CANINE

SANTÉ


Ce chien robuste et plutôt résistant n'a toujours pas de maladie spécifique hormis celles
qui touchent les races géantes, quoique dans une moindre mesure.
La sélection des géniteurs ne peut décidément plus se contenter de s'opérer sur des seuls critères
d'ordre esthétique si l'on veut garder à la race sa relative bonne santé.

  • CAUSES DE MORTALITE

    Une enquête américaine auprès de 80 personnes

    concernant 450 chiens sur une période de 30 ans a établi que chez les deerhounds américains :

     

    - les mâles mesurent en moyenne 85,8 cm (73,7 --> 94 cm)

    - les femelles mesurent en moyenne 77,4 cm (68,6 --> 88,9 cm)

     

    - les mâles pèsent en moyenne 46,7 kg (34 --> 63,5 kg)

    - les femelles pèsent en moyenne 38,5 kg (29 --> 54 kg)

     

    le taux de maladies est légèrement plus élevé chez les mâles que les femelles (2,2 pour 1,7)

     

    1 mâle sur 5 atteindra son 10e anniversaire

    1 femelle sur 3 atteindra son 10e anniversaire

    la mortalité chez les femelles est plus importante que chez le mâle dans la première moitié de sa vie, tendance inversée à partir des 6 ans.

     

    les causes de décès :

     

    cardiaque ou circulatoire : 27 % mâles (âge moyen 7,6), 16 % femelles (âge moyen 8,9)

     

    tumeurs et cancers : 16 % mâles (âge moyen 10,6), 22 % femelles (âge moyen 8,8 )

     

    torsion : 10 % mâles (âge moyen 5,8 ), 14 % femelles (âge moyen 4,5)

     

    L'article complet dont ces chiffres sont issus

    http://www.deerhound.org/health_study.shtml

    Il faut prendre le recul nécessaire par rapport à ces chiffres : le scottish deerhound européen diffère quelque peu du scottish deerhound américain.

     

    Ce dernier semble s'être plus éloigné du type originel, notamment par sa taille.
    Il semblerait que la taille ait une incidence directe sur la longévité.

     

     

  • NORMALES BIOLOGIE

  • DILATATION TORSION DE L'ESTOMAC (ET DE LA RATE) ou SDTE

     La dilatation de l’estomac est potentiellement fatale si un traitement n’est pas mis en œuvre en extrême urgence.

     

    Paru dans Presse de Deers n° 3 & 4 -(2005)

     

    Texte basé sur l’article du Dr. J. Dillberger de Nashville : des travaux de chercheurs de l’université de Purdue étudient les facteurs à risques pouvant provoquer gonflement et retournement de l’estomac chez le chien.

     

    La dilatation gastrique

     

    L’estomac du chien se met à gonfler à cause d’un trop plein de gaz ; une pression très forte s’installe et comprime les ouvertures d’entrée et de sortie de l’estomac empêchant les gaz de s’échapper le long du transit intestinal ou d’être renvoyés vers le haut dans l’œsophage.

    Dans la plupart des cas de dilatation, l’estomac se tord également de sorte que les ouvertures sont comprimées rendant impossible l’évacuation du gaz : c’est la torsion communément appelée, retournement d’estomac.

    Le chien qui se retrouve dans cette situation se sent d’abord mal : l’estomac enflé d’un deerhound peut atteindre la taille d’un ballon de basket ! Mais c’est, hélas, le moindre de ses problèmes.

    L’estomac gonflé fait pression sur le diaphragme et comprime la poitrine empêchant le chien de respirer profondément. Pire encore, l’estomac fait pression sur les vaisseaux sanguins dans l’abdomen alors qu’ils ramènent vers le cœur le sang de l’arrière-main et des organes abdominaux. Soudain, le cœur ne peut plus faire circuler le sang convenablement et le chien entre rapidement en état de choc.

    De plus, quand l’estomac se tord, il emporte avec lui la rate et bien souvent les vaisseaux sanguins qui irriguent cet organe se tordent. Résultat : la rate gonfle également jusqu’à prendre plusieurs fois sa taille normale, ce qui a pour effet d’accroître la pression dans l’abdomen, rendant la situation encore plus difficile.

     

    Le retournement d’estomac relève de l’urgence et l’issue peut en être fatale car le chien entre vite en état de choc. Même s’il survit suite au traitement effectué pour enlever la pression et le sortir du choc, il peut y avoir des dégâts irréversibles sur ses organes.

     

    Quelles en sont les causes ?

     

    La question reste sans réponse : s’il existe beaucoup de théories, aucune n’est la seule cause réelle.

    Aujourd’hui, la plupart des chercheurs s’accordent pour croire que la dilatation a lieu suite à la réunion de facteurs multiples : les facteurs à risques.

    Les chercheurs de Purdue ont étudié ces facteurs lors d’études  épidémiologiques.

    Parmi les facteurs à risques, il y a ceux qui découlent de notre façon de faire avec notre chien et ceux qui échappent à notre contrôle.

     

    Facteurs à risques qui échappent à notre contrôle

     

    • La taille de la race : plus la taille de la race est grande (et non la taille de l’individu lui-même), plus le risque est important. Ainsi, le simple fait de naître deerhound le prédispose déjà à cette affection.

