• 1863/1935 - le deerhound dans la presse française (P. A., résultats d'expo, entrefilets, etc.)

    La plupart des informations ont été trouvées sur le site GALLICA, dans la presse de l'époque


    1863 : LA REVUE FORESTIERE

    L’exposition universelle des chiens, a eu lieu au jardin d'acclimatation du bois de Boulogne à Paris du 3 au 10 mai courant. 850 chiens présentés de diverses parties du monde et admis au concours par une commission nommée à cet effet y ont pris part.

    […]

    La quatrième catégorie comprenait des lévriers, savoir :

    25e classe, lévriers à poil ras; greyhounds, houghi, lévrier de Grèce, lévrier tigré de l’ Amérique du Sud,  charnègue, lévrier des îles Baléares.

    26e classe, lévrier à poil long : lévrier persan, syrien, d’Ecosse, lévrier russe, tartare, circassien, kurde.

     

    1873 - JOURNAL DES HARAS : REMONTES, CHASSES ET COURSES

    Exposition canine Jardin d’acclimatation

    lévriers à long poil écossais : 1er prix : Scotchman à M. Marquin.

     

    1878 - journal d'agriculture pratique (p. 89)

    Les lauréats des concours internationaux d'animaux vivants

    Lévriers écossais : Médaille d'or M. Musters (H). à Chaworth

     

    1884  - LE CHENIL

    Hanovre, le 23 aout 1884. Courses de  lévriers et autres races du genre.
    Le personnel même des chiens était composé de la façon la plus hétérogène : à côté des chiens les plus nobles, comme par exemple le deerhound Arabi, descendant du fameux Duncan, hors de Druhamah, au lieutenant Rûdiger, et plusieurs charmants fox-terriers comme Nestlé, au comte de Swerin, on avait aussi des chiens dont il aurait été impossible de définir la race même approximativement. […]

    C'est ici que le deerhound d'Ecosse que nous ne connaissons que par les gravures de Landseer, montra quelle incroyable vitesse il est  capable  de

    déployer. Arabi, chien de deux ans, au lieutenant Korzfleisch, fit des bonds de 7 à 8 pieds, battant facilement son concurrent, un lévrier jaune à poil ras, qui avait pourtant beaucoup plus d'entraînement. Deux plus jeunes soeurs d'Arabi, cotées très haut parmi les favoris, se mirent malheureusement   à jouer avant de partir et perdirent ainsi toute chance d'arriver.

    (source Gallica)

     

    1886  - LE CHENIL février

    CHIENS PRIMES A LONDRES
    Buskar II deerhound

    à M. R. H. Wright

     

     

     

     

     

     

    1887  - LE CHENIL

    - Exposition à Rennes

    A Rennes, les chiens de garde et d’appartement ont été jugés aussi certainement avec la meilleure bonne volonté mais nous sommes forcés d’avouer que les juges n’étaient pas à la hauteur. Sirtrax (Deerhound), lévrier à poil dur, est un chien dont la queue est coupée : il obtient le 1er prix et aurait dû être disqualifié.

    - 6e EXPOSITION INTERNATIONALE A BRUXELLES, 14/17 MAI 1887

    22° classe. Lévriers d'Ecosse Deerhounds.

    1er prix, Jock, à M. Hedger Edwards

    2° prix, Clansman , à M. Moreton Thomas

    mention honorable, Lizzy, à Mme la comtesse Ad. d'Oultremont

    mention honorable, Mona, à Mme Théo Martroye

    1887  - LE CHENIL

    Deerhounds (Lévriers écossais) : CHALLENGE CLASSES
    53e classe (chiens et chiennes). 
    - Prix unique, 100 francs : Spey II, à M. Mors Goulter.
    54e classe (chiens) 
    - 1er prix 125 francs : Donavour Ossian, à m. Gardon.
    - 2e prix : 75 francs : Ben Bolt
    - 3e prix : 25 francs : Donavour Bran II

    55e classe (chiennes)

    - 1er prix : 100 francs : Princess Marjorie.
    - 2e prix : 50 francs : Duchess II

    - 3e prix : 25 francs : Blue Belle

    1888 - BULLETIN BIMENSUEL DE LA SOCIÉTÉ NATIONALE D'ACCLIMATATION DE FRANCE

    Arrivages

    Le chenil du jardin a fait l'acquisition de deux Lévriers Écossais (deerhounds) dont la désignation suit :

    1° - ᅠBruar chiefᅠ, étalon gris fauve, né le 28 mai 1885 chez M. Dawkins, par ᅠBruce IVᅠ (K.C.S.B. 18954), hors de Elsie». Ce chien a obtenu plusieurs prix dans les expositions anglaises.

    2° - ᅠCarmenᅠ, lisse fauve clair, née le 1er juin 1886 chez monsieur Joblin, par Champead Bevis 1» (K.C.S.B. 734), hors de ᅠCherrie (K.C.S.B. 15996), car sans compagnon cette chienne a été primée.

    Ces deux chiens proviennent des chenils du capitaine Moreton Thomas.

    Les deerhounds sont employés, en Angleterre, pour suivre la trace des cerfs blessés et porter bas ces animaux après les avoir épuisés par l'effort de vitesse qu'ils leur imposent.

    Ils trouvent également leur place dans les cousins. Toutefois leur vitesse étant inférieure à celle du Greyhound (lévrier anglais à poil ras) ils ne peuvent concourir avec ce dernier que dans des conditions très désavantageuses. C'est pourquoi on les emploie souvent dans les coursings de lapin réservant les greyhounds pour la chasse du lièvre.

     

    1888 - LE CHENIL

    - Acquisition

    2 chiens Lévriers d'Ecosse (1 mâle  et une femelle ) des chenils du Capitaine Mereton Thomas.

    - Exposition de Nantes

    Dans les lévriers, qui tous réunis sur une seule classe, Likhota II a remporté le premier prix ; Tilt, deerhound, un prix supplémentaire ; nous lui aurions préféré Rob, autre deerhound, plus grand, beaucoup mieux fait, plus large de poitrine et d'une meilleure couleur. Les trois autres chiens étaient des lévriers croisés nullement purs.

    - Exposition de Bruxelles

    2e groupe, chiens courants, 25e classe

    Lévriers d’écosse à longs poils : deerhounds.. - Chiens et chiennes. - 1er prix : Champion Robin Gray à M. M. Maxwelle et Cassel; 2e prix, Buscar II, à M. Robert Hood Wight; mention très honorable répétée, Chesterton Joker à M. C. C. Lawrence.

     

    1889 - Revue des sciences naturelles appliquées

    bulletin bimensuel de la Société nationale d'acclimatation de France
    Acquisitions faites par le chenil en 1888

    2 Chiens Lévriers d'Ecosse, (mâle et femelle) des chenils du Capitaine Moreton Thomas.

     

    1890 - LE CHENIL

    Petites annonces

    Lévriers écossais (deerhound) . - Bruar Chief, gris fauve, né le 28 mai 1885, Bruce IV (K.C.S.B. 18954), hors de ᅠElsie, taille 0 m 76 au garrot; la saillie : 30 francs.

     

    1891 - LE CHENIL

    EXPOSITION CANINE DES TUILERIES

    Mme Georges Martin, expose un bon couple de lévriers d'Ecosse (Deerhounds).

     

    1892 - LE CHENIL

    La chasse au chevreuil dans le Bushey Park.

    La chasse au chevreuil dans le parc royal de Bushey est vraiment un sport très agréable pour les heureux mortels qui ont l’honneur d’y assister. Les âmes sensibles y trouvent même leur compte, car il n'y a pas de sang versé !

    On commence par se séparer la bête désignée du reste du troupeau. Puis, on amène un chien, un deerhound, on le lance sur le gibier, et la chasse commence : Elle se termine par la victoire du chien, qui parvient à saisir chevreuil par l'oreille et à l’immobiliser. Les piqueurs accourent avec des cordes. On lie des pattes du vaincu et on le conduit dans un gras pâturage, où on lui rend sa liberté. Il n'a plus qu'à jouir des bienfaits de l'existence.

    l’exposition canine d’Edimbourg

    D'après le Stock Keeper, les deerhounds ont éprouvé un insuccès complet à l’exposition canine d’Edimbourg. Non seulement ils étaient en nombre insuffisant, mais encore les quelques sujets exposés étaient d'une infériorité notoire.

    exposition du Kennel Club

    Lors de commentaires concernant l’exposition du Kennel Club, dans sa chronique Des Mureaux note :

    «ᅠLes deerhounds sont nombreux, mais je trouve que la plupart des sujets présentés manquent de taille et non pas le poil assez rude au toucher.ᅠ»

    Exposition canine des Tuileries.

    «ᅠUn lot de lévriers écossais (deerhounds) vaut à son propriétaire M. Martin les prix de la classe.

     

    1892 - LE FIGARO

    Chasse aux alligators en Louisiane
    [.…] Les vieux chiens qui connaissent le pays ne s'aventurent pas au bord des eaux suspectes mais combien de deerhounds, bloodhounds et autres animaux de race achetées à grand prix en Angleterre ont succombé sous la dent d’un ennemi qu'ils ne connaissaient pas ![.…]

    1893 - LE CHENIL

    Entrefilet : chasse au loup et aux coyotes dans le Montana

    Un des ranchmen de Lucille (Etat de Montana) est en train de purger la localité et les environs des loups et coyotes qui l’infestent et prélèvent une forte dîme sur les troupeaux. Accompagné d'une meute de deerhounds et de greyhounds, il leur fait une guerre acharnée et a déjà tué 22 loups et 171 coyotes.

     

    1896 - LE CHENIL

    L’expo canine du kennel Club

    Les deerhounds étaient nombreux et de belle qualité. Le plus remarquable d'entre eux était ᅠKelsoᅠ, c'est peut-être le plus grand connu ; il a en effet 32 pouces et demi de haut (81 cm) ce qui ne lui enlève rien de son élégance et de son activité; seuls ses oreilles sont un peu fortes et son poil est trop doux. Il a d'ailleurs battu tous ses concurrents dans toutes les classes où il lui ont été opposés. Du côté des chiennes, il y a lieu de citer Dinahᅠ chienne tavelée aux yeux brillants est aussi Rossie Bepaᅠ.

     

    Un entrefilet : Singulière mort d'un deerhound.

    M. A. Wardle vient de perdre son Deerhound Squire dans de singulières circonstances. L'animal était enchaîné à sa niche lorsque, soudain, un chat passa non loin de là. Squire s'élança aussitôt, mais retenu par sa chaîne, il fit de vains effort pour rompre son attache. Son maître s'apprêtait à le faire rentrer dans sa niche lorsqu'il le vit chanceler sur ses pattes,  s’abattre sur le sol pris de convulsions : quelques minutes plus tard il était mort. Aucune lésion du cou n’ayant été constatée, on attribue cette fin inopinée à une maladie du cœur.

     

    EXPO CANINE KENNEL CLUB
    Les deerhounds étaient nombreux et de belle qualité. Le plus remarquable d'entre eux était Kelso; c'est peut-être le plus grand deerhound connu ; il a en effet 32 ponces et demi de haut ce qui ne lui enlève rien de son élégance et de son activité ; seules ses oreilles sont un peu fortes et son poil est

    trop doux. Il a d'ailleurs battu tous ses concurrents dans toutes les classes où ils lui ont été opposés. Du côté des chiennes, il y a lieu de citer « Dinah », chienne tavelée, aux yeux brillants, et Rossie Beppa.

     

    1897 - LE CHENIL

    Petites annonces. 807 - On demande chiot lévrier d'Écosse (deerhound) de parents très vigoureux. Ne pas offrir de médiocrité. Georges Belin, Pontailler sur Saône.

     

    1903 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

    C'est plus avec raison que les Lévriers sont classés dans les chiens de luxe et d'agrément; ces pauvres animaux en sont presque honteux ! Guerriers dans leur patrie, esclave chez nous, ils n'ont que faire de leurs muscles et de leur fierté. À part quelques borzoïs, les variétés n’offraient au regard du public que deux sloughis moyens et deux lévriers du Caucase à M. Appolonio, ces chiens très semblables aux sloughis, mais avec une robe lavée, presque blanche.

    Une célèbre deerhound, ᅠToscaᅠ, à Mme Dupheigneux, représentait seule le lévrier griffon.

    Parmi les borzoïs tous très racés, j'aurais avec le juge admiré ᅠHarras», à Mme Aaron, si sa condition avaient été meilleure,  on peut être svelte sans être maigre.

     

    1906 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

    Expo canine : Une chienne deerhound satisfaisante appartenant à M. Merou.

