avaient été faites en France pour y établir des courses de lévriers. Grâce à la vigoureuse croisade menée récemment par M. Marcel Boulenger, le « coursing » compte maintenant chez nous au nombre des distractions favorites de nos élégants.

     

    Si le greyhound, sorte de pur-sang de la race canine, est le compagnon rêvé du dandy et compose, aux côtés d’une gracieuse silhouette féminine, la plus précieuse des estampes, le deerhound, au contraire, nous semble le chien qualifié pour devenir l’ami du gentleman-farmer, du gentilhomme vivant sur ses terres, accomplissant de longues chevauchées par monts et vaux, sous la pluie ou la tempête, et tenant à garder près de lui un camarade fidèle, un gardien vigilant et rapide à la fois.

    Quant à nous, nous n’hésiterions pas un instant à placer à la tête de toute la famille ce magnifique animal, à l’imposante silhouette, et qui doit à sa taille élevée et à son poil embroussaillé le cachet de noblesse triste et d’aristocratie lointaine qui lui est particulier. Il est d’ailleurs probable que c’est lui dont le type s’est conservé le plus pur et le plus près du modèle ancestral parmi tous les lévriers, maintenant que le gigantesque wolfhound est disparu.

    Il serait trop long de mentionner ici les théories, discussions ou descriptions au sujet du lévrier écossais ; il faut cependant rendre hommage aux pages sublimes qu’écrivit Walter Scott sur cette illustre race. Le célèbre romancier anglais, « l’Enchanteur du Nord » comme on l’appelle outre-Manche, avait été frappé, lui aussi, par la majesté d’allures et la noblesse distante du deerhound ; il n’y avait pas d’animal plus digne d’accompagner ses héros et de jouer un rôle dans les hauts faits et les prouesses que sa plume magique leur faisait accomplir.

    Nous ne pouvons résister au désir de citer ici la poétique description de notre lévrier préféré, faite par un des héros du romancier, le chevalier de Gilsland : « La créature « La créature la plus parfaite du ciel, de la vieille race du Nord, à la poitrine profonde, à la queue puissante, de couleur noire, bringée sur le poitrail et les jambes, sans mouchetures blanches, à peine nuancée de gris, assez forte pour renverser un taureau, assez rapide pour atteindre l’antilope. »

    Le deerhound arrivait alors à son apogée ; il était très recherché par les fervents du « deerstalking ».

     

    Il eut encore la bonne fortune d’inspirer un des plus célèbres animaliers anglais de l’école de 1830, Sir Edwin Landseer. Dans bon nombre de ses compositions et dans les plus heureuses, figure au premier plan le lévrier écossais. Qu’il s’agisse d’une battue aux cerfs dans les Highlands, de la prise tragique d’un dix-cors dans de sombres rochers, ou bien d’une scène d’intérieur, l’artiste a peint avec amour ses modèles qu’il connaissait à fond ; il a tiré un maximum d’effet de ces souples et majestueux animaux auxquels ses tableaux empruntent un si grand caractère.

    On a écrit, depuis, que Landseer avait notablement contribué à la vogue du deerhound ; qu’on nous permette de renverser la proposition et d’affirmer que le modèle a non moins contribué à la célébrité de l’artiste.

     

    Le deerhound (mot à mot : chien à daims) était couramment employé au siècle dernier par les chasseurs de daims et de cerfs ; lâchés un à un sur l’animal blessé, les chiens (par couple généralement), après une course plus ou moins longue, après des efforts inouïs à travers les pays vallonnés où se pratiquait cette chasse, arrivaient à saisir l’animal blessé et à le porter bas.

    Nombre de sportsmen anglais et écossais se livraient avec passion à la chasse du cerf à l’affût dans les Highlands en même temps qu’à l’élevage suivi du deerhound. Parmi ceux-ci le duc de Leeds possédait une famille des plus connues et des plus irréprochables comme beauté et qualités. D’autres amateurs célèbres furent M. Horatio Ross, le lieutenant-colonel Juge, M. Mac Neil dont l’étalon « Buskar » eut l’honneur de servir de modèle à Landseer. Tous ces sportsmen ont écrit sur leur favori des pages précieuses où l’amateur peut trouver à s’instruire et se documenter.