    • Le rapport entre la profondeur de poitrine et sa largeur : plus la poitrine est profonde et étroite, plus le risque de dilatation augmente. Les deerhounds sont censés avoir des poitrines profondes, ils sont donc, par nature, plus exposés. D’autre part, un deerhound à poitrine étriquée est plus prédisposé qu’un autre dont la poitrine est plus éclatée.

    • L’âge : pour les races géantes, comme le deerhound, la probabilité d’une dilatation augmente chaque année après 3 ans d’âge.

    • Les antécédents familiaux : si un membre au 1er degré a souffert d’un retournement d’estomac, alors ses propres chances d’en faire un sont plus grandes.

    • Une faible masse corporelle : moins il y a de masse corporelle forte, plus il y a de risque de dilatation. Les deerhounds sont supposés être sveltes ce qui les classe automatiquement plus à risque que d’autres races. On pourrait penser qu’en rendant son chien obèse, on diminuerait ses chances de dilater mais ce serait simplement remplacer un problème potentiel par d’autres liés à l’obésité tels que diabètes, pancréatites, blessures, etc.

    • Le caractère : plus un chien est heureux (d’après les dires de son maître), moins il est sujet à une dilatation. Les chiens craintifs, nerveux ou agressifs, sont plus à risques.

    • Les chiens roteurs et péteurs.

    • L’heure de la journée : 60 % des retournements d’estomac ont lieu entre six heures du soir et minuit. Pourquoi ? Simplement parce que la plupart des gens rentrent le soir du travail et nourrissent à ce moment-là leur bête du seul repas de la journée (souvent un copieux repas).

     

    Facteurs à risques contrôlables 

     

    • La vitesse d’ingestion du repas : plus un chien mange vite plus il risque de gonfler.

    • Faire manger à hauteur : les chiens que l’on fait manger de cette façon sont plus à risque sans doute parce qu’ils mangent plus vite.

    • Le nombre de repas par jour : moins il y a de repas, plus grand est le risque. Un seul repas par jour fait courir au chien d’énormes risques.

    • Donner un repas plus copieux que d’habitude.

    • Mode d’alimentation : les études ont révélé que certains modes d’alimentation sont associés à un plus grand risque. Cependant, la raison de cette association n’est pas claire. Par exemple, les croquettes dont le gras constitue l’un des quatre ingrédients principaux, augmenteraient le risque tandis qu’avec celles composées d’un mélange de viande maigre et d’os, le risque serait moindre. Les chiens qui mangent des croquettes contenant de l’acide citrique (vitamine C), humidifiées de surcroît, seraient plus à risque que ceux à qui l’on mélange croquettes, nourriture ménagère ou boîte de conserve.

    • Le stress : une situation angoissante, un imprévu, comme par exemple se trouver enfermé dans un chenil quand le chien n’en a pas l’habitude,  un long voyage en voiture peuvent conduire à une dilatation.

     

    Les premiers secours à porter en cas de retournement d’estomac : trouver un moyen pour dégonfler le chien.

     

    Il y a 2 possibilités : faire glisser un long tube flexible le long de l’œsophage jusque dans l’estomac ou percer l’estomac a travers la paroi abdominale avec une grosse aiguille creuse.

     

    Beaucoup de personnes se montrent très réticentes à l’idée de ponctionner le corps de leur animal préféré avec un objet pointu. Or, tout bien considéré, l’aiguille est mieux que le tube parce qu’elle est plus facile à manier et qu’elle est plus sûre. Le tube est plutôt une affaire de spécialiste.

    Pour dégonfler un estomac dilaté, vous aurez besoin d’une aiguille suffisamment grande : une aiguille hypodermique de gros diamètre (taille 18) et d’une longueur de 3 à 4 cm est parfaite. Procurez-vous en plusieurs chez votre vétérinaire ainsi qu’une grande seringue s’adaptant aux aiguilles et pendant que vous y êtes, demandez-lui de vous montrer comment l’utiliser.
    Marche à suivre détaillée dans onglet ci-contre.

     

     

     

     

     

     

    SYMPTôMES

    Le chien qui commence à faire un retournement d’estomac  ne tient pas en place et ne se sent pas à l’aise. Il marche, s’arrête, souffle, se couche et se lève ; il lui arrive de tourner la tête pour se regarder l’abdomen.

    Beaucoup de chiens dans cet état bavent parce qu’ils ne peuvent pas avaler. Ils essaient de régurgiter ou vomir mais il n’y a que de la salive qui vient.

    Au fur et à mesure que la dilatation progresse, l’abdomen gonfle de manière visible.

    La respiration devient courte,  rapide et le choc survient.

     

    SIGNES CLINIQUES

    On constate une faiblesse générale, la décoloration des gencives, un pouls très bas, le refroidissement des extrémités et un temps de retour de capillarité très prolongé. Toutes ces manifestations de l’état de choc sont le reflet de la mauvaise circulation sanguine car peu de sang revient de l’abdomen. On peut mesurer le temps de retour de capillarité en appuyant avec le doigt sur la gencive du chien. Le temps qu’il faut à l’empreinte blanche laissée par votre doigt pour redevenir rose est le temps de retour de capillarité. Vous pouvez déjà vous essayer à cet exercice avec un chien en bonne santé et vous vous rendrez compte que le temps est généralement de moins de 2 secondes.