     

    1908 - LA VIE A LA CAMPAGNE

     

    1910 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

     

    ᅠ40 e exposition
    Duncan à M. Dumoulin, et Brenda of Bogner, à M. Guibé, dont nous reproduisons ci-dessus les photographies, remportaient les premiers prix des deerhounds.

    Brenda of Bogner, chienne gris tavelé, née en 1904 par Kyle hors de Given, appartenant à M.E. Guibé.

    Duncan, chien bringé clair avec taches or, extrémités noires, né en 1906 par Locknagar ᅠ hors de Ellen McGregor appartenant à M. Dumoulin.

     

     

     

     

    1912 - Sport universel illustré

    42e EXPO de Paris

    Deux très beaux deerhounds, animaux presque introuvables en France, et bien rares de ce type même en Ecosse, ont ravi les véritables connaisseurs.
    Champion Duncan, à M. Dumoulin, une de nos vieilles connaissances, maintes fois primé, qui était certainement le plus beau deerhound importé jusqu'ici, avait comme voisin CH. Romney, à Mme Pavin de Lafarge, couvert de lauriers en Angleterre et champion également; celui-ci de plus grande taille, était mieux en poil que Champion Duncan et c'est un évènement qu'on peut considérer comme sensationnel de voir côte à côte deux animaux d'un pareil mérite. (Léon Corbin).

    Expo canine d’Aix-les-Bains

    Romneyᅠ, à Mmes Patin de Lafarge et de Laroche, s'adjugeait la victoire dans les deerhounds.

     

    1914 - LA VIE LIMOUSINE ILLUSTREE 1er JUILLET

    Expo canine de Bordeaux :

    L'exposition canine de Bordeaux a été comme celles de Lille et de Paris, l'occasion d'un très grand succès pour les amateurs Limousins, qui, représentés par treize chiens, ont enlevé trente et une récompenses.

    Au palmarès: Charlie et Bridget de Bersac, deerhounds à M. Dumoulin

     

    1914 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

    Petites annonces

    A vendre : Deerhound né en 1910, IIe prix Paris, Ier prix Le Mans 1913, pedigree, gris bleu, grande taille, très obéissant, intelligent suivant chevaux. Ch. Lalance Montbéliard.

     

    1923 - LA PRESSE

    A l'Exposition de l'Alcazar, Dranem proclamera les mérites des chiens de théâtre.
     "Il aura six deerhounds, propriété du cinégraphiste Violet, qui sont, paraît-il, tout à fait extraordinaires. Les lévriers à poil dur de cette espèce servaient autrefois en Angleterre à chasser le daim : d'où leur nom. Deux d’entre eux, champion Malcolm et Durga, ont été payés
    10 000 Fr. le couple. À ce prix là on aurait, sans doute, un petit troupeau de daims.

     

    1930 - LA VIE A LA CAMPAGNE

    exposition internationale paris

    4 Deerhounds également, parmi lesquels se détache le très beau Graphic of Ross.

     

    1932 - LE JOURNAL (du 14 juin)

    Le palmarès de l'exposition canine

    La 58e exposition canine, organisée par la société centrale vient de clore ses portes au parc de la porte de Versailles. Elle a réussi à réunir 1117 chiens si on rivalise de beauté, chacun dans son genre et son espèce. Aussi, les juges ont souvent été perplexes au moment où, après un très sûr examen des concurrents il leur fallait désigner le plus beaux et le meilleur. Quoi qu'il en soit, on peut affirmer que la liste des lauréats représente indiscutablement un groupe composé des plus beaux chiens connus.

    […]

    Voici donc les lauréats de la plus grande et la plus célèbre compétition canine du monde – in the world –.

    comme disent nos amis cynophiles d’outre-Manche et d'outre-Océan d'après la liste que nous a communiquée Société centrale canine.

    […]

    Le deerhound Carmel à M. de Quenetain.



    1933 - LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

     

    avril 1933 - 59e expo inter de la SCC

    Les merveilleux chiens que sont les deerhounds ou terriers d’Ecosse, venaient presque tous ceux du Chenil de Madame Thomas Ravenez, qui renonce à cet élevage, partant aux colonies. Avant elle, Madame Viollet avait élevé de cette belle race à son chenil Du Clos Béguin. Ils sont devenus en France, de braves et élégants compagnons, tandis qu'il y a quelques années encore, on les employait en Écosse pour forcer les cerfs blessés à l’affût.

     

    Nouvelles des chenils
    La photographie que nous reproduisons est celle de la belle paire appartenant à Madame A. Thomas Ravenez qui, respectivement dans leur classe, obtinrent le C.A.C. monégasque et le C.A.C.I.B à Monte-Carlo; ils avaient connu les mêmes succès à l'exposition du championnat de Paris en avril dernier.

     

    Précision dans nouvelle des chenils :

    Répondant aux demandes qui nous sont parvenus, la photographie publiée dans le dernier numéro, représente les deux chefs de famille du Chenil de la Fenotte, , à Mme Thomas Ravenez, à Chamesson sur Seine en Côte-d'Or.

     

    Entrefilet

    À Monsieur le directeur du sport universel illustré

    Veuillez noter mon changement d'adresse pour l'emploi du journal ; je transporte mon chenil de deerhounds et Cairns Terriers à Ville d’Avray (Seine-et-Oise) 21, rue de Sèvres ce qui me permettra de prendre une part active aux expositions avec mes remerciements pour la partie canine, si intéressante de votre journal.

    Thomas Ravenez, Chenil de la Fenotte, Chamasson sur Seine (Côte-d'Or) .

     

    Expo canine à Champigny sur seine

    Couramment avec les deerhounds dont elle exposait 2 chiennes de son élevage dont Daphnée de la Fenotte, titulaire déjà de plusieurs C.A.C.et qui en ajouta un de plus à sa collection à Champigny.

     

    1933 oct : Exposition canine internationale de Maisons-Laffitte

    […]Il y a quelques années, Madame de Lafarge possédait plusieurs Levrettes d’Italie à son chenil d’Ozolles en charolais et me disait combien cette race était merveilleuse pour chasser le lièvre en pays découvert.

    Beaucoup se rappellent combien Madame de Lafarge était une servante sportwoman et éleveuse habile. Après avoir fait naître des borzoï qui remportèrent tant de succès avant la guerre dans les expositions, elle s’adonna aux deerhounds puis au lévrier Italie […]

     

    Petites annonces (dec)

    Deerhounds (Lévriers d'Ecosse)

     Il est rare de pouvoir se procurer de bons spécimens en France de cette belle race, aussi est-ce une véritable occasion que nous annonçons ci-dessous;

    - Championne française, puis internationale, Daphné de la Fenotte, 10 C.A.C., âgée de trois ans,  par CH. Dwick of Springford hors de Zoé of Enteskines.

    - Mélisande de la Fenotte, deux ans, (prix à débattre à partir de 800 francs) Premier prix par champion Barbe bleue de la Fenotte hors the Cedric of Ross. Ces deux chiennes sont habituées à la maison, à l'auto, suivent à cheval, sont intelligentes et de santé parfaite.

    - plus deux chiottes par champion international Graphic of Ross, hors de championne internationale Daphné de la Fenotte.

    Prix modéré aux amateurs sérieux pouvant exposer et s'intéresser à la race. (350 francs l’une) Écrire à Madame Ravenez,…

    Annonce parue en janvier 1934 : cause surnombre

     

    1934 : LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE

    Nouvelles du club et des chenils

    Le bureau de la fédération canine internationale a homologué le titre de champion international de beauté de la chienne Daphné de la Fenotte, deerhound appartenant à Mme Ravenez,  gagnant le C.A.C.I.B. À Paris, Bruxelles, Monte-Carlo.

     

    Nouvelles des élevages et des expositions

    Élevage réputé de setter Irlandais, golden retrievers, épagneul breton, cockers spinale, deerhounds, fox-terrier poil dur, tous primés en exposition, en field-trial. Reproduction.

    Élevage de l'abbaye de Saint-Cyran. Vicomtesse de Quénetin,  Saint-Michel Saint Cyran (Indre).

     

    1935 (mai) La vie à la campagne

    En deerhounds, 2 très belles chiennes du Chenil de la Fenotte : Mélusien et Mélisande

     

     

    (source BNF/Gallica)

  • 1865 - La Revue Française (expositions et lévriers)

    1865 REVUE française.

     

    La quatrième catégorie comprend les lévriers. J’avoue pour mon compte que je me suis toujours senti un grand faible pour cet animal élégant, aristocratique, réservé aux plaisirs des rois, et dont les formes sveltes, allongées, présente l'image de l'élégance, de la grâce et de la légèreté; pour ce compagnon de la grande vie et de la haute existence, dont on a fait, un peu témérairement peut-être, le symbole de l'attachement et de la fidélité.

     

    Quoi qu'il en soit, l’exposition actuelle a pu en réunir quelques échantillons d'une pureté merveilleuse. Cette catégorie est divisée en deux classes : les lévriers à poil ras et les lévriers à longs poils. Les lévriers à poil ras semblent avoir plus de finesse et de distinction ; les lévriers à longs poils plus de force. Dans la première de ces deux subdivisions nous avons remarqué un de ces animaux dont la tête effilée a tant de finesse et de si délicate attaches, qu'il est impossible de lui mettre du collier. Le collier passent par-dessus les oreilles, liste longue la tête et tombe. Nous avons distingué six variétés dans les lévriers à poil ras : le greyhound d’écosse, le sloughi d’Asie mineure, le lévrier de Grèce, le charnègue, le lévrier tigre de l'Amérique du Sud le lévrier des îles baléares.

     

    Les types suivants se rapportent à la 38e classe : les lévriers de Perse, de Syrie, de Russie, de Circassie, de Tartarie, le lévrier kurde et le deerhound d’Ecosse, réservé à peu près exclusivement pour la chasse du daim, comme son nom l’indique.

    La cinquième et dernière catégorie, subdivisée en cinq classes, comprend les chiens inutiles, et qui sont, par conséquent, les plus chers, ce que l'on appelle les chiens de tous et d'appartement, les levrette italiennes, les levrettes de Syrie, les chiens du Mexique et de la Chine, ᅠ[…]

     

    Ainsi que l'on devait s'y attendre dans un pays où toutes les modes, caprices et engouement, la partie de l'exposition consacrée aux chiens de luxe, aux chiens inutiles, a été de beaucoup la plus fréquentée des visiteurs et surtout des visiteuses. Nous avons déjà dit que ces jolis animaux étaient, pour la plupart, externes, ou, pour parler plus exactement, demi pensionnaire à l'exposition, et que leurs bonnes venaient les rechercher le soir.

    Je ne voudrais point paraître traiter trop légèrement ce qui, au fond, à son côté sérieux : ces petites merveilles de grâce, d'élégance de gentillesse, ces peaux de satin  rose, recouvertes d'un soyeux duvet blanc ; ces délicats museaux noirs, ses yeux aux lueurs d'escarboucles, tout ceci mérite d'être remarqué comme un produit dû à l’initiative et la volonté persévérante de l’homme ; comme une modification de la nature vivante qu'il a façonnée à son gré.

     

    Que l'on regarde le chien de berger et le chien de la havane, que l'on compare ces deux points extrêmes, et que l'on reconnaisse, une fois de plus, l'influence irrésistible de l'homme sur l'univers que Dieu lui a donné pour domaine.

     

    Louis Enault

     

    (source BNF/Gallica)

     

  • 1867 - Histoire physiologique et anecdotique des chiens de toutes les races

    Par Bénédict Henry Révoil, Alexandre Dumas

     

    http://books.google.fr/books

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    EXTRAIT

    Les lévriers à long poil, tels que ceux que l'on emploie dans les grandes chasses à courre d'Angleterre et d'Allemagne ont pour type, par excellence, le deer-hound (chien courant pour cerf), qui est, sans contredit, la plus ancienne espèce du Royaume-Uni. De nos jours, à part dans quelque manoir seigneurial des Highlands, on rencontre peu de ces admirables chiens si passionnés pour la chasse, si admirablement construits pour la course, et si bien doués de courage.

    Arrian, qui a décrit les variétés de chiens de son temps, parle de ce lévrier, qu'il dépeint de façon à ne pas laisser douter un instant que ce ne soit la même espèce que celle d'Ecosse. En effet, ce sont les mêmes formes que celles du lévrier à poil ras, la même expression de visage, la même taille, à cette exception près que les muscles du croupion et des jambes de derrière sont moins souples.