     

    Généralement ils sont d’accord pour affirmer que la taille du deerhound ne doit pas dépasser 0 m 76 à l’épaule ; la taille utile varie, d’après eux, entre 0 m 7 l et 0 m 76 pour les mâles, 0 m 65 à 0 m 68 pour les femelles.

    Les chiens de M. Mac Neil, dont la taille ne dépassait pas 0 m 70, étaient capables de forcer et d’abattre un cerf non blessé ; il était donc inutile d’exagérer et d’avoir des chiens trop grands dont on utilisait les services seulement pour retrouver les animaux blessés.

    La crainte manifestée par tous les amateurs de deerhounds d’augmenter exagérément la taille venait surtout de l’appréhension de voir infuser un sang étranger dans une race qu’ils considéraient à juste titre comme s’étant conservée des plus pures.

    C’est au même sentiment qu’ils obéissaient en insistant sur la beauté de forme des oreilles qui doivent être petites, douces, repliées et serrées contre la tête « comme chez le greyhound », et rappeler au toucher le poil de la souris.

    En outre, la taille et la forme étaient beaucoup plus importantes que la couleur au dire des amateurs de la belle époque (jusqu’au milieu du siècle dernier), et presque tous admettaient un peu de blanc à la poitrine, voire même aux pieds et aux jambes.

     

    Les éleveurs sérieux ont continué depuis à s’attacher avant tout « à la perfection de la forme, de façon à allier la vitesse à la force ».

    Le poids généralement admis est de 39 à 47 kg pour les mâles, 29 à 36 kg pour les femelles. Le corps et la conformation générale doivent rappeler avec plus de taille et d’ossature le greyhound : poitrine plus profonde et plus large, reins et dos arqués pour faciliter les foulées de galop dans les montées ; c’est pour cette même raison que l’arrière-train doit être très puissant afin de permettre les terribles efforts nécessités par l’escalade des collines ; les hanches sont écartées, musclées ; les jarrets larges et plats et légèrement coudés pour aider à une détente rapide. Le poil doit être dur et rugueux sur tout le corps ; plus doux sur la tête, la poitrine et à la frange des jambes. D’ailleurs les portraits que nous avons pu réunir donneront mieux l’idée du parfait deerhound que la description la plus détaillée.

     

    La grande précision des armes modernes et aussi l’extrême morcellement des forêts et droits de chasse auront vite restreint et à peu près supprimé l’emploi du deerhound. Les grands propriétaires fonciers et les chefs de clan qui conservaient encore la jouissance de leurs immenses domaines comprirent rapidement quels revenus ils pourraient retirer de leurs étendues de bruyères et de leurs pittoresques collines.

    Alors plus de chasse possible avec le deerhound, car celui-ci, poursuivant un animal blessé, effrayait toute la harde et faisait les émigrer animaux dans les lots voisins. Dans beaucoup de baux on stipula même l’interdiction de ce chien.

    Si l’usage du lévrier d’Ecosse s’est limité, son élevage n’en est pas moins resté très florissant. Le général Hugh Ross et le colonel David Ross faisaient primer, en 1865 et 1866, un deerhound parfait comme poil, taille et harmonies de formes : Oscar.

    Plus tard des éleveurs connus, comme MM. Pershouse Parkes, Masters, Lewis, s’adonnèrent avec ferveur à l’élevage de cette magnifique race et produisirent des chiens encore célèbres par la symétrie de leurs formes, la perfection de leur pelage et l’harmonie de leurs proportions. Le célèbre champion Morni, dont la couleur bleu foncé faisait les délices des connaisseurs, la lice Brenda, l’étalon Wallace comptent parmi les plus connus de ceux qui contribuèrent à maintenir les caractères du deerhound correct.

    Il ne faut pas croire, en effet, qu’il soit si aisé de produire, même de nos jours, un champion.