    À côté de ces conséquences visibles du choc, il en existe d’autres que l’on ne voit pas et qui endommagent les organes internes ; elles sont encore dues à la mauvaise circulation du sang : les cellules de l’intestin n'ayant pas reçu suffisamment d’oxygène, cessent de fonctionner et laissent passer des bactéries et des toxines dans le sang. De même, les cellules des reins meurent par manque d’oxygène et ne filtrent plus les déchets. Les cellules du cœur, privées d’oxygène, se dégradent et se mettent à émettre des influx séparément, causant des arythmies cardiaques. Les résidus des cellules endommagées, se retrouvent dans le flux sanguin où elles peuvent provoquer des coagulations dans les petits vaisseaux (coagulation disséminée intravasculaire CDI) ce qui nuit encore plus à la circulation sanguine.

     

     

    • Qu’est-ce-qui NE DÉCLENCHE PAS une torsion  ?

      On a longtemps cru - à tort - que certains facteurs pouvaient être à l’origine des retournements d’estomac.. Parmi ceux-ci :

       

      •  Laisser courir son chien avant ou après le repas.

      •  La quantité d’eau bue avant et après manger.

      •  Les vaccinations.

      •  Humidifier ou non les croquettes.

      •  La marque de l’aliment.

    • Le candidat idéal pour la DTE

      La Gazette de l’American Kennel Club avait publié en Avril 2003 un article du Dr Jerold Bell dans lequel celui-ci faisait une bonne description du type de chien qui risque de faire une torsion. M. Dillberger s’en est inspiré pour faire le portrait du Meilleur Candidat Deerhound au Retournement d’Estomac :

       

      "Physiquement, c’est un chien entre deux âges ou plutôt vieux, à la poitrine relativement profonde et étroite ; il est svelte et en bon état. À la maison, il est agréable à vivre bien qu’un peu volontaire ; il est effacé et se méfie des gens et des choses qu’il ne connaît pas. Un de ses parents ou un de ses ancêtres au moins, a déjà été confronté au retournement d’estomac. Il mange un seul repas par jour, servi à hauteur pour qu’il n’aie pas à se pencher ; il a bon appétit et avale sa nourriture à toute vitesse ; après quoi, il se met à roter ce qui fait dire à son maître : “ça ne t’arriverait pas si tu ne mangeais pas aussi vite”

       

    • Comment dégonfler un estomac dilaté

      Marche à suivre pour dégonfler un estomac dilaté

       

      1• Prenez l’aiguille et la seringue. Remplissez la seringue avec de l’eau, mettez-la de côté.

      2• Nettoyez la peau sur le côté droit de votre chien, derrière la dernière cote. Coupez les poils si vous pouvez. Mouiller la peau avec de l’alcool ou de l’eau.

      3• Repérez un endroit situé à environ 5 cm en descendant derrière la dernière côte. Vous sentirez la peau très tendue. Piquez tout droit et enfoncez l’aiguille jusqu’à la garde.

      4• Maintenez l’aiguille en place en pressant vers l’intérieur comme si vous dégonfliez un ballon de plage.

      5• Vous entendrez et sentirez le gaz s’échapper par le trou de l’aiguille. Si vous n’entendez rien ou si le flot s’arrête, prenez la seringue, fixez-la à l’aiguille et envoyez un peu d’eau dans l’aiguille pour la déboucher.

      6• Continuez à maintenir l’aiguille en place et à faire pression jusqu’à ce que l’abdomen du chien ne semble plus enflé ou qu’il n’y ait plus de gaz qui sorte.

      7• Sortez l’aiguille et faites compression avec un tissu pendant une minute à l’endroit de la ponction pour arrêter le saignement.

      8• Amenez votre chien chez le vétérinaire le plus vite possible.

    • Liens

     

    Quelques conseils


    Contrairement à beaucoup d’autres problèmes de santé, le retournement d’estomac est une véritable urgence où chaque minute compte. Ce n’est donc pas le moment de se mettre à penser où se trouve le vétérinaire local ou la clinique vétérinaire d’urgence la plus proche ; ce n’est pas non plus le moment de feuilleter l’annuaire du téléphone à la recherche d’un numéro.

     

    Si vous voulez qu’il ait le plus de chance de s’en sortir, il vaut mieux connaître le chemin le plus rapide pour accéder à la clinique d’urgence, l’avoir déjà fait au moins une fois pour ne pas se tromper de route ou perdre du temps à déchiffrer des panneaux de signalisation. Il faut se rappeler que la plupart des cas de retournement d’estomac ont lieu le soir, donc vous serez forcé de conduire la nuit et probablement vers une destination qui ne vous est pas familière.

    • Ayez le N° de TEL. de votre véto et de la clinique vétérinaire d’urgence inscrit sur un calepin, à portée de la main. Ainsi vous pourrez les prévenir de votre arrivée et ils seront prêts à intervenir.

    • Autre habitude à prendre : avoir toujours suffisamment de carburant dans son réservoir pour ne pas être surpris en cas d’urgence.