    N'importe, les deer-hounds sont de vaillantes bêtes que l'on ne pourrait pas remplacer, dans les montagnes de l'Ecosse, par d'autres chiens de chasse.

    Généralement parlant, le deer-hound est de plus forte taille que le grey-hound; il y a certains de ces animaux qui ont de 0"',70 à 0"',80 de hauteur.

    Si le deer-hound est le meilleur coureur de toute l'espèce canine, et l'animal le plus courageux pour la chasse au cerf, en revanche, il est d'une obéissance douteuse. Ce défaut serait impardonnable, s'il ne joignait à la première qualité, celle d'un flair si fin qu'il suit une piste froide, sans défaut.

    Maida, le célèbre deer-hound appartenant au romancier Walter Scott, avait eu pour père un splendide lévrier greyhound dont la lice appartenait à la race blood-hound.

    Les deer-hounds de l'Ecosse offrent à la vue des robes de différentes couleurs, dont les plus ordinaires sont fauves, rougeâtres, striées de noir et de fauve, ou de fauve et de blanc, grises ou noires. Le poil est rude, long et divisé en mèches appointées. Vers les joues particulièrement le poil est plus dur qu'ailleurs.

    Il est bon de remarquer que la race des deer-hounds n'est plus aussi pure qu'elle l'était il y a deux cents ans. Comme partout la mode a passé par là.

    Le lévrier écossais, aussi nommé : « chien de loup » (wolf), est de la même race que le précédent, avec cette différence qu'il est plus haut sur pattes et plus fort. Cette espèce distincte cependant se remarque par son pelage fauve à pointe teintée de rouge et par ses oreilles retombant en panache.

     

  • 1869 - La vie des animaux illustrée (A. E. Brehm)

  • 1879 - Le Figaro,  journal non politique (un nouveau sport : le coursing)

    Dans notre chronique de mercredi dernier nous avons annoncé comme devant avoir lieu hier mardi une course de lévriers. Cette séance sportique a été remise à aujourd'hui mercredi; elle aura lieu, comme nous avons dit, sur la pelouse de Bagatelle au Bois de Boulogne, et le rendez-vous est donné pour une heure devant la pompe à feu.

     

    Il nous paraît utile d'indiquer en quoi consiste ce sport tout nouveau pour les Parisiens et peut-être plus passionnant que les courses de chevaux, attendu que la lutte de vitesse se complique d'une action de chasse très amusante.

    La course d'aujourd'hui sera une poule d'essai de 16 lévriers de tout âge et de  toutes races : Slouguis, Greyhounds, Deerhounds, Galgos, Russes, etc., etc. Ces 16 chiens sont couplés et lancés deux par deux sur le lapin de garenne ou le lièvre.

    Pour prévenir certaines objections que nous avons entendu faire, nous dirons que de l'avis de «ᅠcourseursᅠ» tels que lord Lurgan, lord Hamilton, comte of Softon, M. Hutchinson, le «ᅠcoursingᅠ» par gibier pris puis lâché devant les lévriers est celui qui est le plus rude pour les chiens.

     

    Au moment du lancer, le «ᅠslipperᅠ» qui tient en laisse le couple qui va courir, lâche le ressort de son accouple, et les chiens détachés en même temps commencent le marquage des points comptés par le juge.

    Les performances du lévrier en course sont : la vitesse, le crochet, l'angle, le trébuchet, le retour et la mort.

    Le lévrier à la poursuite doit suivre toutes les sinuosités et tous les détours de la fuite; s'il coupe au plus court, il courre «ᅠcunningᅠ», selon l’expression anglaise, et il est disqualifié par le juge. Le principe fondamental des décisions de ce dernier est que la victoire doit appartenir au lévrier qui a le plus contribué à la prise du gibier.

     

    En Angleterre, les lévriers primés atteignent des prix fabuleux: lord Lurgan a refusé sept mille livres sterling, - 175,000 francs! - de son chien Master Macérante, qui a gagné trois années de suite le «ᅠWaterloo-Cupᅠ»  de quarante mille francs.

    «ᅠHoneymoonᅠ», achetée 600 livres par M. Hutchinson, après entraînement, a trouvé acquéreur à 75 000 francs. Plus récemment, la Lévrière, gagnante du Waterloo-Cupᅠ de 1877, achetée par M. Gibbs 600 francs, est cotée 50 000 francs ...

    Nos chevaux de courses les plus célèbres atteignent rarement ces prix.

    Les lévriers qui prennent part au courses Monsieur le duc aujourd'hui, mercredi, appartiennent à M.M. Leduc, Doudouit, de Sauvenière, Daudet, Vieira, Ravry, Leprat et à votre serviteur.

     

    Florian Pharaon.

     

     

    (source BNF/Gallica)

     

     

  • 1881 - Le lévrier et son sport (Alfred de Sauvenière)

    Collection Philippe Duponcheel

  • 1884 - Le Chenil  - Steeple-chases à Hanovre

    Première course de chiens à Hanovre, 23 aout 1884

     

    Le programme comprenait 9 courses, chiens d’arrêt, chiens d’attelage, et steeple-chases

     

    «ᅠ9. Pour lévriers et autres races de ce genre. Distance 400 mètres.

    […]

    De la toile métallique est tendue des deux côtés. Au moment du départ, tous les propriétaires se trouvent placés à 30 mètres au delà du poteau d’arrivée, la face tournée vers leurs chiens. Il leur est permis de siffler mais tout cri ou autre signal est défendu.

    […]

    Un temps superbe avait favorisé les courses et attiré cet après midi de dimanche des milliers de spectateurs. Les préparatifs avaient déjà commencé par provoquer la plus grande gaieté; lorsque les propriétaires de chiens, quittant le start pour se rendre vers leurs places au delà du du poteau, traversèrent la piste, ils furent accueillis par des rires et des quolibets. Le personnel même· des chiens était composé de la façon la plus hétérogène : à côté des chiens les plus nobles, comme par exemple le deerhound Arabi, descendant du fameux Duncan, hors de Druhamah, au lieutenant Rüdiger, et plusieurs charmants fox-terriers comme Nestlé, au comte de Swerin, on avait aussi des chiens dont il aurait été impossible de définir la race même approximativement.

    Aussitôt que le signal de lâcher les chiens fut donné, les maîtres se mirent à siffler et à les appeler - non pas sans être vigoureusement assistés par le public - et les chiens, retenus si longtemps à grand peine près du départ, se précipitaient vers leurs maîtres qui les recevaient avec un enthousiasme proportionné au temps qu'ils avaient mis pour faite le trajet. Un fox-terrier vainqueur dans deux courses, fut reçu dans les bras de son propriétaire de la façon la plus tendre. Il y avait ici une excellente occasion pour étudier les différents caractères des chiens; tandis que les uns n'avaient autre chose en tête que de retrouver leur maître le plus vite possible, sans se laisser arrêter en chemin par aucun obstacle, d'autres commencèrent immédiatement à empoigner leurs voisins.

    […]

    C’est ici que le deerhound d’Ecosse que nous connaissons par le gravures de Landseer, montra quelle incroyable vitesse il est capable de déployer. Arabie, chien de deux ans, au lieutenant von Korzfleisch, fit des bonds de 7 à 8 pieds, battant son concurrent, un lévrier jaune à poil ras, qui avait pourtant beaucoup plus d’entraînement. Les deux jeunes soeurs d’Arabi, cotées très haut parmi les favoris, se mirent malheureusement à jouer avant de partir et perdirent ainsi toute chance d’arriver.ᅠ»

     

     

    (source BNF/Gallica)

     

     

  • 1891 - L'acclimatation, le journal des éleveurs

     

    wAccéder à l'article (source coll. MLR) 

  • 1896 - La science illustrée (article)

    1896-06-06

    En ce moment, une jeune Ecossaise obtient, de l'autre côté des Vosges, sous le nom de miss Carlini, un grand succès avec ses chiens. Ils sont très forts sur l'arithmétique; ils forment des pyramides très pittoresques; l'un d'eux danse sur la corde; un autre, qui semble désarticulé, fait le « chien caoutchouc », et passerait presque, au besoin, dans un bracelet.
    Mais c'est surtout, un grand lévrier écossais, dressé depuis longtemps aux sauts en largeur et en hauteur, qui fait l'étonnement du public par l'exercice que reproduit notre gravure, d'après une photographie instantanée.

    Il s'élève à lm,80 de hauteur, sautant par-dessus un échafaudage de tabourets, au sommet duquel est perché un petit chien dont la parfaite immobilité est amusante, et par-dessus le bras tendu de sa maîtresse.

    C'est là un résultat extraordinaire qui nous a semblé digne d'être signalé à nos lecteurs. La Science illustrée a déjà consacré un article au cas plus extraordinaire peut-être encore du célèbre cheval Ontario, qui, portant son cavalier, franchissait une barrière

    de 2m,10 de hauteur.

     

    VICTOR DELOSIÈRE.

     

       Accéder à l'article original (source Gallica).

  • 1899  - Les courses de lévriers (Alfred de Sauvenière)

    Le deerhound ou lévrier d'Écosse.

     

    - Lévrier écossais, deerhound, staghound désignent le même animal, et ces expressions ont été employées indifféremment par plusieurs auteurs, à tort en ce qui regarde le Staghound, qui est un chien courant d'équipage pour le cerf.

    Deerhound et staghound ont été mis, par ces auteurs, en tête de classifications dont les détails sont devenus diffus à force d'être subtils.

     

    Le lévrier d'Écosse - qu'il ne faut pas confondre avec le greyhound d'Écosse que nous verrons plus loin - est, avec celui d'Albanie, un des plus beaux spécimens de la race canine.

    Il est employé en meute dans les grandes chasses à courre de l'Angleterre, de l'Allemagne et de la Russie. Il sert principalement à la poursuite du gros gibier déjà blessé.

    Les individus de la race pure sont devenus rares, même en Angleterre; on ne les retrouve guère que dans le Highland de l'Écosse, dans les montagnes du haut pays.

    Les chenils du château de Balmoral, résidence d'été de la reine Victoria, contiennent de très beaux sujets appartenant au prince de Galles; mais je ne pense pas que le prince les emploie à la chasse.

     

    Quelques auteurs, ai-je dit, ont établi une distinction entre le « lévrier d'Écosse» et le deerhound (chien à daims). Pour eux ce deerhound et le staghound, d'un autre côté ne sont qu'un même animal.

     

    «Le lévrier d'Écosse, nous disent ces auteurs, est identique de formes et d'habitudes au pur lévrier à daims; il n'en diffère qu'en ce que ce dernier porte la tête plus haute que le lévrier écossais, lorsqu'il est en chasse, parce qu'il prend cette attitude pour porter bas son gibier, le lièvre. »

    Voilà certes une différence de race établie d'une façon aussi spécieuse qu'embrouillée.

    Le lévrier d'Écosse et le deerhound sont pour moi un même animal. La seule différence qui peut exister entre les deux ne gît que dans la force et l'épaisseur musculaires, supérieures chez le lévrier d'Écosse proprement dit. Et cette différence même ne peut être considérée comme générique, attendu qu'elle est le résultat de l'entraînement et de l'éducation.

    Dans les montagnes sauvages du haut pays, du Highland, le lévrier est employé à la chasse du cerf qui y est d'une force considérable; plus au midi, sur les frontières d'Angleterre, vers le Cumberland et le Westmoreland, dans les forêts à daims (deer forests) la chasse est moins dure, plus civilisée.

    Les rudes highlanders possèdent et élèvent un lévrier qui devient généralement plus puissant que le même animal du law-land, du bas pays.

    Les lévriers d'Écosse ont le poil rude et fourni, plus dur et plus serré vers les joues et le museau que dans les autres parties du corps; c'est, du reste, à cette particularité que l'on reconnaît le plus ou moins de pureté de la race.

    La couleur de la robe varie du gris de fer - la plus estimée - au fauve roux, en passant par le taché gris et jaune, ou blanc et noir. La tête est petite, le haut du crâne élevé et pointu; les oreilles sont droites, avec l'extrême pointe retombant ; l'œil, brun clair, est d'une vivacité extraordinaire, mais le regard est bon et doux. La queue est longue, légèrement cambrée à son extrémité et garnie de poils relativement courts.

    Très passionnés pour la chasse, ces lévriers sont de vaillantes bêtes, douées d'un courage et d'une intelligence remarquables, comme l'indique suffisamment du reste la forme de la boîte cervicale. Dans les montagnes d'Écosse, il serait impossible de les remplacer par d'autres chiens de chasse.