    Cette difficulté s’accroît encore lorsqu’il s’agit d’une race de chiens qui doit unir à la taille la force et la vitesse, la qualité du pelage, la distinction, enfin cet air de « race » qui ne se définit pas mais se manifeste ipso facto aux yeux de l’amateur éclairé.

    Par suite d’un paradoxe dont notre époque (est coutumière, c’est de nos jours où l’usage du deerhound comme chien de chasse est très limité, que ce magnifique animal approche de la perfection. Ce fait s’explique cependant, grâce à l’existence de certains admirateurs fervents en même temps qu’éleveurs avertis ayant profité de l’expérience de leurs devanciers et possédant des procédés d’élevage plus perfectionnés.

     

    Mais l’Angleterre ni l’Ecosse n’ont plus le privilège de réserver chez elles ces sportsmen d’élite, et l’on ne peut parler du deerhound sans citer notre compatriote, M. Dumoulin qui s’est adonné avec tant de compétence depuis de longues années, à l’étude de cette race. C’est à son obligeance que nous devons quelques-unes des photographies qui illustrent cet article ; elles montreront à nos lecteurs jusqu’à quelle perfection de forme et quelle élégance de silhouette peut atteindre le lévrier d’Ecosse.

     

    M. Dumoulin n’a pas craint de s’imposer de lourds sacrifices pour importer d’Ecosse des animaux comme «Champion Duncan », un des étalons les plus typiques de notre époque et dont la robe bringé clair avec taches fauve doré et les extrémités foncées sont des plus appréciées dans la race ; la belle lice « Elwyn-Ruth », également champion et qu’on dirait sortie d’une toile de Landseer ; « Champion Ronan », bringé clair dont la physionomie et l’expression rappellent tout à fait les chiens de l’ancienne famille dite Gruarach que l’on considérait comme la meilleure et la plus pure d’Ecosse et qu’avait cultivée avec tant de sollicitude M. Malcolm Clarke.

    Nous donnons également le portrait d’un deerhound primé en France, il y a une trentaine d’années ; on verra combien ce chien, qui a de la race cependant, pèche par l’arrière-main, le manque de coffre, des aplombs défectueux, le rein mal soudé, et comme il est loin de soutenir la comparaison avec ses brillants compatriotes actuels. On peut donc affirmer, malgré certaines opinions émises récemment, que cette belle race est plus que jamais florissante. Comme qualités morales, nous pouvons en toute connaissance de cause vanter son excellent caractère, son intelligence très éveillée et sa fidélité à toute épreuve.

    Cela ne suffit-il pas pour en faire le compagnon rêvé du gentilhomme et du sportsman ?

     

    Léon CORBIN.

     

     

    (source BNF/Gallica)

     

  • 1913 - Sport universel illustré ᅠ- 43e expo canine de Paris (article deerhounds et borzoïs)

    (Source Gallica)

     

     

    Les deerhounds. — Il est assez rare de voir un lot nombreux e ces chiens sur la Terrasse de l'Orangerie. Cette année, grâce à quelques exposants d'élite, plusieurs sujets intéressants défilèrent dans le ring.

    M. Dumoulin avait envoyé son bel étalon, Champion Duncan, toujours vert, malgré ses sept ans et en excellente condition de poil.

    Un de ses fils, Earl of Bersac, hors de champion Ellwyn Rutt, obtenait le 1er prix des mâles, tandis que la soeur de celui-ci, Lady Rowena of Bersac, à Mme la baronne de Bondeli, obtenait le 2e prix des femelles.

     

    Ces deux jeunes chiens sont solidement charpentés, avec une belle direction d'épaules et l'arrière main puissant, comme il est

    nécessaire pour des chiens destinés à fournir des efforts violents en terrain accidenté. Sous poil bringé foncé, avec la tète

    très caractéristique, des membres excellents, ils représentent bien le prototype du deerhound tel que l'a peint Landseer; peut-être pourrait-on leur reprocher leur manque de taille, mais les  chiens n'ont qu'un an et grandiront encore.

    Trois deerhounds, d'un modèle plus important, étaient exposés par M. Jean Lindet.