    • En dernier lieu et si cela vous dit, pourquoi ne pas demander à votre vétérinaire de vous apprendre à prêter les premiers secours en cas de dilatation ? Ainsi, si votre chien se met à gonfler au beau milieu d’une tempête de neige ou si votre batterie est à plat, vous pourrez toujours gagner du temps, voire même lui sauver la vie.

     

     

    Reproduit dans Presse de Deers avec l’autorisation du Claymore Magazine et du Dr John E. Dillberger.

  • DEERHOUND NECK

    à venir

  • SHUNT

    à venir

  • PROBLEMES CARDIAQUES

    l'écossais semble jusqu'à présent préservé de la cardiomyopathie dilatée contrairement à son cousin l'Irish Wolfhound (pour qui le test de contrôle devient quasi incontournable pour les reproducteurs).

  • OSTEOSARCOME

    à venir

  • LE COUP DE CHALEUR  (toutes races)

    Le coup de chaleur est une affection très grave ayant pour conséquence un taux de mortalité élevé. En été, ne mettez pas votre chien en danger et apprenez à déceler les premiers signes pour éviter le pire.

    QUELS CHIENS SONT MENACÉS?

    Le chien supporte mal, au contraire du chat, d’être exposé en plein soleil. Même en bonne santé, il n’est pas à l’abri d’un coup de chaleur, et il convient d’être encore plus vigilant en cas de :

    - chien à poil long et/ou sombre

    - chiens obèses

    - chiens ayant des problèmes cardiaques

    - chiots

    - chiens âgés ou malades

    - certaines races au nez court comme le boxer

    DANS QUELLES CONDITIONS ?

    En période de canicule, ou sous le soleil dans les situations suivantes :

    - à l’extérieur de la maison, même à l’ombre, condition aggravée par temps humide.

    - sur la plage

    - pendant une promenade

    - en laissant votre chien jouer au soleil avec les enfants par exemple

    - attaché en laisse au soleil,

    - en cas d’efforts intenses (sport ou activités physiques,) par temps chaud et lourd

    - ou plus de 10 minutes dans une voiture, même à l’ombre (attention à la “petite course” qui ne devait prendre que 5 minutes à peine et qui s’éternise pour des raisons indépendantes de votre volonté)

    LA RÉGULATION DE LA TEMPÉRATURE INTERNE DU CHIEN

    Les seules glandes sudoripares que possède le chien se situent au niveau des coussinets plantaires : trop peu nombreuses elles s’avèrent inefficaces pour abaisser la température corporelle de l’animal (au contraire de ce qui se passe chez l’homme qui régule sa température en transpirant abondamment).

    C’est le halètement, par apport d’air frais au contact du réseau vasculaire pulmonaire qui permet de réguler sa température interne, à condition bien sûr que la température extérieure soit fraîche.

    Cette ventilation remplit bien son rôle de régulateur thermique tant que l’atmosphère extérieure est fraîche : lorsque la température ambiante est plus chaude que la température du corps, c’est l’inverse qui se produit : plus le chien halète plus sa température corporelle augmente. Le chien se trouve alors en danger de mort, sa température atteignant très rapidement 42°C ou plus (t° normale 38,5°).

     

    LES PRÉCAUTIONS À PRENDRE

    À moins de posséder un véhicule convenablement climatisé, et compte tenu des dangers encourus lors d’un coup de chaleur, il paraît plus raisonnable de limiter au maximum les déplacements en voiture avec un chien pendant la canicule .

    Une ou deux vitres légèrement baissées ne suffisent assurément pas à rafraîchir convenablement l’habitacle d’un véhicule. Par sécurité, ayez toujours dans le coffre un bidon d’eau qui vous permettra d’abreuver ou de mouiller l’animal en cas de besoin.

    EN VOITURE EN STATIONNEMENT :

    C’est la cause la plus fréquente, bien qu’inadmissible, du coup de chaleur. À la belle saison, la chaleur dans un véhicule garé en plein soleil augmente rapidement. La température peut alors grimper de plus 1 °C par minute à l’intérieur de l’habitacle sous l’action des rayons du soleil sur la carrosserie.

    Vous devez :

    - choisir une place de stationnement à l’ombre bien sûr, ne pas hésiter à recouvrir le pare-brise et les fenêtres avec des réflecteurs, voire des serviettes ou des couvertures ;

    - laisser les fenêtres suffisamment ouvertes pour assurer une bonne ventilation

    - laisser une gamelle d’eau fraîche à disposition de l’animal.

    - vérifier régulièrement que la voiture n’est pas en plein soleil

    _ ne jamais laisser votre chien tout seul dans la voiture, par temps chaud, pendant plus de 10 minutes

    On trouve dans les commerces spécialisés des aérateurs pour le toit de la voiture, des grilles d’aération (et de sécurité) pour les vitres des portières, des entrebâilleurs pour maintenir coffre, haillon entrouverts tout en garantissant la fermeture à clef.

    Ces articles peuvent contribuer à améliorer encore le confort climatique du véhicule sans toutefois se substituer aux préconisations précédentes.

    EN COURS DE DÉPLACEMENT 

    Dans une voiture en marche, la circulation de l’air doit être assurée jusqu’à l’arrière de l’habitacle. Si les places avant sont généralement suffisamment ventilées et que nous, les humains, avons une relative impression de fraîcheur, sachez qu’il n’en est pas de même à l’arrière dans l’espace confiné du coffre, là où se trouve généralement votre chien.