    Le lévrier écossais a le nerf olfactif développé, et il suit parfaitement, sans défaut, une piste froide. En chasse, ils peuvent prendre rang comme les plus rapides et en même temps les plus durs à la fatigue. On en a vu tenir un cerf sans faiblesse et le porter bas après une course de plus de 80 kilomètres.

    Une ancienne chronique de sports mentionne les incidents d'une chasse avec ces lévriers, qui fut tellement menée par l'animal de chasse que tous les chiens de la meute, moins deux, étaient tombés harassés le long de la voie. Lorsque les chasseurs rejoignirent les deux chiens restants, ils les trouvèrent expirants près du corps du cerf mort lui-même de fatigue.

    La taille du lévrier d'Écosse varie de 76 à 80 et même à 90 centimètres. La longueur, de l'épaule à la vertèbre caudale, est de 1 m, 10 en général.

    Le célèbre peintre d'animaux Sir Edwin Landseer était un grand amateur de ces chiens; plusieurs de ses plus belles toiles ont pour personnages principaux des lévriers écossais, chassant dans les montagnes du highland, au sommet des pics neigeux, accompagnés de piqueurs vêtus du costume pittoresque des highlanders.

    Walter Scott aimait beaucoup le deerhound: il était toujours suivi de quelques-uns de ces beaux animaux, et il a pris grand soin, dans plusieurs de ses romans, Guy Mannering, Waverley, The Monastery, de combattre le préjugé établi contre leur intelligence et leurs instincts d'affection.

    La plupart des auteurs anglais qui ont écrit sur le chien attribuent l'origine du lévrier d'Écosse au croisement du pur lévrier anglais à poil ras, avec une lice de Saint-Hubert noire ou greffier du roi. De là, disent-ils, le nez exquis réuni à la vitesse. Mais d'où viendrait alors le poil long et rude ? De l'influence du climat froid et brumeux.

    Dans l'Angleterre proprement dite, le déboisement et le défrichement des forêts n'ont plus permis la conservation du grand gibier, et la chasse au cerf a presque totalement fait place à celle du renard.

    Même dans certains des domaines royaux, où l'ancien sport du stag-chasing est encore en honneur, on emploie des meutes composées de limiers de forte taille, qui sont des foxhounds très doublés et qui ont pris le nom donné aux lévriers écossais: staghounds.

     

     

    Du reste, cette chasse au cerf, en Angleterre, est devenue presque totalement artificielle. On amène, au rendez-vous de chasse, un superbe dix-cors, ou quelque belle troisième ou quatrième tête dans une boîte ad hoc, et on débouche, presque au nez des chiens. Souvent l'animal échappe à la meute; on cite un cerf, dans le domaine de Windsor, qui a été comme cela lancé une douzaine de fois et à qui on a fini par donner des invalides bien mérités, dans le parc du château.

     

  • 1907 - Les chiens, le gibier et ses ennemis (le deerhound et son gibier)

  • 1912 - Sport universel illustréᅠ - article très détaillé sur la race

    LE DEERHOUND ÉCOSSAIS

     

    Que l’on admette avec Darwin que toutes les races de chiens soient issues d’une souche commune de quelque canis primævus ou bien d’une variété de loup aujourd’hui disparue, on doit reconnaître en tout cas qu’une famille entière, sensiblement modifiée dès la plus haute antiquité, a conservé depuis sa physionomie et ses principaux caractères ; nous voulons parler des lévriers qui furent les auxiliaires de nos ancêtres chasseurs et contribuèrent, par là même, à établir les bases de la civilisation.

    Les lévriers, qu’ils fussent à poil rude ou à poil ras, étaient utilisés pour poursuivre et prendre de vitesse les animaux sauvages, ainsi qu’il est raconté dans bon nombre de manuscrits anciens, sous forme de dialogues ou de traités.

    Lorsque les artistes primitifs commencèrent à illustrer leurs ouvrages, les chiens représentés rappelaient toujours de près ou de loin la silhouette des lévriers.

    Dans la primitive Ecosse, les fougueux chasseurs de cerf et de loup, établis dans le nord, se servaient déjà d’un chien remarquable par sa taille, sa rapidité et son courage. Cet animal est l’ancêtre du deerhound.

    « Lorsqu’un de ces chiens, raconte Dalziel, venait à disparaître d’un clan, et était recueilli par un autre, à la suite d’un déplacement de chasse, il en résultait une haine profonde et de sanglants combats. »

    Dans les terres basses et découvertes on recherchait des chiens plus légers et plus agiles pour prendre les lièvres. Arrian distingue déjà à son époque un lévrier à poil ras qui avait évidemment la même origine.

    De siècle en siècle, la diversité des soins, les changements de climat, les régimes différents modifièrent peu à peu les types comme taille, poils et robe.

    Bien qu’on ne puisse s’en rapporter aveuglément aux textes anciens souvent faussement interprétés, et dont les auteurs ont confondu quelquefois les chiens chassant par le nez et ceux chassant à vue comme le lévrier, il ressort cependant de nombreux récits que celui-ci fut aussi le favori des chasseurs et sportsmen du moyen âge. Il fut même le héros de nombreux poèmes où le merveilleux le dispute au réel, et le fameux « Gelert » donné par le roi Jean à son gendre Llewellyn, et chanté dans le poème de Spencer, était un lévrier qu’on a tout lieu de considérer comme deerhound.

    Successivement, sous les règnes d’Edouard III, d’Henri IV d’Angleterre, et plus tard sous celui d’Henri VIII, sont écrits des traités où le lévrier et les chasses pratiquées avec lui sont étudiés avec un grand luxe de détails.

    Le docteur Johannes Caius, qui écrivit sous le règne d’Elizabeth un livre intitulé Les Chiens anglais, établit nettement la distinction entre les lévriers à poils ras (plus petits) et ceux à poils rudes (plus grands), ainsi que les sortes de bêtes qu’ils doivent chasser.

    C’est d’ailleurs de cette époque que datent les premières épreuves de « coursing » courues, non sur des lièvres, mais sur des chevreuils avec des deerhounds, à Cowdry Park, dans le domaine de Lord Montacute, devant « la reine Elizabeth qui assista à la prise de seize chevreuils après son dîner ».

    Un peu plus tard, le « coursing » fut établi selon des règles définies ; des clubs se formèrent, et ce sport devint un des plus attrayants et des plus goûtés de la haute société anglaise.

    Naguère quelques tentatives plus ou moins heureuses avaient été faites en France pour y établir des courses de lévriers. Grâce à la vigoureuse croisade menée récemment par M. Marcel Boulenger, le « coursing » compte maintenant chez nous au nombre des distractions favorites de nos élégants.

     

    Si le greyhound, sorte de pur-sang de la race canine, est le compagnon rêvé du dandy et compose, aux côtés d’une gracieuse silhouette féminine, la plus précieuse des estampes, le deerhound, au contraire, nous semble le chien qualifié pour devenir l’ami du gentleman-farmer, du gentilhomme vivant sur ses terres, accomplissant de longues chevauchées par monts et vaux, sous la pluie ou la tempête, et tenant à garder près de lui un camarade fidèle, un gardien vigilant et rapide à la fois.

    Quant à nous, nous n’hésiterions pas un instant à placer à la tête de toute la famille ce magnifique animal, à l’imposante silhouette, et qui doit à sa taille élevée et à son poil embroussaillé le cachet de noblesse triste et d’aristocratie lointaine qui lui est particulier. Il est d’ailleurs probable que c’est lui dont le type s’est conservé le plus pur et le plus près du modèle ancestral parmi tous les lévriers, maintenant que le gigantesque wolfhound est disparu.

    Il serait trop long de mentionner ici les théories, discussions ou descriptions au sujet du lévrier écossais ; il faut cependant rendre hommage aux pages sublimes qu’écrivit Walter Scott sur cette illustre race. Le célèbre romancier anglais, « l’Enchanteur du Nord » comme on l’appelle outre-Manche, avait été frappé, lui aussi, par la majesté d’allures et la noblesse distante du deerhound ; il n’y avait pas d’animal plus digne d’accompagner ses héros et de jouer un rôle dans les hauts faits et les prouesses que sa plume magique leur faisait accomplir.

    Nous ne pouvons résister au désir de citer ici la poétique description de notre lévrier préféré, faite par un des héros du romancier, le chevalier de Gilsland : « La créature « La créature la plus parfaite du ciel, de la vieille race du Nord, à la poitrine profonde, à la queue puissante, de couleur noire, bringée sur le poitrail et les jambes, sans mouchetures blanches, à peine nuancée de gris, assez forte pour renverser un taureau, assez rapide pour atteindre l’antilope. »

    Le deerhound arrivait alors à son apogée ; il était très recherché par les fervents du « deerstalking ».

     

    Il eut encore la bonne fortune d’inspirer un des plus célèbres animaliers anglais de l’école de 1830, Sir Edwin Landseer. Dans bon nombre de ses compositions et dans les plus heureuses, figure au premier plan le lévrier écossais. Qu’il s’agisse d’une battue aux cerfs dans les Highlands, de la prise tragique d’un dix-cors dans de sombres rochers, ou bien d’une scène d’intérieur, l’artiste a peint avec amour ses modèles qu’il connaissait à fond ; il a tiré un maximum d’effet de ces souples et majestueux animaux auxquels ses tableaux empruntent un si grand caractère.

    On a écrit, depuis, que Landseer avait notablement contribué à la vogue du deerhound ; qu’on nous permette de renverser la proposition et d’affirmer que le modèle a non moins contribué à la célébrité de l’artiste.

     

    Le deerhound (mot à mot : chien à daims) était couramment employé au siècle dernier par les chasseurs de daims et de cerfs ; lâchés un à un sur l’animal blessé, les chiens (par couple généralement), après une course plus ou moins longue, après des efforts inouïs à travers les pays vallonnés où se pratiquait cette chasse, arrivaient à saisir l’animal blessé et à le porter bas.

    Nombre de sportsmen anglais et écossais se livraient avec passion à la chasse du cerf à l’affût dans les Highlands en même temps qu’à l’élevage suivi du deerhound. Parmi ceux-ci le duc de Leeds possédait une famille des plus connues et des plus irréprochables comme beauté et qualités. D’autres amateurs célèbres furent M. Horatio Ross, le lieutenant-colonel Juge, M. Mac Neil dont l’étalon « Buskar » eut l’honneur de servir de modèle à Landseer. Tous ces sportsmen ont écrit sur leur favori des pages précieuses où l’amateur peut trouver à s’instruire et se documenter.

     

    Généralement ils sont d’accord pour affirmer que la taille du deerhound ne doit pas dépasser 0 m 76 à l’épaule ; la taille utile varie, d’après eux, entre 0 m 7 l et 0 m 76 pour les mâles, 0 m 65 à 0 m 68 pour les femelles.

    Les chiens de M. Mac Neil, dont la taille ne dépassait pas 0 m 70, étaient capables de forcer et d’abattre un cerf non blessé ; il était donc inutile d’exagérer et d’avoir des chiens trop grands dont on utilisait les services seulement pour retrouver les animaux blessés.

    La crainte manifestée par tous les amateurs de deerhounds d’augmenter exagérément la taille venait surtout de l’appréhension de voir infuser un sang étranger dans une race qu’ils considéraient à juste titre comme s’étant conservée des plus pures.

    C’est au même sentiment qu’ils obéissaient en insistant sur la beauté de forme des oreilles qui doivent être petites, douces, repliées et serrées contre la tête « comme chez le greyhound », et rappeler au toucher le poil de la souris.

    En outre, la taille et la forme étaient beaucoup plus importantes que la couleur au dire des amateurs de la belle époque (jusqu’au milieu du siècle dernier), et presque tous admettaient un peu de blanc à la poitrine, voire même aux pieds et aux jambes.

     

    Les éleveurs sérieux ont continué depuis à s’attacher avant tout « à la perfection de la forme, de façon à allier la vitesse à la force ».

    Le poids généralement admis est de 39 à 47 kg pour les mâles, 29 à 36 kg pour les femelles. Le corps et la conformation générale doivent rappeler avec plus de taille et d’ossature le greyhound : poitrine plus profonde et plus large, reins et dos arqués pour faciliter les foulées de galop dans les montées ; c’est pour cette même raison que l’arrière-train doit être très puissant afin de permettre les terribles efforts nécessités par l’escalade des collines ; les hanches sont écartées, musclées ; les jarrets larges et plats et légèrement coudés pour aider à une détente rapide. Le poil doit être dur et rugueux sur tout le corps ; plus doux sur la tête, la poitrine et à la frange des jambes. D’ailleurs les portraits que nous avons pu réunir donneront mieux l’idée du parfait deerhound que la description la plus détaillée.