     

    Fhin, 2e prix des mâles, est correct de tête et de poil, mais le chien n'est pas irréprochable dans son arrière-main et paraît légèrement décousu: nous lui préférions Ralph, mention très honorable, chien un peu léger mais d'une bien jolie silhouette.

    La chienne Clélia, classée première, était sensiblement moins bonne que sa rivale de l'élevage Dumoulin, dont nous avons

    parlé; de plus, elle manquait de coffre ; or le deerhound doit posséder une poitrine suffisante pour y loger des poumons puissants; il doit être, en somme, bâti comme un excellent greyhound, avec une ossature encore plus développée.

    (…)

    Disons tout d'abord que le classement opéré par M. Van Muylen (qui jugeait aussi les deerhounds), avec M. Caron comme assesseur, a été approuvé à l'unanimité. Comme on le sait, M. Van Muylen établit ses jugements d'après un type de chien imaginaire si l'on veut, mais bien défini, et classe les animaux qui lui sont présentés d'après la façon dont ils se rapprochent plus ou moins de ce type. C'est un système excellent, puisqu'il ne subit en rien les différentes variations que pourrait vouloir imposer la mode. Celle-ci n'a rien à faire au sujet d'une race qui est, avant tout, une race de sport en son pays et qui, espérons-le, va bientôt le devenir dans le nôtre.

     

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    page 416 n° 881, juin 1913

    43e expo canine de Paris

     

  • 1925 - La vie à la campagne (article sur les Deerhounds et l'élevage du Clos Béguin)

    wAccéder à l'article

    (source Coll. Claude Engressat).

  • 1929 - Le chasseur français (article sur la race)

    La reproduction de cet article nous a été fourni par Le Musée de la Chasse et de la Nature via la médiathèque SCC. Nous les en remercions.

     

     

    LE DEERHOUND LÉVRIER D'ÉCOSSE

     

    Le Deerhound ou lévrier d'Ecosse était peu connu en France il y a quelques années; on n'en voyait que de rares spécimens ; aujourd'hui, sans être très nombreux, ils sont plus répandus, et nous avons dans notre pays plusieurs chenils qui s'occupent attentivement de cette belle race.

    Les auteurs qui ont écrit sur elle - ce sont surtout des anglais- ne sont d'accord ni sur son ancienneté, ni sur son origine, mais tous déploraient, il y a un demi-siècle, sa grande diminution, provenant, disait-on, de la plus grande facilité de tuer les daims ou les cerfs qu'avaient les chasseurs, munis d'armes à tir rapide avec plus de portée et de précision. On sait que le Deerhound poursuivait le cerf ou le daim dans les montagnes d'Ecosse et que les chasseurs tiraient ces animaux au passage. Un savant naturaliste Brehm va plus loin, il prétend que cette race avait totalement disparu au commencement du x1xe siècle et que son dernier représentant, une chienne nommée "Moïna", fut offert à Walter Scott. Le grand auteur anglais nous a laissé des lignes enthousiastes dans lesquelles il célèbre la beauté des Deerhounds qu'il appelle   "la créature la plus parfaite du ciel"». Il trace de son chien favori un admirable portrait, et l'on dit que la popularité

    de celui que ses compatriotes appelaient "l'enchanteur du Nord", redonna à la vieille race un regain de vie et   un essor qui la firent revivre chez les amateurs de l'époque. Tout le monde sait que "Moïna" fut l'inséparable compagne de Walter Scott, et qu'après une longue vie, elle fut enterrée par son maître, dans le parc d'Abbotsford.

    Il est probable que le Deerhound est surtout répandu depuis la fin du XVIIIe siècle, mais il a toujours été beaucoup moins connu que le Greyhoond, car il n'est pas employé à la course, mais seulement à la chasse. Il est resté pendant longtemps l'apanage de grands seigneurs écossais.

    Aujourd'hui le Deerhound est, comme nous l'avons dit, élevé en France, il est très possible que les courses de lévriers le fassent venir sur le turf, mais en attendant, contentons-nous de le regarder quand il paraît dans un ring d'exposition où il fait toujours belle figure, car c'est un chien magnifique.