    Vous devez :

    - préférer les voyages de nuit et prendre le temps de faire des poses régulières avec distribution d’eau fraîche

    - si ce n’est pas possible, tenir à la disposition du chien de l’eau fraîche en permanence dans la voiture, pendant le trajet

    - faire des poses régulières (au moins toutes les 2 heures) avec distribution d’eau fraîche et en profiter pour rafraîchir l’animal avec des linges mouillés.

    - arrêter le véhicule dès que le chien commence à haleter de façon inquiétante pour procéder immédiatement au rafraîchissement de l’animal et le conduire en urgence chez le vétérinaire le plus proche.

    À LA MAISON 

    • Ne quittez pas votre maison sans vous assurer que votre animal familier restera toujours au frais. Si possible, gardez-le à l’intérieur de la maison - généralement plus fraîche - où il pourra éventuellement bénéficier de l’air conditionné.

    • En extérieur, dans la cour ou le jardin : fournissez-lui un coin où il pourra se protéger du soleil par temps chaud : par exemple garage, cave ou remise accessibles.

    • Évitez de l’attacher sous un arbre sans surveillance car l’ombre qu’il procure peut se déplacer très rapidement au profit du soleil. Si vous lui trouvez un endroit à l’abri du soleil, assurez-vous qu’il le restera, quelle que soit la durée de votre absence

    • Laissez votre chien à la maison quand vous décidez de passer la journée à la plage sauf si vous pouvez le garder près de vous sous surveillance, à l’ombre en lui mettant à disposition de l’eau fraîche.

    PENDANT ET APRÈS LES ACTIVITÉS PHYSIQUES PAR TEMPS CHAUD

    - évitez de lui faire faire des activités physiques pendant les heures les plus chaudes de la journée

    - N’hésitez pas à le mouiller abondamment ou même à le baigner avant et après l’effort.

    - ces conseils ne doivent pas vous faire oublier ce principe de base : un chien ne doit pas s’abreuver un quart d’heure avant une course pas plus que tout de suite après : il faut lui laisser le temps de reprendre une respiration normale avant de remettre de l’eau à sa disposition

    - utilisez un vaporisateur pour le rafraîchir fréquemment

    LE CHIEN N’EST PAS À VOUS ?

    Vous constatez qu’un chien a anormalement chaud dans un véhicule, ou que la voiture dans laquelle il est enfermé est en plein soleil, vous ne savez pas où est son maître.

    Sortez-le le plus rapidement possible de la voiture, n’hésitez pas à faire appel à la police ou aux pompiers (en France le 18) pour qu’ils cassent une vitre : vous sauverez l’animal d’une mort certaine.

     

    SYMPTôMES

     

    Les premiers symptômes possibles :

    - le chien halète, déshydratation

    - agitation anormale entrecoupée de phases d’abattement

    - démarche titubante (ataxie)

    Ensuite :

    - sa température peut atteindre rapidement 41/42 ° (fièvre décelable en lui touchant la tête) en un peu moins d’une heure

    - production de bave (très mousseuse)

    - muqueuses passant au rouge sombre puis au bleu

    - tremblement

    - prostation pouvant aller jusqu’à la perte de connaissance

    - symptômes identiques à ceux rencontrés lors d’une crise d’épilepsie : convulsions, l’animal tombe au sol et ses pattes s’agitent plus ou moins violemment (pédalage), hypersali-vation et émission d’urine.

    - coma

    - décès

     

    QUE FAUT-ILᅠ FAIRE ?

     

    1 : sortez votre animal des conditions qui ont déclenché la crise, mettez-le au frais.

    2 : appelez votre vétérinaire ou le vétérinaire local car c’est une urgence vitale !

     

    Si vous êtes amené à initier le refroidissement :

    faites le progressivement pour éviter le choc thermique.

    On commence par de l’eau fraîche puis de plus en plus froide en prenant régulièrement la température. Le refroidissement peut se faire dans une baignoire avec la douchette et en fermant la bonde pour que les pattes trempent.

    Si vous ne pouvez pas conduire votre animal immédiatement chez le vétérinaire, il faut viser une température de 39 à 39,5 °C.


    !!!  Ne pas mettre votre chien dans de l’eau
    très froide, ne pas utiliser de glace.

    Si vous refroidissez brutalement votre animal, ses vaisseaux périphériques, qui servent à évacuer la chaleur, vont se contracter brutalement (vasoconstriction) et empêcher cette évacuation.

     

    Présentez de l’eau fraîche à boire et laisser votre animal se servir.

    !!!  Ne pas forcer votre chien à boire

     

    Ne pas laisser l’animal sans surveillance.

     

    2/ Consulter d’urgence

    - aller chez le vétérinaire de toute urgence pour que soient prises les mesures de réanimation qui peut-être pourront le sauver et pour évaluer l’état de l’animal et les risques de séquelles.

     

    Et APRÈS ?