     

    La grande précision des armes modernes et aussi l’extrême morcellement des forêts et droits de chasse auront vite restreint et à peu près supprimé l’emploi du deerhound. Les grands propriétaires fonciers et les chefs de clan qui conservaient encore la jouissance de leurs immenses domaines comprirent rapidement quels revenus ils pourraient retirer de leurs étendues de bruyères et de leurs pittoresques collines.

    Alors plus de chasse possible avec le deerhound, car celui-ci, poursuivant un animal blessé, effrayait toute la harde et faisait les émigrer animaux dans les lots voisins. Dans beaucoup de baux on stipula même l’interdiction de ce chien.

    Si l’usage du lévrier d’Ecosse s’est limité, son élevage n’en est pas moins resté très florissant. Le général Hugh Ross et le colonel David Ross faisaient primer, en 1865 et 1866, un deerhound parfait comme poil, taille et harmonies de formes : Oscar.

    Plus tard des éleveurs connus, comme MM. Pershouse Parkes, Masters, Lewis, s’adonnèrent avec ferveur à l’élevage de cette magnifique race et produisirent des chiens encore célèbres par la symétrie de leurs formes, la perfection de leur pelage et l’harmonie de leurs proportions. Le célèbre champion Morni, dont la couleur bleu foncé faisait les délices des connaisseurs, la lice Brenda, l’étalon Wallace comptent parmi les plus connus de ceux qui contribuèrent à maintenir les caractères du deerhound correct.

    Il ne faut pas croire, en effet, qu’il soit si aisé de produire, même de nos jours, un champion.

    Cette difficulté s’accroît encore lorsqu’il s’agit d’une race de chiens qui doit unir à la taille la force et la vitesse, la qualité du pelage, la distinction, enfin cet air de « race » qui ne se définit pas mais se manifeste ipso facto aux yeux de l’amateur éclairé.

    Par suite d’un paradoxe dont notre époque (est coutumière, c’est de nos jours où l’usage du deerhound comme chien de chasse est très limité, que ce magnifique animal approche de la perfection. Ce fait s’explique cependant, grâce à l’existence de certains admirateurs fervents en même temps qu’éleveurs avertis ayant profité de l’expérience de leurs devanciers et possédant des procédés d’élevage plus perfectionnés.

     

    Mais l’Angleterre ni l’Ecosse n’ont plus le privilège de réserver chez elles ces sportsmen d’élite, et l’on ne peut parler du deerhound sans citer notre compatriote, M. Dumoulin qui s’est adonné avec tant de compétence depuis de longues années, à l’étude de cette race. C’est à son obligeance que nous devons quelques-unes des photographies qui illustrent cet article ; elles montreront à nos lecteurs jusqu’à quelle perfection de forme et quelle élégance de silhouette peut atteindre le lévrier d’Ecosse.

     

    M. Dumoulin n’a pas craint de s’imposer de lourds sacrifices pour importer d’Ecosse des animaux comme «Champion Duncan », un des étalons les plus typiques de notre époque et dont la robe bringé clair avec taches fauve doré et les extrémités foncées sont des plus appréciées dans la race ; la belle lice « Elwyn-Ruth », également champion et qu’on dirait sortie d’une toile de Landseer ; « Champion Ronan », bringé clair dont la physionomie et l’expression rappellent tout à fait les chiens de l’ancienne famille dite Gruarach que l’on considérait comme la meilleure et la plus pure d’Ecosse et qu’avait cultivée avec tant de sollicitude M. Malcolm Clarke.

    Nous donnons également le portrait d’un deerhound primé en France, il y a une trentaine d’années ; on verra combien ce chien, qui a de la race cependant, pèche par l’arrière-main, le manque de coffre, des aplombs défectueux, le rein mal soudé, et comme il est loin de soutenir la comparaison avec ses brillants compatriotes actuels. On peut donc affirmer, malgré certaines opinions émises récemment, que cette belle race est plus que jamais florissante. Comme qualités morales, nous pouvons en toute connaissance de cause vanter son excellent caractère, son intelligence très éveillée et sa fidélité à toute épreuve.

    Cela ne suffit-il pas pour en faire le compagnon rêvé du gentilhomme et du sportsman ?

     

    Léon CORBIN.

     

    (source BNF/Gallica)

     

  • 1913 - Sport universel illustré  (43e expo canine de Paris)

    Les deerhounds. — Il est assez rare de voir un lot nombreux e ces chiens sur la Terrasse de l'Orangerie. Cette année, grâce à quelques exposants d'élite, plusieurs sujets intéressants défilèrent dans le ring.

    M. Dumoulin avait envoyé son bel étalon, Champion Duncan, toujours vert, malgré ses sept ans et en excellente condition de poil.

    Un de ses fils, Earl of Bersac, hors de champion Ellwyn Rutt, obtenait le 1er prix des mâles, tandis que la soeur de celui-ci, Lady Rowena of Bersac, à Mme la baronne de Bondeli, obtenait le 2e prix des femelles.

    Ces deux jeunes chiens sont solidement charpentés, avec une belle direction d'épaules et l'arrière main puissant, comme il est nécessaire pour des chiens destinés à fournir des efforts violents en terrain accidenté. Sous poil bringé foncé, avec la tê te très caractéristique, des membres excellents, ils représentent bien le prototype du deerhound tel que l'a peint Landseer; peut-être pourrait-on leur reprocher leur manque de taille, mais les  chiens n'ont qu'un an et grandiront encore.

    Trois deerhounds, d'un modèle plus important, étaient exposés par M. Jean Lindet.

    Fhin, 2e prix des mâles, est correct de tête et de poil, mais le chien n'est pas irréprochable dans son arrière-main et paraît légèrement décousu: nous lui préférions Ralph, mention très honorable, chien un peu léger mais d'une bien jolie silhouette.

    La chienne Clélia, classée première, était sensiblement moins bonne que sa rivale de l'élevage Dumoulin, dont nous avons parlé; de plus, elle manquait de coffre ; or le deerhound doit posséder une poitrine suffisante pour y loger des poumons puissants; il doit être, en somme, bâti comme un excellent greyhound, avec une ossature encore plus développée.

    (…)

    Disons tout d'abord que le classement opéré par M. Van Muylen (qui jugeait aussi les deerhounds), avec M. Caron comme assesseur, a été approuvé à l'unanimité. Comme on le sait, M. Van Muylen établit ses jugements d'après un type de chien imaginaire si l'on veut, mais bien défini, et classe les animaux qui lui sont présentés d'après la façon dont ils se rapprochent plus ou moins de ce type. C'est un système excellent, puisqu'il ne subit en rien les différentes variations que pourrait vouloir imposer la mode. Celle-ci n'a rien à faire au sujet d'une race qui est, avant tout, une race de sport en son pays et qui, espérons-le, va bientôt le devenir dans le nôtre.

     

    article complet /
    page 416 n° 881,

    juin 1913

    43e expo canine de Paris

  • 1925 - Elevage du Clos Béguin (revue "La vie à la campagne”)

    UN MERVEILLEUX LOT DE SUJETS COMPORTANT DES CHAMPIONS QUE LA QUALITE PERMETTRAIT D’ENGAGER AVEC SUCCES DANS LES EXPOSITIONS D’ANGLETERRE ASSURE A L’ÉLEVAGE DU CLOS-BÉGUIN UNE LIGNÉE DE REPRODUCTEURS D’ÉLITE.

     

    M. JACQUES BOULANGER a, en quelques mots, admirablement caractérisé ce bel et noble animal de chasse qu’est le Lévrier d’Écosse, qui, dans les vastes contrées du Canada, sait impitoyablement tuer le grand loup des prai­ries: « Fort et fin comme une lame d’acier, souple et résistant comme elle, le Deerhound est le plus charmant des compagnons et un admirable animal de sport. »

    CARACTÈRES MORAUX

    Comme tous les Lévriers, le Deerhound ou Lévrier écossais (Highland greyhound, le nomme­-t-on encore parfois en Écosse) est un chasseur. C’est même un chasseur remarquable pour le gros gibier : daim, cerf, loup. Un amateur canadien, possesseur d’admirables animaux de chasse, avec lesquels il chasse le grand loup des prairies dans les vastes plaines neigeuses de l’Amérique du Nord, projette de chasser l’antilope en Afrique avec des Deerhounds, tant il a confiance en leur vigueur et en leur rapidité.

    En France, où il est interdit de se servir de Lévriers pour la Chasse, le Deerhound est, avant tout, un chien de luxe, de garde, un compagnon de promenade ou de sport. Il se fait remarquer par son intelligence qui le rend apte à tous les usages, par sa force qui peut en faire un redoutable adversaire, par sa grâce, par une sorte d’indolence plus apparente que réelle, par sa docilité qui lui permettent, malgré sa taille, de tenir sa place dans un salon, par sa vitesse qui en fait l’ami du cava­lier. Il est avec cela loyal et affectueux pour son maître et souvent distant pour les étrangers. Son poil, allant du gris bleu au bringé marron, est rude; il lui donne un aspect plus fruste que celui de maints autres Lévriers, auxquels il ne le cède cependant en rien pour l’élégance des lignes. Ce poil est assez épais pour le rendre résistant au froid, à la pluie et aux intempéries; il n’est pourtant pas nécessaire de le toiletter constamment.

    ORIGINE DU DEERHOUND

    Un panneau de la Royale Académie de Londres com­porte un remarquable tableau : la Battue au Cerf, du célèbre peintre animalier anglais sir Edwin Landseer, que notre con­frère Henry Sodenkampf a ainsi commenté :

    « La scène que représente le tableau se passe dans les Highlands (hauts plateaux) d’Écosse. Une harde de cerfs, dont plusieurs ont été dotés par l’artiste de bois superbes, tels qu’on en voit rarement réunis dans une même troupe, vient de passer en galop furieux devant l’endroit où le chasseur dissimule sa présence. La balle de sa carabine se chargeant par la bouche a abattu, à très courte distance, un des rois de la forêt. Le chasseur retient les deux Deerhounds qui l’accom­pagnent, tandis que le garde recharge le fusil. Et le disciple de Nemrod a raison de retenir ses beaux Lévriers écossais, car la balle pénétrant au défaut de l’épaule a frappé à mort le cerf majes­tueux. La poursuite sera donc inutile, selon toutes probabilités, et les grands Lévriers n’auront pas à lutter de vitesse avec le cerf blessé, pour le forcer et au besoin le tenir en respect ou même, d’après les circonstances, le terrasser jusqu’à l’arrivée du chasseur.

    Le tableau de Landseer date d’une époque où les battues aux cerfs étaient encore en vogue, alors qu’actuellement les chasses aux cerfs se font pres­que exclusivement à l’approche. Le Deerhound, cependant, continue à rendre les mêmes services dans quelques chasses. Il est resté le chien pour la chasse au cerf et au daim, comme son nom l’in­dique. On les voit bien rarement à nos expositions, ces grands et fiers Chiens, si typiques pourtant, si dignes de devenir les favoris de quelques-uns de nos grands amateurs, et cela d’autant plus que les Deerhounds sauraient parfaitement lutter de vitesse dans les Courses en ligne droite organisées en Belgique pour les Lévriers anglais et les Bar­zoïs.

    Le Lévrier à poil dur ou « rough Greyhound» appartient aux races dont les Anglais sont fiers à juste titre comme appartenant exclusivement aux Iles Britanniques. Le Deerhound était déjà employé par les Anglo-Saxons pour chasser le sanglier, le loup et les diverses sortes de cerfs. A travers les siècles, il a porté les noms les plus différents : "Chien de loup irlandais», « Lévrier écossais», « Lévrier à poil dur », « Lévrier des hauts plateaux». Plusieurs écrivains ont prétendu que le Deerhound provenait de l’ancien Wolfhound irlandais, d’au­tres plaident une cause contraire et disent que les Irlandais se sont servis du Deerhound pour faire leur Wolfhound. Le fait est que le Wolfhound ancien a complètement disparu, et ce que l’on ex­pose actuellement comme Wolfhounds ne sont que des croisements de Deerhounds avec des Dogues allemands.