    Il est grand, distingué, avec un cachet particulier de noblesse. On s'accorde à reconnaître au lévrier russe ou barzoï, un grand air de distinction, c'est exact, mais le Deerhound avec son poil rude, sa tête haut portée et son regard assuré en a certainement autant que lui.

    C'est un très grand chien ; il mesure jusqu'à 78 centimètres, mais les individus de cette taille sont assez rares en expositions, car la recherche de la taille amène généralement à une construction décousue. Le Standard donne la taille de 71 à 76 centimètres, sans interdire toutefois qu'elle soit dépassée. Les chiennes sont plus petites, elles peuvent avoir 66 centimètres, et même plus, « sans devenir grossières " . Le poids est, pour les mâles, de 38 kg 1/2 à 47 kg 1/2, et pour les chiennes de 29 à 36 kilos.

    La silhouette générale du Deerhound est à peu près celle du Greyhound, mais avec une plus forte ossature : la tête est longue à face antérieure triangulaire, c'est-à-dire, se rétrécissant en triangle de la base du crâne au bout du nez, le crâne est plutôt aplati qu'arrondi, le bout du nez est noir, pointu et un peu arqué. Ses oreilles sont haut plantées, elles sont petites, et au repos repliées en arrière. Lorsque le chien est excité, elles se relèvent en conservant un pli qui en fait retomber le bout. Des oreilles tombant à plat sont un défaut et un indice de croisements. Elles ne doivent pas avoir le poil long, mais être ornées sur les bords d'une petite frange peu fournie. Quelle que soit la couleur du chien, l'oreille sera noire ou très foncée.

    Les yeux sont foncés, le regard doux, le cou bien musclé, en cou de cygne, le dos et le rein forts et puissants, la queue effilée et plantée très bas, les membres doivent être larges et solides, plats plutôt que ronds. Les cuisses fortes et la croupe très puissante ; l'avant-bras et le coude forts et larges, les aplombs de la plus grande régularité.

    Le poil est de la plus grande importance, il est dur, rude, rugueux, épais et serré sur le corps, le cou et les côtes où il mesure environ 8 à 10 centimètres de longueur. Sur la tête, la poitrine et le ventre, le poil est plus doux, comme sur la tête, où il forme des sourcils et une barbe bien marqués. Sur la queue, il est dur et serré, mais jamais touffu ni frisé. Le lévrier d'Ecosse est un chien poilu, mais sans excès. Un poil laineux ne vaut rien, mieux vaut le poil soyeux mélangé avec le poil dur, celui-ci devant toutefois dominer.

    La couleur la plus prisée est gris bleuté foncé, puis viennent, le gris clair, foncé et le bringé, et en drnier lieu le fauve, le rouge foncé et le jaune à marque, mais ces couleurs sont d'ailleurs rares et les éleveurs ne les apprécient guère. Le blanc est proscrit; on n'admet qu'une petite tache blanche sur la poitrine, au bout des pieds ou à l'extrémité de la queue.

    Tel doit être le Deerhound. Il faut reconnaître cependant que le chien parfait est rare. Souvent on voit dans les rings des chiens dont l'apparence est triste et morose, ils portent la tête sans fierté, leur corps est un peu trop long, les membres un peu trop légers, manquant de puissance surtout dans l'arrière-train qui doit être très vigoureux. On comprend qu'il faut à ces chiens-là, un entraînement sérieux et des exercices répétés pour qu'ils puissent prendre les muscles qui donnent cette apparence de force qui est un de leurs plus grands attraits. Le Deerhound réduit au rôle de chien d'accompagnement n'est pas dans son rôle, lui qui est fait pour suivre à toute vitesse, dans les montagnes escarpées de l'Ecosse, les daims et les cerfs. Mais comment faire en France?

    Tels que nous les voyons, en ce moment dans notre pays, ils réalisent en général un type correct, élégant et vigoureux.