    Le choc circulatoire produit par un coup de chaleur induit une carence en apport nutritionnel provoquant rapidement une altération des cellules du système nerveux et du cerveau. Si la restauration du processus normal n’intervient pas suffisamment rapidement, les lésions des cellules nerveuses devenues irréversibles laisseront de graves séquelles.

    Si vous avez, avec l’aide de votre vétérinaire, réussi à sauver votre chien, et si celui-ci ne présente pas ou peu de séquelles physiques, il en restera, malgré tout marqué psycho-logiquement à vie : ne vous étonnez pas, par exemple, de ses refus ou même de sa panique à monter dans un véhicule, ou tout autre comportement anormal en rapport avec l’affection subie.

     

     

  • PYOMÈTRE  (toutes races)

    non spécifique à la race mais soyez vigilants si vous êtes propriétaire de femelle(s) !


    Qu’est ce qu’un pyomètre?

     

    Le Pyomètre signifie infection de l’utérus (de pyo = pus et metra = utérus).

    Un pyomètre se développe après un cycle de chaleurs, habituellement dans les 3 à 8 semaines.

     

    Sous imprégnation hormonale (œstrogènes et progestérone) des modifications progressives de l’utérus surviennent, entraînant un épaississement du revêtement utérin et du liquide s’accumule dans l’utérus.

    Une infection se développe dans l’utérus. Au cours de l’infection, l’utérus se remplit de pus. Si l’animal présente un pyomètre à col fermé, le pus ne peut pas se drainer à l’extérieur. S’il s’agit d’un pyomètre à col ouvert, le pus s’écoule à l’extérieur.

     

    L’infection met rapidement en jeu la vie de l’animal ; lorsque le col est fermé, les signes sont d’autant plus sévères.

     

     Le pyomètre est avant tout une urgence médicale, visant à soulager l’animal, lutter contre l’infection, réhydrater et préparer l’animal à une anesthésie générale dans les meilleures conditions possibles. L’intervention chirurgicale est décidée en fonction de nombreux critères et biologiques, dans les heures suivant l’admission de l’animal.

     

     

    wsources et dossier complet :

    http://www.fregis.com/infos_sante_pathologie_chien_detail.php?entree=&mod=patho&id=95

  • PIROPLASMOSE  (toutes races)

    La piroplasmose est une grave maladie parasitaire due à un parasite sanguin. Le parasite est transmis au chien par certaines tiques, à l’occasion d’une « morsure » au cours de laquelle la tique en prenant un repas de sang contamine le chien par le biais de sa salive infectée. La maladie est plus fréquente au printemps et à l’automne, période d’activité accrue des tiques.

    La période d’incubation de la piroplasmose varie entre 7 et 21 jours selon l’espèce parasitaire en cause.

    Une fois inoculé, le parasite rentre dans les globules rouges où il se multiplie et les fait littéralement exploser. Il s’ensuit une anémie, une chute des plaquettes sanguines et, à cause de la libération de l’hémoglobine, de graves complications rénales et hépatiques, …

     

    Quels sont les symptômes ?

     

    L’évolution la plus classique est aiguë, voire suraiguë. Assez brutalement, le chien présente un abattement prononcé, ne mange plus, est très fatigué et présente une forte fièvre. Très vite, une grave anémie s’installe. Les urines peuvent devenir marron foncé (couleur thé ou café) dans environ 50 % des cas.

    Il existe aussi des formes très atypiques de piroplasmose dans lesquelles les symptômes peuvent être respiratoires, cardiaques, digestifs, neurologiques, musculaires, cutanés, hémorragiques, …

     

    wsources et dossier complet :

    http://www.fregis.com/infos_sante_pathologie_chien_detail.php?id=165

     

     

  • LA GRIPPE  CANINE (toutes races)

    article paru dans le  n° 11 et 12 de Presse de Deers - décembre 2006

     

    La grippe canine

    Tandis que surgissait la grippe aviaire de l’homme, une nouvelle version de la grippe équine capable d’infecter les chiens est apparue.


    Quand un virus saute d’une espèce à une autre de cette façon, ce que fait régulièrement le virus de la grippe, on peut surtout craindre de voir le virus changer encore de façon à se propager directement entre les membres de sa nouvelle espèce d’accueil.

    Lorsque cela arrive, nous ne sommes plus en présence du virus aviaire ou équin capable d’infecter d’autres espèces mais devant un nouveau virus humain ou un virus de la grippe canine. Au moment où j’écris cet article, cette dernière mutation n’avait pas encore eu lieu en ce qui concerne le virus de la grippe aviaire mais elle s’était bel et bien produite depuis 2004 pour la grippe équine. Par conséquent, nous sommes au milieu d’une épidémie de la grippe du chien mieux connue sous le nom d’Influenza virus A Canin.

    Le dernier nouveau virus canin à avoir émergé, la parvovirose canine remonte à la deuxième moitié des années 1970. Il avait mis 1 an à se propager sur tous les continents. La même chose est en train de se passer avec le virus de la grippe à une exception près : le virus de la grippe s’attaque au système respiratoire tandis que l’autre touche le système digestif et la moelle épinière. Autre différence, le virus de la grippe a un taux de mortalité relativement bas (moins de 10 %) en comparaison avec la parvovirose qui à son apparition tua au moins un tiers des chiens infectés.

