Coursing et racing

 

Lorsque les scottish deerhounds  cessèrent de s'élancer derrière daims, chevreuils ou cerfs (pour cause de raréfaction ou d'interdiction), les Écossais organisèrent des coursings sur lièvre sur des terrains escarpés d'Ecosse. Ces courses sur du vivant ont été interdites il y a une quinzaine d'années dans une bonne partie de l'Europe. Aux États-Unis, où la race a été introduite depuis longtemps, le deerhound a chassé le coyote, un animal plus adapté à sa puissance.

Il ne reste aujourd'hui, pour entretenir les aptitudes nécessaires à la pratique de la chasse, que le Coursing (ou PVL) et,  pour entretenir ses aptitudes à la course, que l'ENC (racing).

 

La Poursuite à Vue sur Leurre (PVL) est une simulation de chasse sur terrain naturel à la poursuite d’un leurre, sur un parcours de 500 m à 1 km, avec des virages rappelant la course du lièvre et comprenant des obstacles. Cette discipline convient bien aux lévriers écossais puisque cela fait appel à l'instinct de chasse.

 

L'ENC sur un cynodrome permet d'acquérir et entretenir sa vitesse  : cela constitue un bon entraînement mais ce n'est pas forcément ce qui va motiver le plus le lévrier écossais.

 

Les Clubs de travail accepteront, pour la plupart, que vous fassiez un essai avec votre Lévrier écossais soit gratuitement, soit pour une somme modique, à la journée, le temps de vérifier que votre deerhound est intéressé et de se décider éventuellement pour une inscription à l'année.

 

LE SYSTÈME DE TRACTION ET LES COURSES EN IMAGES

VIDEO D'UNE MANCHE de PVL

 

 

 


Ne vous laissez surtout pas dire que les chiens de travail sont "moches" :  si d'autres races présentent un type beauté et un type travail distincts - ce qui n'est pas forcément un signe de bonne santé - ce n'est certes pas une réalité pour le lévrier écossais français, qui a prouvé à plusieurs reprises que des Champions de PVL pouvaient accéder aux plus hautes marches des expositions de Beauté.
De la même façon, les deerhounds de travail ne sont pas plus agressifs que les autres : c'est souvent une question de caractère propre à l'individu et non de lignée, et encore plus souvent une question d'éducation.
Les détracteurs du chien de travail ignorent sans doute que le brevet de course est accordé aux chiens ayant gardé leur instinct de poursuite mais refusé aux sujets agressifs. Le comportement du chien y est sérieusement étudié, ce qui n'est pas le cas en exposition pour le deerhound.

  • où peut-on pratiquer ce sport ?

    Il faut un grand terrain, d'autres  lévriers bien sûr ! du matériel et un savoir-faire que vous trouverez dans un Club de travail agréé par la CNUL ou en tout cas ayant fait ses preuves.

    Où se trouvent les clubs de travail ?

    Il en existe un peu partout en France, certains ne pratiquent que l'ENC (cynodrome), d'autres que la PVL, et d'autres encore pratiquent  les 2. Tous ne sont pas habilités à organiser des compétitions officielles.

    carte de France interactive des clubs

    D'autres renseignements ici, à la CNUL

    (Commission Nationale d'Utilisation des Lévriers)

    http://www.cnul.url.ph/

     

  • qui participe ?

    - toutes les races de lévriers, et quelques primitifs comme les Podencos et Basenjiis.
    - les lévriers écossais n'étant guère nombreux, il faudra sans doute les entraîner avec d'autres races, faites confiance au leurriste pour trouver le bon partenaire.

     

    Certains propriétaires ne pratiquent que ces disciplines de travail, d'autres auront à cœur d'avoir un lévrier "complet" en l'engageant également en beauté.

  • les compétitions

    Si maître et chien se prennent au jeu, vous pourrez envisager de faire de la compétition.
    Il faudra alors :
    - que votre Scottish Deerhound soit confirmé
    - qu'il obtienne son brevet (en PVL ou en ENC) :  il devra se montrer intéressé au leurre, actif, ne pas gêner son partenaire en se montrant agressif ou en faisant des invitations au jeu.

    Les compétitions permettront à vos Scottish Deerhounds de se mesurer avec d'autres Scottish Deerhounds français ou venus de l'étranger.
    Des compétitions nationales ou internationales ont lieu régulièrement partout en France, avec à la clé une possible sélection pour le Championnat de France, et pourquoi pas le Championnat d'Europe.

  • quels critères

    La sélection par le travail nécessite de travailler avec des individus doués  :

    - d’une bonne santé et résistance à l’effort

    - d’une conformation adaptée à la course de fond

    - d’un caractère adapté à la course à plusieurs individus.

    Un chien qui gagne une épreuve la gagne grâce à ses seuls mérites, et non ceux du propriétaire  (sauf à les entraîner correctement).

     

  • quels risques

    Les problèmes liés à la sélection uniquement par le travail (PVL) :

    - un patrimoine génétique pauvre (on ne fait reproduire que les "champions" entre eux)

    - une diminution progressive de la taille

    - la tentation de croiser avec d’autres races plus rapides, plus agiles, plus….  pour en faire des performeurs, donc de les éloigner du standard.

     

    Il n'existe pas en France d'élevage dédié uniquement au travail.

     

  • le travail au début du 20e siècle

    à venir

  • Pourquoi ?

    Le mot Travail n'est guère approprié : vous prendrez certainement le plus grand plaisir à voir votre chien se défouler et même s'éclater sur le terrain.

     

    Pour quoi faire ?

    - mesurer les performances de votre lévrier face à ses congénères

    - pour rencontrer d'autres passionnés de la race

    - pour décrocher un titre, rapporter une coupe, un flot,

    - ᅠaccessoirement, participer à la sociabilisation de votre chien (foule, autres chiens, étrangers).

  • Non aux idées reçues !

    Les courses en France sont différentes de ce que l'on peut parfois trouver à l'étranger : elles n'ont pas vocation à faire gagner de l'argent.
    Le coursing et les courses sur cynodrome sont dédiées aux amateurs avec comme premier objectif de maintenir les capacités physiques de leurs lévriers, le 2e étant le plaisir de les voir s'exprimer.
    Si le pari mutuel existe encore en France, c'est de façon quasiment confidentielle. Les mises y sont volontairement limitées afin d'écarter autant que faire se peut, toute notion de profit.

Scottish Deerhounds pour les bleus