    Le fait de posséder un Deerhound était autrefois la caractéristique d’une personne de qualité. Ces Chiens avaient une grande valeur; un manu­scrit ancien publié par le Rév. T. W. Sneyd nous apprend qu’en l’an 800 un meurtre fut commis et que le coupable fut condamné à payer 200 marks, dix Deerhounds et dix faucons ! »

    Une vieille gravure écossaise trouvée dans un coin de Normandie, datée des environs de 1830, montre aussi de beaux spécimens de Deerhounds accompagnant les chevaux du seigneur chargés des cerfs qu’ils viennent de mettre à mort. Les méthodes de chasse au daim ont sans doute évolué depuis cette époque, mais les lignes générales du chien sont demeurées les mêmes, avec cette diffé­rence de détail qu’il apparaît un peu plus étoffé, plus musclé que ceux des familles dont on a fait exclusivement des Chiens de luxe ou de compagnie; mais leur type aristocratique n’a pas varié.

    Pour les amateurs qui ont la passion du poil dur, le Deerhound a vraiment belle allure. Il est bâti en galopeur, en même temps qu’il offre l’assu­rance d’une force et d’une résistance supérieures à celle des autres Lévriers. Peut-être ne pourrait-il pas toujours lutter de vitesse avec le Greyhound, mais il galope plus longtemps : l’effort est moins vivement soutenu, mais il l’est sur une plus longue distance. Le Deerhound se fait de plus en plus rare en Écosse, son pays d’origine, les propriétaires ayant dû réduire ou supprimer leurs meutes; mais il reste des amateurs qui maintiennent la race et présentent des sujets dans les expositions.

     

    UN BEL ELEVAGE

    Il n’existe, à notre connaissance, qu’un seul Élevage de Deerhounds en France, mais un Élevage de qualité que vous pouvez considérer comme modèle autant par la qualité de ses sujets, capables de concourir au succès avec les plus beaux spécimens britanniques que par ses installations parfaitement et logiquement comprises, c’est celui du Clos Béguin, à Notre-Dame-du-Vaudreuil, dont les succès dans les concours sont nombreux (1). M. Violet, le talentueux cinégraphiste de la Bataille et d’autres admirables films, et Mme Violet ont transformé une vieille masure normande en une ravissante habitation aux champs et aménagé leur propriété en un élevage d’amateur fort original dont les installations comprennent : chenils, poulaillers, pi­geonniers, volières, rucher, cours d’ébats avec parcours, terrain d’entraînement ou champ de courses pour les Chiens. Vous trouverez le plus grand intérêt à lire la description et à contempler les images de cet ensemble dans un prochain numéro.

    Mme Violet s’est particulièrement enthousiasmée pour le Deerhound dont elle a commencé l’élevage en 1914 et qu’elle a surtout développé après la guerre. Elle possède aujourd’hui une meute d’une vingtaine d’étalons, de lices et de jeunes d’un modèle à la fois élégant et robuste, le type du vrai chien de chasse, du chien de travail.

    Les deux premiers reproducteurs de son Chenil après la guerre furent la lice Dourga et l’étalon Romney. Elle importa ensuite plusieurs autres sujets, dont le plus célèbre est Champion Malcolm, né en 1921, dont le père est Wallace et la mère Lilliaz, qui fit sensation et décrocha les prix dans toutes les expositions continentales où il fut exposé. Bringé gris, au poil rude, aux yeux très foncés, c’est le type parfait du Deerhound.

    Les principales lices sont Dourga, inscrite au livre des origines du Kennel-club, Chienne importée dont le père est Colin of Runtania et la mère Yvette of Runtania, tous deux inscrits au Kennel-Club; cette Chienne remporta les premiers prix partout où elle fut présentée. Annott, au poil rude bringé marron foncé, aux yeux grands et foncés, au masque noir dont le père est Britons boy et la mère Shenlack Beulat; Aïcha, du Clos-Béguin, née à l’élevage dont le père est Romney et la mère Dourga, etc. Ce sont des sujets de qualité, point de départ de fort intéressantes lignées dont les présentations en groupe dans les expositions font sensation. C’est ainsi que le lot unique de huit Deerhounds exposé pour la première fois en France et à l’étranger remporta plusieurs prix d’honneur.

     

    APPRÉCIATION MOTIVÉE

    Voulant se faire une opinion beaucoup plus nette encore sur la valeur de ses sujets; par comparaison avec ceux que l’on présente dans les expositions anglaises, Mme Violet tint à visiter en Février dernier le grand « évent » qu’est l’exposition canine de Cruft, où elle a fait les observations suivantes:

    Les Deerhounds qui lui parurent être les meilleurs et qui lui ont le mieux plu furent ceux d’une Écossaise, miss Laghrey. Ils présentaient une forte structure, de belles têtes, une excellente pigmentation. Les autres étaient du même sang que quelques sujets du chenil du Clos-Béguin. Mme Violet ne partage pas toutefois l’opinion des juges anglais en ce qui concerne la taille des Chiens de cette race, Il semble qu’on ait tendance à vouloir abaisser la taille du Deerhound, elle préfère un Deerhound mesurant 77 cm  et pesant 36 kg à un Deerhound mesurant 70 cm    et pesant 30 kg. Elle est d’accord en cela avec les rares chasseurs qui se servent de ce Chien. Un Canadien estime que le Deerhound constituant son idéal comme travailleur mesure 77 cm. 5 à 17 mois et pèse 36 kg.; c’est un chien très puissant et qui sait tuer son gibier. Ce chasseur, qui chasse surtout le daim et le loup, m’écrit: « Les qualités idéales à obtenir d’un Deerhound sont le courage, la rapidité, la puissance qu’il met en première ligne comme chien de travail. Il a constaté invariablement que le plus apte à tuer le gibier possède toujours une puissante avant-main et beaucoup de force. n est évident que ce chasseur tient pour les plus beaux de ses chiens ceux qui savent le mieux atteindre le gibier et le mettre à mort. Les Deerhounds que ce Canadien a vus à Cruft seraient pleins de défauts, mais ces défauts ne frappent pas le juge qui, partant d’un autre point de vue, examine d’abord les qualités esthétiques du Chien. Ne faudrait-il pas classer les Deerhounds en deux séries? Beauté, travail? J’avoue que mes préférences, ajoute Mme Violet, iraient à la bête de travail, car en somme la beauté d’un sujet doit être en relation directe avec son aptitude au travail de la chasse. »

    Le chien de ce type doit aussi marquer son aptitude par ses actions. Tout en étant bon sauteur, il doit, en course, à la poursuite du gibier, loup ou daim, faire de longues foulées, rasant bien la terre plutôt que « steeper »; aussi procède-t-on ici à une sélection sévère en ce sens. On veut aussi très peu de clair sur le devant, une couleur plutôt soutenue, un poil rude, une poitrine plus profonde que large, des membres très musclés, robustes, vigoureux, en un mot plus le chasseur que le chien de compagnie.

     

    LE TYPE IDEAL

    Voici la description du Deerhound d’après le « standard» du   Deerhound Club britannique :

    Tête plus large entre les oreilles, se rétrécissant très légèrement vers les yeux, tandis que le museau s’amincit considérablement vers le nez. Museau pointu, mais aux dents bien adaptées, aux mâchoires égales et aux lèvres closes. Tête longue, au crâne plutôt plat qu’arrondi, avec une très légère élé­vation au-dessus des yeux, sans pouvoir parler de cassure. Crâne couvert de poil modérément long, lequel est plus doux qu’ailleurs. Nez noir et légè­rement aquilin. Pourtant, chez quelques bleu fauve, cette couleur est bleuâtre. Chez les Çhiens à poil plus clair, un museau foncé est préféré. Le chien doit avoir une bonne moustache de poil plutôt soyeux et une barbe nettement visible.

    Yeux foncés; ils sont généralement brun foncé ou couleur noisette. Un œil très clair est peu estimé. L’œil doit être modérément plein, avec un regard bienveillant au repos, mais très éveillé et inspecteur des alentours quand l’attention est attirée sur quelque chose. Les bords des paupières doivent être noirs.

    Oreilles attachées haut et, au repos, repliées en arrière comme celle du Greyhound. Elles dépassent le niveau de la tête, en conservant leur pli, quand le chien est excité; toutefois, il arrive que les Chiens les dressent à moitié. L’oreille pointue est défectueuse et une oreille épaisse pendant plat contre la tête ou garnie profusément de longs poils est la pire des formes. L’oreille doit être souple et lustrée et rappeler, au toucher, l’oreille de la souris; les plus petites sont les meilleures. Elles ne doivent pas être garnies de longs poils ou de franges. Une légère frange de poil soyeux sur l’oreille même et sur le bout est tout ce qui est permis. Mais, quelle que soit la couleur du Chien, les oreilles doivent être toujours noires ou de nuance foncée.

     

    Cou et épaules

    Cou long, mais comme il convient à un Lévrier; on n’encourage pas les cous trop longs chez le Deerhound, puisque celui-ci n’a pas besoin de se baisser pour saisir son gibier. Le cou parait aussi moins long par le fait de la crinière que tout bon Deerhound doit montrer. Il doit être encore très solide, comme il convient à un chien capable de maîtriser un cerf blessé. La nuque très arquée à sa jonction avec la tête, et la gorge très nettement découpée et proéminente. Les épaules bien obliques, les omoplates bien placées en arrière, laissant peu d’espace entre leurs pointes. Des épaulés chargées et droites constituent un grave défaut.

    Queue assez longue, effilée et descendue jus­qu’à 4 cm de terre et jusqu’à 4 cm en dessous des jarrets. Au repos, la queue est portée parfaitement tombante ou avec une légère courbe. Cette courbe s’accentue quand le chien est excité, mais dans aucun cas la queue ne peut dépasser la ligne du dos. Elle est garnie de poil dru et dur, plus long à l’extré­mité intérieure, une légère frange au bout n’est pas un défaut. Une queue portée en boucle ou enroulée est un défaut.

     

    Corps

    La construction générale du corps est celle d’un Lévrier de grande taille à forte ossature. La poitrine plutôt profonde que large dans le poitrail pourtant nullement étroite ou à côtes trop plates. Rein bien arqué et s’inclinant vers la queue. Le dos droit n’est pas désirable, cette conformation étant considérée comme plutôt nuisible dans les montées et gâtant la ligne générale du corps.

     

    Jambes et pieds

    Pattes de devant larges et plates, aussi droites que possible, avec l’avant-bras et le coude très développés. Pieds serrés et compacts, aux doigts bien arqués.

     

    Arrière-main

    Croupe inclinée, large et puis­sante au possible, avec les pointes des hanches très espacées. Pattes de derrière bien tournées dans les rotules, bien coudées dans les jarrets, doivent avoir une grande longueur mesurées des hanches aux jarrets, lesquels doivent être larges et plats. Des jarrets de bœuf, des jarrets droits, des paturons trop faibles et des orteils entrouverts sont de grands défauts.

    Poil sur le corps, sur le cou et sur les cuisses dur et rugueux, long de 7 1/2 à 10 cm.; plus doux sur la tête, sur la poitrine et sur le ventre. Une courte frange à l’intérieur des pattes de devant et de derrière est admise, mais elle ne doit pas prendre la proportion de franges de collie. Le Deerhound doit produire l’impression d’un chien couvert de poil rude, dur et quelque peu hérissé, mais non d’un chien trop poilu. Le poil laineux est mauvais. Dans quelques familles de Deerhounds, on ren­contre un mélange de poil soyeux et de poil dur : si cela est préférable au poil laineux, cela ne vaut toutefois pas le poil dru, épais, plus ou moins hérissé, dur ou rude au toucher, qui est le vrai poil du Deerhound.

    La couleur dépend du goût du jour; le bleu gris foncé a toujours réuni tous les suffrages, puis viennent le gris clair et le bringé, avec une préfé­rence pour des nuances foncées. Poil jaune et rouge pâle ou fauve rougeâtre à extrémités noirâtres, spécialement quand cela est accompagné de masque et oreilles plus foncés, sont également très appréciés comme étant les couleurs des familles les plus anciennes. Le blanc est rejeté; du blanc au poitrail et aux orteils, ce qu’on rencontre si souvent chez les Chiens les plus foncés est admis, bien que le Deerhound est un chien unicolore. Une liste blanche en tête ou une collerette blanche font rejeter le Chien. Montrez-vous très sévère pour les marques blanches. Un peu de blanc existe parfois ou bout du poil de la queue chez des chiens de la plus belle origine.

     

    Taille.

    Mâles : 71 à 76 cm; femelles : 66 cm et plus. La très grande taille n’est appréciée qu’au­tant qu’elle n’est pas acquise au détriment de la symétrie générale. Poids de 38,5 kg. à 47,5 kg.  pour les mâles, de 29,5 kg.  à 36 kg. pour les femelles. Les grandes Chiennes sont très estimées, il condition qu’elles soient bien conformées.