    Sur Internet, l’on peut trouver beaucoup d’informations – et de désinformations –. Une bonne source de renseignements se trouve sur le site de l’American Veterinary Medical Association à l’adresse suivante : www.avma.org/public_health/influenza/canine_guidelines. asp

    Le restant de cet article provient en grande partie du site mentionné auquel j’ai ajouté des informations glanées ailleurs.

     

    C’est quoi la grippe canine ?

    La grippe canine est une infection respiratoire hautement contagieuse causée par un virus. Il en existe deux formes cliniques : une forme légère et une autre plus sévère qui s’accompagne d’une pneumonie.

    La forme légère :

    Les chiens atteints par ce type de grippe canine développent une petite toux grasse qui persiste de 10 à 30 jours ; mais certains d’entre eux peuvent avoir une toux sèche, comparable à celle de la toux de chenil. C’est pourquoi les infections dues au virus de la grippe canine sont fréquemment confondues avec la toux de chenil. Les chiens peuvent aussi avoir un épais jetage nasal qui est généralement la cause d’une surinfection bactérienne.

    La forme sévère :

    Les chiens souffrant de la forme sévère de la grippe canine ont une grosse fièvre (entre 40° et 42° centigrades) et montrent les symptômes cliniques de la pneumonie à savoir une respiration accélérée et un effort accru pour respirer. La pneumonie peut être due à une surinfection bactérienne.

    Puisque nous sommes en présence d’une nouvelle maladie, la plupart des chiens, toutes races confondues sont susceptibles d’être contaminés et n’ont pas d’immunité. Pratiquement tous les chiens en contact avec le virus sont infectés et près de 80 % d’entre eux développent la maladie. Heureusement, la plupart des chiens sont atteints par la forme légère de la maladie.

     

    La grippe canine est-elle mortelle ?

    Des cas mortels de pneumonie due au virus de la grippe canine ont bien été répertoriés mais jusqu’à présent, le taux de mortalité est bas, de l’ordre de 5 % à 8 %. Quelle est l’étendue de la maladie ?

    La grippe canine en tant que telle a été détectée pour la première fois dans le monde en janvier 2004 parmi les greyhounds de course d’un cynodrome de la Floride. Entre juin et août de la même année, la maladie respiratoire est apparue dans 14 cynodromes de 6 autres états puis entre janvier et mai 2005, elle touchait 20 cynodromes dans 11 autres états. Elle s’est ensuite répandue un peu partout aux États-Unis d’Amérique parmi les chiens de compagnie.

    Les refuges, les SPA, les animaleries, les pensions canines et les cliniques vétérinaires ont tous répertorié des cas.

     

    Comment soigner un chien atteint de la grippe ?

    En présence d’une maladie à virus le traitement à donner est en très grande partie un traitement de soutien. De bons soins, une bonne alimentation, aident le chien à se constituer une immunité efficace.

    Pour ce qui est de la forme légère de la maladie, le jetage nasal vert et épais qui est du très probablement à une surinfection bactérienne, cède rapidement à une cure d’antibiotiques.

    En ce qui concerne la forme sévère, la pneumonie, causée ou rendue plus virulente par une surinfection bactérienne, c’est l’hydratation (par voie intraveineuse ou administration de fluides) et les antibiotiques qui en viennent à bout.

     

    La grippe canine est-elle transmissible à l’homme ?

    Jusqu’à présent, il n’y a pas de preuve d’une transmission quelconque du virus de la grippe des chiens vers les gens. Le virus responsable de la grippe canine diffère significativement de celui de la grippe aviaire et de ceux connus de la grippe de l’homme ce qui rend improbable sa transmission à l’homme.

     

    La grippe canine se transmet-elle aux chevaux ou à d’autres animaux ?

    À l’heure actuelle, il n’y a pas de preuve d’une transmission de la grippe canine aux chevaux, chats, furets ou autres espèces. Cependant les mesures sanitaires de contrôle de l’infection dont on parlera par la suite sont à recommander.

     

    Faut-il s’inquiéter si on laisse son chien au salon de toilettage, en pension canine ou si on l’amène chez le vétérinaire ou qu’il participe à une exposition canine ?

    Toute situation qui amène à un rassemblement de chiens augmente le risque d’une contamination par des maladies transmissibles. Le risque est particulièrement élevé avec un virus respiratoire colporté par l’air comme la grippe. De bonnes mesures du contrôle de l’infection peuvent réduire ce risque. Tout propriétaire de chien d’exposition, de sport etc. ainsi que celui qui met son chien en pension canine doit demander si la structure d’accueil a eu des cas de grippe et si elle est équipée d’une cellule d’isolement pour séparer les chiens qui présenteraient les symptômes de la maladie respiratoire. De toute façon plus votre chien est en contact avec d’autres chiens plus il risque la contamination.

     

    Comment réduire les chances de transmission de la grippe dans un élevage ou en pension canine ?

    En milieu canin (élevage ou pension) il y a des précautions journalières à prendre pour empêcher la propagation de maladies virales. Le virus de la grippe canine semble être détruit facilement par les désinfectants (par exemple, les composés d’ammonium quaternaire et l’eau de javel) que l’on utilise couramment dans les cliniques vétérinaires, les pensions canines et les refuges pour animaux.