    Les personnes qui ont entrepris d'en faire l'élevage, doivent avoir le feu sacré et dépenser beaucoup de peine pour y réussir, il faut les féliciter et les encourager. Il faut également espérer que les courses les verront s'employer à côté des autres races de lévriers, et cela certainement ne sera pas inutile à la race.

     

    J.-B. SAMAT.

  • 1933 - Sport universel illustréᅠ (article sur la race)

    LE DEERHOUND (Lévrier d'Ecosse)

     

    Le Deerhound est certainement l'un des chiens les plus décoratifs existant, qu'il soit couché en une pose hiératique devant les grandes cheminées brûlant des arbres, des vieux châteaux féodaux d'Ecosse, ou galopant élégamment pardessus les bruyères en fleurs des Moors.

    La grâce et la majesté se retrouvent dans tous ses mouvements et attitudes et il joignait la plus grande ardeur à la chasse où il était employé. Sa construction lui faisant couvrir un grand terrain dans ces pays montagneux.

     

    Les historiens du temps de la reine Mary disent combien chaque famille seigneuriale tenait jalousement à conserver le sang pur de leurs Deerhounds. Mais la grande popularité de cette race monta au plus haut degré quand la reine Victoria et le prince Albert, faisant de longs séjours à la résidence royale de Balmoral, entretinrent un nombre respectable de Deerhounds, dont on a conservé les noms des meilleurs qui furent: Salomon, Hector et Bran, ce dernier en particulier était un splendide animal, mesurant 30 inches au garrot; il servit de modèle au grand peintre de l'époque, Landseer pour son tableau célèbre, intitulé « High-Life ».

    Sir Walter Scott les mentionne souvent dans ses oeuvres, il en possédait une paire qui étaient ses fidèles compagnons. Leur sobre élégance les avaient mis à la mode vers 1850 et nous connaissons un portrait de Lamartine ayant un Deerhound couché à ses pieds.

     

    Affirmer l'origine exacte de cette race est fort difficile, à une époque où il n'existait aucun organe officiel.

    Dans ces temps reculés, les mêmes chiens changeaient de noms selon les contrées. Tout d'abord nommés Highland Greyhound, tandis qu'en Irlande, ils se nommaient Irish Wolf Dog. Par la suite, ils furent appelés Scotch Greyhound, Rough Greyhound.

     

    Dans son ouvrage tant consulté, Englische Dogges (1576), le Dr Caius, parlant de Greyhoundᅠ remarque : « Certains sont de plus grande taille, d'autres moindre; certains sont de poil piat comme les skyes, d'autres légèrement ondulé; les plus grands étant utilisés pour chasser le cerf, le chevreuil, les daims. »

    D'autres sources nous apprennent que les Rough Greyhounds ne gagnèrent leur haute taille, nécessaire pour franchir montagnes et vallées derrière les grands animaux, qu'à la suite de sélections dans les élevages; ils étaient alors utilisés, tant en Angleterre qu'en Ecosse, puis les daims, cerfs, chevreuils devinrent de plus en plus rares à l'état sauvage, et seuls les Highlands de l'est et du nord de l'Ecosse en abritent encore, mais les progrès de l'armurerie ont été tels que le gros gibier n'est plus tiré dans les « passe », qu'avec des carabines à longue portée, remplaçant l'aide des chiens.

    Le Deerhound a « peu de nez », sa structure lui permet de chasser surtout « à vue ». Malheureusement, ils sont utilisés de moins en moins; en 1912, il m'a été assuré, en Ecosse, que sur soixante forêts où les cerfs étaient conservés, dans six seulement on se servait de Deerhounds pour la chasse.

     

    Contrairement à ce qui arrive pour d'autres races qui ne trouvent plus leurs destinations spéciales d'emploi, tout le caractère si spécial à cette race a pu être conservé dans sa forme élégante, sa belle ossature, son tempérament courageux et dévoué à son maître.

     

    A la maison, il sait tenir le moins de place possible, son long corps flexible se replie sur lui-même pour dormir dans un coin et de préférence, comme tous les chiens, sous un meuble ; ils aiment avoir un toit qui les met à l'abri des pieds des humains maladroits.