    Les meilleurs ancêtres sont tous originaires de l’Écosse : Champion Silwood Morven gagna le Championnat à chaque exposition où il parut. Il mesurait 84 cm à l’épaule. Il provenait de pa­rents obscurs, Selwood Hoolochan et Selwood Flora; il n’eut guère de succès comme raceur, et tout permet de penser qu’il s’agissait d’un superbe prodige sans ascendance de qualité. Champion Swift a laissé une tout autre réputation, et la plu­part des célébrités du jour descendent de ce pilier de l’élevage moderne. Il fut le père de Champion Selwood Dhooren, Champion Kelse et Champion Forester; celui-ci fut à son tour un raceur de très grand mérite. Champion Bufford Bender, un chien relativement petit mais typique à souhait; Cham­pion Fingall, Champion Earl Il et Champion Sainl-Ronan’s Ranger, père de quelques-uns des meilleurs chiens. Champion Saint-Ronan Rhyme fut la plus belle chienne Deerhound qu’on ait jamais exposée: elle a gagné partout les premiers prix, les coupes et les championnats.

     

    INSTALLATION BIEN COMPRISE

    Un élevage de l’importance de celui du Clos-Béguin, pour des Chiens de cette qualité et de cette valeur, ne peut être organisé avec des chances de succès qu’autant qu’un logement sain, aéré, parfaitement hygiénique, est assuré aux sujets en même temps qu’ils disposent d’un vaste terrain d’ébats. C’est le cas icic: l’élevage est pratiqué presque en plein air, mais avec des abris suffisants.

    Les adultes disposent de 4 chenils établis chacun pour 2 sujets, avec cour pavée, profond caniveau à l’arrière et à l’extérieur dans lequel s’écoulent les eaux de lavage et les urines. L’équipement est assuré par une vaste niche au toit débordant avec plate-forme en bois devant l’ouverture et à l’arrière avec support plat pour l’eau et un urinoir qui n’est autre qu’un piquet autour duquel on enroule de la paille. Le chien prend ainsi des habitudes de propreté. La cour pavée est toujours propre en avant, car il adopte un coin de la partie arrière comme water-closets.

    Pour la période de parturition, les chiennes dis­posent d’un petit bâtiment avec une vaste niche dans laquelle chacune d’elles est en parfaite tran­quillité avec sa progéniture : mère et jeunes peu­vent se coucher sur une épaisse litière facilement renouvelable et en avant d’une vaste cour pour les premiers ébats. Comme le chenil des adultes, celui­-ci est exposé au soleil levant.

    Aussitôt après le sevrage, les chiots ont leur « nursery», long chenil couvert, divisé en une dizaine de compartiments dotés chacun d’une niche. Ayant remarqué que les chiots sommeillaient immanquablement à l’intérieur de leur niche, Mme Violet a établi chaque niche de jeunes assez basse et au plafond horizontal. Les Chiots y dis­posent de tout l’espace pour remuer et s’étaler en surface et en hauteur; mais ils ne peuvent se lever pour se livrer à leurs besoins naturels. Aussi sor­tent-ils de la niche pour se libérer, et la litière reste sèche et propre. A midi et le soir, la distri­bution des repas des adultes se fait dehors, devant un vaste pavillon ouvert sur le devant et coiffé d’un haut toit de chaume, lequel leur sert d’abri lorsqu’ils sont lâchés dans la cour.

    Enfin, comme ces animaux doivent se détendre, faire de l’exercice, prendre des galops, on leur a aménagé un vaste champ de course de près de 200 m dans lequel ils sont mis le matin et où ils restent toute la journée. De plus, on les excite au saut au-dessus des lisses, à la barre mobile, etc.

     

    RÉGIME ALIMENTAIRE

    Les Chiots sont élevés comme les chiens de chasse : sevrage tard, puis 3 repas par jour. Le matin, soupe au lait; à midi, légumes et viande crue, le soir, riz. La viande crue est nécessaire aux chiots dont la croissance est assez lente, comme c’est le cas pour maints lévriers. Dans un élevage au grand air comme celui effectué ici, la viande remplace ou évite tous les médicaments à l’exception de quelques vermifuges. Les adultes reçoivent seulement 2 repas par jour : légumes et viande crue, à midi; riz additionné de lait, le soir. Les lices en gestation disposent d’une ration plus forte distribuée de la même façon et aux mêmes heures.

    La conduite de l’élevage des jeunes demande beaucoup d’attention: leurs longs membres se développent irrégulièrement; ils apparaissent sou­vent cagneux; les articulations sont osseuses et présentent comme des déformations au toucher. Il faut à ces sujets une nourriture carnée, beau­coup d’exercice, de liberté au grand air. Il est prudent de ne pas se presser d’éliminer tel sujet qui parait mal conformé et sur lequel on fonde peu d’espoir; il peut se modifier rapidement et se présenter rapidement comme parfaitement constitué et faire un très beau chien.

     

    L’entretien du Deerhound est facile; son poil gris n’est pas trop long pour être peigné et brossé à fond; ses membres nerveux et musclés ne donnent guère de prise à la terre et à la boue. Ne man­quez pas toutefois de multiplier les exercices de sauts, de courses, surtout avec un entraînement progressif. Les installations du Clos-Béguin per­mettent un entraînement parfait pour la mise en condition d’un tel chien de chasse, même s’il ne doit pas chasser, en tout cas d’un chien de course, vite, mais surtout de fond.

     

    Faites aussi du Deerhound le compagnon de vos randonnées équestres. Il s’adapte rapidement comme chien de promenade, de compagnie et même de salon, car il sait occuper un canapé, une chaise longue avec une nonchalance et un laisser­ aller qui lui confèrent un chic tout particulier. C’est un des chiens qui remplacerait par son élé­gance le Berger d’Alsace, que l’on charge, depuis quelque temps, de tous les péchés d’Israël.

     

     

    (1) Mme Violet, étant adhérente à notre Service d’ Arbitrage, l’Elevage du Clos-Béguin est inscrit à notre Répertoire des fournisseurs d’Animaux de race pure.

     

     

     Coll. Claude Engressat et cartes postales coll. personnelle

     

    wAccéder à l'article (source coll. CL. Engressat) 

  • 1929 - Le chasseur français (article sur la race)

    La reproduction de cet article nous a été fourni par Le Musée de la Chasse et de la Nature via la médiathèque SCC. Nous les en remercions.

     

     

    LE DEERHOUND LÉVRIER D'ÉCOSSE

     

    Le Deerhound ou lévrier d'Ecosse était peu connu en France il y a quelques années; on n'en voyait que de rares spécimens ; aujourd'hui, sans être très nombreux, ils sont plus répandus, et nous avons dans notre pays plusieurs chenils qui s'occupent attentivement de cette belle race.

    Les auteurs qui ont écrit sur elle - ce sont surtout des anglais- ne sont d'accord ni sur son ancienneté, ni sur son origine, mais tous déploraient, il y a un demi-siècle, sa grande diminution, provenant, disait-on, de la plus grande facilité de tuer les daims ou les cerfs qu'avaient les chasseurs, munis d'armes à tir rapide avec plus de portée et de précision. On sait que le Deerhound poursuivait le cerf ou le daim dans les montagnes d'Ecosse et que les chasseurs tiraient ces animaux au passage. Un savant naturaliste Brehm va plus loin, il prétend que cette race avait totalement disparu au commencement du x1xe siècle et que son dernier représentant, une chienne nommée "Moïna", fut offert à Walter Scott. Le grand auteur anglais nous a laissé des lignes enthousiastes dans lesquelles il célèbre la beauté des Deerhounds qu'il appelle   "la créature la plus parfaite du ciel"». Il trace de son chien favori un admirable portrait, et l'on dit que la popularité

    de celui que ses compatriotes appelaient "l'enchanteur du Nord", redonna à la vieille race un regain de vie et   un essor qui la firent revivre chez les amateurs de l'époque. Tout le monde sait que "Moïna" fut l'inséparable compagne de Walter Scott, et qu'après une longue vie, elle fut enterrée par son maître, dans le parc d'Abbotsford.

    Il est probable que le Deerhound est surtout répandu depuis la fin du XVIIIe siècle, mais il a toujours été beaucoup moins connu que le Greyhoond, car il n'est pas employé à la course, mais seulement à la chasse. Il est resté pendant longtemps l'apanage de grands seigneurs écossais.

    Aujourd'hui le Deerhound est, comme nous l'avons dit, élevé en France, il est très possible que les courses de lévriers le fassent venir sur le turf, mais en attendant, contentons-nous de le regarder quand il paraît dans un ring d'exposition où il fait toujours belle figure, car c'est un chien magnifique.

    Il est grand, distingué, avec un cachet particulier de noblesse. On s'accorde à reconnaître au lévrier russe ou barzoï, un grand air de distinction, c'est exact, mais le Deerhound avec son poil rude, sa tête haut portée et son regard assuré en a certainement autant que lui.

    C'est un très grand chien ; il mesure jusqu'à 78 centimètres, mais les individus de cette taille sont assez rares en expositions, car la recherche de la taille amène généralement à une construction décousue. Le Standard donne la taille de 71 à 76 centimètres, sans interdire toutefois qu'elle soit dépassée. Les chiennes sont plus petites, elles peuvent avoir 66 centimètres, et même plus, « sans devenir grossières " . Le poids est, pour les mâles, de 38 kg 1/2 à 47 kg 1/2, et pour les chiennes de 29 à 36 kilos.

    La silhouette générale du Deerhound est à peu près celle du Greyhound, mais avec une plus forte ossature : la tête est longue à face antérieure triangulaire, c'est-à-dire, se rétrécissant en triangle de la base du crâne au bout du nez, le crâne est plutôt aplati qu'arrondi, le bout du nez est noir, pointu et un peu arqué. Ses oreilles sont haut plantées, elles sont petites, et au repos repliées en arrière. Lorsque le chien est excité, elles se relèvent en conservant un pli qui en fait retomber le bout. Des oreilles tombant à plat sont un défaut et un indice de croisements. Elles ne doivent pas avoir le poil long, mais être ornées sur les bords d'une petite frange peu fournie. Quelle que soit la couleur du chien, l'oreille sera noire ou très foncée.

    Les yeux sont foncés, le regard doux, le cou bien musclé, en cou de cygne, le dos et le rein forts et puissants, la queue effilée et plantée très bas, les membres doivent être larges et solides, plats plutôt que ronds. Les cuisses fortes et la croupe très puissante ; l'avant-bras et le coude forts et larges, les aplombs de la plus grande régularité.

    Le poil est de la plus grande importance, il est dur, rude, rugueux, épais et serré sur le corps, le cou et les côtes où il mesure environ 8 à 10 centimètres de longueur. Sur la tête, la poitrine et le ventre, le poil est plus doux, comme sur la tête, où il forme des sourcils et une barbe bien marqués. Sur la queue, il est dur et serré, mais jamais touffu ni frisé. Le lévrier d'Ecosse est un chien poilu, mais sans excès. Un poil laineux ne vaut rien, mieux vaut le poil soyeux mélangé avec le poil dur, celui-ci devant toutefois dominer.

    La couleur la plus prisée est gris bleuté foncé, puis viennent, le gris clair, foncé et le bringé, et en drnier lieu le fauve, le rouge foncé et le jaune à marque, mais ces couleurs sont d'ailleurs rares et les éleveurs ne les apprécient guère. Le blanc est proscrit; on n'admet qu'une petite tache blanche sur la poitrine, au bout des pieds ou à l'extrémité de la queue.

    Tel doit être le Deerhound. Il faut reconnaître cependant que le chien parfait est rare. Souvent on voit dans les rings des chiens dont l'apparence est triste et morose, ils portent la tête sans fierté, leur corps est un peu trop long, les membres un peu trop légers, manquant de puissance surtout dans l'arrière-train qui doit être très vigoureux. On comprend qu'il faut à ces chiens-là, un entraînement sérieux et des exercices répétés pour qu'ils puissent prendre les muscles qui donnent cette apparence de force qui est un de leurs plus grands attraits. Le Deerhound réduit au rôle de chien d'accompagnement n'est pas dans son rôle, lui qui est fait pour suivre à toute vitesse, dans les montagnes escarpées de l'Ecosse, les daims et les cerfs. Mais comment faire en France?

    Tels que nous les voyons, en ce moment dans notre pays, ils réalisent en général un type correct, élégant et vigoureux.

    Les personnes qui ont entrepris d'en faire l'élevage, doivent avoir le feu sacré et dépenser beaucoup de peine pour y réussir, il faut les féliciter et les encourager. Il faut également espérer que les courses les verront s'employer à côté des autres races de lévriers, et cela certainement ne sera pas inutile à la race.