    Des règles d’hygiène visant le nettoyage, la désinfection des cages, des récipients et autres surfaces doivent être établies et suivies à la lettre avant et après chaque manipulation.

    Si dans une pension canine, un chien montre des signes de la grippe canine, il doit immédiatement être montré au vétérinaire et isolé des autres. Il est également obligatoire de porter des gants jetables lorsque l’on soigne les chiens malades ou que l’on désinfecte les cages et locaux contaminés. Il faut également prélever des échantillons pour connaître la véritable identité de la maladie respiratoire existant dans la structure et faire connaître le résultat.

    Les soigneurs de chiens peuvent à leur insu, transmettre la maladie s’ils ne suivent pas les règles d’hygiène qui s’imposent dans de telles circonstances ; ils devront donc pour empêcher la propagation du virus

    1• Se laver les mains avec de l’eau et du savon (si l’eau et le savon ne sont pas disponibles, opter pour un nettoyant lavant à base d’alcool)

    - Avant et après avoir manipulé chaque animal

    - Après tout contact avec la salive, l’urine, les excréments ou le sang

    - Après le nettoyage des cages

    - Avant les repas, les pauses ou au moment de quitter la structure

    - Avant et après avoir utilisé les toilettes.

    Il faut porter une blouse au-dessus de ses vêtements et des gants lorsque l’on s’occupe d’un animal malade ou que l’on nettoie les cages sans oublier de les enlever avant d’aller s’occuper des autres animaux.

    Il faut aussi songer à utiliser des lunettes ou des masques de protection s’il y a risque d’éclaboussures.

    2 • Changer de vêtements avant de quitter l’établissement.

    Les vêtements portés à l’intérieur de la structure doivent être parfaitement propres.

    - Ne pas laisser pas les animaux vous lécher le visage.

    - Ne pas manger dans l’ère réservée aux soins des chiens.

    - Ne pas mettre ensemble de nouveaux arrivants avec ceux qui sont déjà là.

    - Observer régulièrement chaque animal et scruter des signes de maladie.

    ne pas laisser ensemble les malades et les bien portants, surtout en présence d’une maladie respiratoire.

     

    Que faire en cas de toux ?

    Il faut prendre rendez-vous chez le vétérinaire qui évaluera l’état de santé de votre bête et lui prescrira le traitement adéquat. Ne vous étonnez pas si l’on vous demande de ne pas sortir votre chien de la voiture ou d’entrer par une porte différente. Les cliniques vétérinaires sont des nids d’infection potentiels ; voilà pourquoi l’on procède de cette façon lorsqu’un patient semble contagieux.

    S’il y a suspicion de grippe canine, le traitement tendra largement à faire en sorte d’optimiser le système immunitaire du chien pour combattre au mieux le virus. En cas de déshydratation, c’est l’administration de fluides qui est utilisée très souvent en association avec des antibiotiques pour parer à une surinfection bactérienne.

    Il n’existe pas de test rapide pour diagnostiquer une infection par le virus de la grippe canine. C’est la prise de sang qui va mesurer le taux des anticorps de la grippe. Sept jours après apparition des signes cliniques de la maladie, on détecte déjà les anticorps. Des échantillons devraient être prélevés pendant la phase de convalescence à peu près 2 semaines après ceux de la phase aiguë. S’il n’a pas été possible d’obtenir des échantillons lors de la phase aiguë, les tests faits pendant la phase de convalescence peuvent révéler si l’animal a été infecté à un moment donné par le passé.

    D’autres options de diagnostics sont possibles pour les chiens morts de pneumonie : une culture virale et une analyse de la réaction des chaînes polymérases. Il faut utiliser du tissu frais pris dans les poumons ou la trachée et non du tissu congelé ou préservé dans le formol.

    La détection de virus par ces méthodes en utilisant les sécrétions d’un chien malade en plein stade inflammatoire est possible mais en général pas satisfaisante.

     

    Comment réduire les possibilités de transmission lorsque son chien est atteint de la grippe ?

    Le virus de la grippe canine est transmissible par le contact direct avec des sécrétions des voies aériennes des chiens malades et par le contact avec des objets contaminés comme les vêtements. Par conséquent les propriétaires de chiens qui toussent ou montrent d’autres symptômes de maladie respiratoire doivent s’abstenir de participer à des activités rassemblent

    des chiens car bête et maître risquent à coup sûr de transmettre la maladie.

    Pour ce qui est des vêtements, le lavage en machine avec un détergeant à la température normale les rend parfaitement propres.

    À l’heure actuelle, il semble que la grippe canine se comporte de la même façon que la grippe de l’homme c’est-à-dire avec des pics d’infection à certaines périodes au moment où le virus mute légèrement entremêlés de périodes à faible degré d’infection. La mise au point d’un vaccin a déjà commencé. Dans quelques années, tous les chiens à risque pourront être vaccinés contre la grippe canine mais jusqu’alors, la seule protection possible consiste à prendre les mêmes précautions que pour les humains : ne pas laisser son chien en côtoyer d’autres et avoir une bonne hygiène de vie.

     

    Dr. John E. Dillberger

    avec l’autorisation du Deerhound Club of Victoria

 

 

Scottish Deerhounds pour les bleus