    Leur couleur préférée, en Ecosse, est le gris bleu ou le beige bringé gris foncé; il est à remarquer que les anciennes races, de chiens des Highlands et des Iles Hébrides ont un poil identique comme texture et couleur.

    Le Rough Higland Terrier nommé de nos jours Cairn et le Deerhound, ont le même poil rude avec sous-poil dense les mettant à l'abri des intempéries de leur pays d'origine. La couleur va du gris foncé au gris bleuté, en passant par la gamme des bringés beige et foncé.

     

    Le poil des Deerhounds doit être dur et rèche, sur le haut de la tête et sur la poitrine, il est admis dans le standard qu'il doit être un peu plus mou, ainsi qu'à l'intérieur des jambes il est plus fourni, mais ne doit p                  as retomber en franges.

    Le poil soyeux est un grand défaut. Le poil blanc ne doit apparaître qu'en touffes à la poitrine, quelquefois sur les pieds sans disqualification, mais le chien ne doit jamais être ni complètement noir, ni blanc.

    Quand les chiots naissent, ils ont le poil laineux ressemblant quelque peu aux Bedlington Terriers, la couleur la plus répandue étant le bleu gris acier. Les chiots, en naissant, sont noirs, leur texture éclaircit toujours avec le second poil.

     

    Aussitôt après la guerre, on en pouvait contempler de beaux spécimens appartenant à Mme Violet, qui possédait un important élevage de cette race en Normandie.

    Actuellement en France, Mme A. Ravenez a réuni les élevages des deux races: les Deerhounds et les Cairn Terriers, en son chenil de la Fenotte, installé à Ville d'Avray depuis peu; auparavant, son élevage était dans l'Est, à l'instar de ses amies les Misses Loughrey, qui possèdent la belle terre de Rosslyn, où elles élèvent des Hunters, concurremment avec les Deerhounds, près de Londonderry (Irlande). Leurs chiens les suivent à cheval, gardent l'auto et se font petits et discrets pour conserver leur place près de leurs maîtresses au salon.

    Mme Ravenez a importé en même temps que les Deerhounds, il y a plusieurs années, ces gais et intelligents petits terriers que sont les Cairns, originaires du même pays; ces deux races se complètent admirablement et en font de charmants compagnons.

     

    M.-J. DE PARSEVAL (Source Gallica)

     

    Source Gallica.

    Daphné de la Fenotte.

    Champion international Grafic of Ross, appartenant

    à Mme A. Ravenez.

     

    Champion anglais Vadraïc of Ross,

    appartenant  à Miss A.-F. Loughrey.

     

    Les légendes des 2 champions de Mme Ravenez (Graphic et Daphné) ont été inversées par la revue : voir l'album de photos de Mme Ravenez dans Photos d'archives (ressources).

  • 1986/2006 - Deerhound dans l'histoire (Presse de Deers)

  • 2001 - Les Bonnes Manières (Babette Cole)

    Les Bonnes Manières de Babette Cole

    publié chez Seuil Jeunesse.
    28 pages format 24 x 24 cm, couverture rigide.

    "Maintenant que vous êtes grands, dit la comtesse Lupin à ses enfants, il est temps pour vous d'apprendre l'art du savoir-vivre".

     

    D'après l'édition originale : Lady Lupin's book of Etiquette.

bibliographie

 

(extraits de livres et articles de presse rédigés ou traduits en français)
Il semblerait qu'il n'y ait pas une seule et unique description du deerhound, mais plusieurs… tout comme aujourd'hui ! Et comme aujourd'hui, ce n'est pas
parce que c'est écrit dans un livre, sur un site ou affirmé avec force que c'est fiable à 100 % : ce sont tantôt des témoignages, tantôt une approche
de la vision de la race par un auteur en particulier, à une époque particulière, plus rarement des inepties sans fondement qui vous feront sans doute sourire.
Le contenu de ces documents n'engage que leurs auteurs !

 

 

 

 

 

 

 

Scottish Deerhounds pour les bleus