     

    J.-B. SAMAT.

  • 1933 - Sport universel illustréᅠ  (article sur la race)

    Source Gallica.LE DEERHOUND (Lévrier d'Ecosse)

     

    Le Deerhound est certainement l'un des chiens les plus décoratifs existant, qu'il soit couché en une pose hiératique devant les grandes cheminées brûlant des arbres, des vieux châteaux féodaux d'Ecosse, ou galopant élégamment pardessus les bruyères en fleurs des Moors.

    La grâce et la majesté se retrouvent dans tous ses mouvements et attitudes et il joignait la plus grande ardeur à la chasse où il était employé. Sa construction lui faisant couvrir un grand terrain dans ces pays montagneux.

     

    Les historiens du temps de la reine Mary disent combien chaque famille seigneuriale tenait jalousement à conserver le sang pur de leurs Deerhounds. Mais la grande popularité de cette race monta au plus haut degré quand la reine Victoria et le prince Albert, faisant de longs séjours à la résidence royale de Balmoral, entretinrent un nombre respectable de Deerhounds, dont on a conservé les noms des meilleurs qui furent: Salomon, Hector et Bran, ce dernier en particulier était un splendide animal, mesurant 30 inches au garrot; il servit de modèle au grand peintre de l'époque, Landseer pour son tableau célèbre, intitulé « High-Life ».

    Daphné de la Fenotte.Sir Walter Scott les mentionne souvent dans ses oeuvres, il en possédait une paire qui étaient ses fidèles compagnons. Leur sobre élégance les avaient mis à la mode vers 1850 et nous connaissons un portrait de Lamartine ayant un Deerhound couché à ses pieds.

     

    Affirmer l'origine exacte de cette race est fort difficile, à une époque où il n'existait aucun organe officiel.

    Dans ces temps reculés, les mêmes chiens changeaient de noms selon les contrées. Tout d'abord nommés Highland Greyhound, tandis qu'en Irlande, ils se nommaient Irish Wolf Dog. Par la suite, ils furent appelés Scotch Greyhound, Rough Greyhound.

     

    Dans son ouvrage tant consulté, Englische Dogges (1576), le Dr Caius, parlant de Greyhoundᅠ remarque : « Certains sont de plus grande taille, d'autres moindre; certains sont de poil piat comme les skyes, d'autres légèrement ondulé; les plus grands étant utilisés pour chasser le cerf, le chevreuil, les daims. »

    D'autres sources nous apprennent que les Rough Greyhounds ne gagnèrent leur haute taille, nécessaire pour franchir montagnes et vallées derrière les grands animaux, qu'à la suite de sélections dans les élevages; ils étaient alors utilisés, tant en Angleterre qu'en Ecosse, puis les daims, cerfs, chevreuils devinrent de plus en plus rares à l'état sauvage, et seuls les Highlands de l'est et du nord de l'Ecosse en abritent encore, mais les progrès de l'armurerie ont été tels que le gros gibier n'est plus tiré dans les « passe », qu'avec des carabines à longue portée, remplaçant l'aide des chiens.

    Le Deerhound a « peu de nez », sa structure lui permet de chasser surtout « à vue ». Malheureusement, ils sont utilisés de moins en moins; en 1912, il m'a été assuré, en Ecosse, que sur soixante forêts où les cerfs étaient conservés, dans six seulement on se servait de Deerhounds pour la chasse.

     

    Champion international Grafic of Ross, appartenantà Mme A. Ravenez. Contrairement à ce qui arrive pour d'autres races qui ne trouvent plus leurs destinations spéciales d'emploi, tout le caractère si spécial à cette race a pu être conservé dans sa forme élégante, sa belle ossature, son tempérament courageux et dévoué à son maître.

     

    A la maison, il sait tenir le moins de place possible, son long corps flexible se replie sur lui-même pour dormir dans un coin et de préférence, comme tous les chiens, sous un meuble ; ils aiment avoir un toit qui les met à l'abri des pieds des humains maladroits.

    Leur couleur préférée, en Ecosse, est le gris bleu ou le beige bringé gris foncé; il est à remarquer que les anciennes races, de chiens des Highlands et des Iles Hébrides ont un poil identique comme texture et couleur.

    Le Rough Higland Terrier nommé de nos jours Cairn et le Deerhound, ont le même poil rude avec sous-poil dense les mettant à l'abri des intempéries de leur pays d'origine. La couleur va du gris foncé au gris bleuté, en passant par la gamme des bringés beige et foncé.

     

    Champion anglais Vadraïc of Ross,appartenant  à Miss A.-F. Lovghrey. Le poil des Deerhounds doit être dur et rèche, sur le haut de la tête et sur la poitrine, il est admis dans le standard qu'il doit être un peu plus mou, ainsi qu'à l'intérieur des jambes il est plus fourni, mais ne doit pas retomber en franges.

    Le poil soyeux est un grand défaut. Le poil blanc ne doit apparaître qu'en touffes à la poitrine, quelquefois sur les pieds sans disqualification, mais le chien ne doit jamais être ni complètement noir, ni blanc.

    Quand les chiots naissent, ils ont le poil laineux ressemblant quelque peu aux Bedlington Terriers, la couleur la plus répandue étant le bleu gris acier. Les chiots, en naissant, sont noirs, leur texture éclaircit toujours avec le second poil.

     

    Aussitôt après la guerre, on en pouvait contempler de beaux spécimens appartenant à Mme Violet, qui possédait un important élevage de cette race en Normandie.

    Actuellement en France, Mme A. Ravenez a réuni les élevages des deux races: les Deerhounds et les Cairn Terriers, en son chenil de la Fenotte, installé à Ville d'Avray depuis peu; auparavant, son élevage était dans l'Est, à l'instar de ses amies les Misses Loughrey, qui possèdent la belle terre de Rosslyn, où elles élèvent des Hunters, concurremment avec les Deerhounds, près de Londonderry (Irlande). Leurs chiens les suivent à cheval, gardent l'auto et se font petits et discrets pour conserver leur place près de leurs maîtresses au salon.

    Mme Ravenez a importé en même temps que les Deerhounds, il y a plusieurs années, ces gais et intelligents petits terriers que sont les Cairns, originaires du même pays; ces deux races se complètent admirablement et en font de charmants compagnons.

     

    M.-J. DE PARSEVAL.

  • 1986/2006 - Histoire du deer (Presse de Deers)

    Source : Presse de Deers n°  11/12 - 2006
    L’article que nous reproduisons aujourd’hui date de 1986.  Il  a été écrit pour commémorer les 100 ans du Deerhound Club de Grande Bretagne et rendre hommage à la race. Son auteur Cecilia Arnold est membre du barreau de Californie et éleveuse de deerhounds.

    Nous nous sommes permis de légères modifications et avons fait quelques ajouts (note de la rédaction de Presse de Deers).

     

     

    J’arrivais à Londres sous la pluie et la grêle, la première semaine d’avril. J’allais me rendre en Écosse au rendez-vous des fans des deerhounds qui avait lieu dans la jolie petite ville de Pitlochry, entourée de bois, de rivières et de lochs – le début de la route des îles-, le cœur de l’Écosse pour certains et qui pour l’occasion se trouvait baignée de soleil. Nous allions y fêter le 100e anniversaire du Deerhound Club.

     

    L’“Atholl Palace Hotel”, situé sur la hauteur surplombant la ville est un imposant manoir en pierre, d’époque victorienne, converti en hôtel et doté de toutes les commodités modernes dont un héliport. Il allait accueillir, l’espace d’un week-end la Breed Show britannique. C’est sur son héliport que se feraient les jugements. “Parfait pour déceler les défauts de pieds !” commenta un vieil éleveur. Avec plus de

    200 chiens inscrits, évoluant sous les applaudissements de gens venus de partout dans le pays et de trois autres continents, l’on se préparait à fêter dans ces années 1980, non seulement une réunion mais aussi la vigueur et la pérennité de cette vieille race.

    C’est à cause de l’histoire passée des deerhounds que l’on choisit le Perthshire, berceau présumé de la race coulait de source et Pitlochry, située en plein territoire picte d’autrefois, non loin de leur sanctuaire sacré de Scone, s’imposait comme lieu de réunion. De plus, c’est dans les anciens monuments Pictes que se trouve gravée la mémoire ancestrale de la race.

     

    Premiers Vestiges

    Le plus fameux de ces monuments datant du 8e siècle J.C. est la pierre de Hilton-Cadboll, trouvée sur la berge nord du Firth Moray et qui date du VIIIe siècle après J.-C. La partie centrale de la pierre, montre une scène de chasse où figurent deux chiens attaquant un cerf. L’on voit une femme montant en amazone, deux cavaliers chevauchant à ses côtés ; un miroir proéminent et un peigne placés près d’elle semblent indiquer que la pierre a été sculptée pour la dame. Un autre fragment de pierre, le St. Vigean, bien que moins connu que le Cadboll, est peut-être plus intéressant pour nous car on y voit nettement des chiens à forme de lévriers. Ces monuments Pictes en pierre et bien d’autres encore, représentant des chasses au cerf avec de grands chiens ont été trouvés dans un périmètre formant un grand arc au nord et à l’est de Pitlochry. Cependant, ces sculptures ne nous permettent pas d’évaluer la taille des chiens ni de savoir s’ils avaient de grands poils ou s’ils étaient Pictes, Celtes ou un mélange des deux.

    À partir du IXe siècle, les Pictes des scènes de chasse avaient disparu, conquis et absorbés par un peuple celte arrivé d’Irlande qui créa un royaume dans l’Argyll et étendit sa domination sur tout le territoire Picte. Les Irlandais donnèrent leur nom à leur nouvelle terre, “Scotland”, nom qui perdure encore car à l’époque, quand les gens parlaient des “scots”, ils voulaient dire la race irlandaise. Les migrants amenaient leurs possessions avec eux et l’on présume qu’ils ont ramené d’Irlande leurs chiens celtiques.

    Il est plausible de croire que puisque pictes et scots s’assimilèrent, il en fut de même pour leurs animaux domestiques ; de toute façon ce dont on peut être absolument sûr est que depuis très longtemps, mille ans au moins, les peuplades du nord de la Grande Bretagne utilisaient des chiens pour la chasse aux cervidés.

    Cette coutume se perpétra jusqu’aux temps modernes et comme à l’époque des Pictes, c’est encore sur les monuments de pierre, beaucoup plus récents que s’inscrit la mémoire de la race.

    Sur l’île d’Oronay dans l’archipel des Hébrides est enterré le chef de clan Murchard Mac Fie de Colonsay, mort en 1539. Sur sa pierre tombale de conception celte, sont sculptés de grands chiens terrassant un cerf, typique des scènes de chasse, chères aux pictes.

     

    Récits historiques

    L’histoire raconte qu’en 1528, James V, roi d’Écosse, voulant mêler plaisir et travail, ordonna à ses nobles de venir l’aider à poursuivre les hors-la-loi qui sévissaient dans les Borders et aussi d’amener des chiens. Les comtes d’Argyll, Huntly et Atholl répondirent à son appel et l’équipée du roi se débarrassa des brigands en même temps qu’elle chassait le cerf.

    L’année suivante, le 3e comte d’Atholl organisa un “tainchell” ou battue au cerf pour distraire le roi et le nonce apostolique puis en 1563, le 4e comte fit de même quand il reçut la fille de James, Marie Stuart, reine d’Écosse.

    L’auteur anglais, John Taylor fit le récit de la chasse dans les Highlands - autre terme pour définir le “tainchell “- auquel il avait participé en tant qu’invité du comte de Mar en 1618. Il décrit le costume porté par les highlanders comme étant “une étoffe chaude de couleurs variées” appelée tartan et note que les invités aussi bien que leurs hôtes devaient tous le porter sans quoi les highlanders refuseraient de chasser ou “d’amener leurs chiens “

    Pour ce qui est de la battue, Taylor raconte que lorsque les cerfs ont paru sur les collines des alentours, deux cents

    chiens couplés et très forts qui attendaient de chaque côté de la vallée, furent lâchés.

    Deux cents chiens couplés, c’est à peu près le nombre de deerhounds réunis pour la fête du centenaire. Dans un certain sens, l’on peut dire que les chiens étaient revenus chez eux car Pïtlochry est situé en territoire Atholl à quelques kilomètres de Blair, résidence des ducs d’Atholl et de la forêt d’Atholl où, les deerhounds du temps jadis chassaient si bien.

    Un tel rassemblement que ce soit pour un “tainchell “au XVIIe siècle ou pour une Nationale d’Élevage en 1986, témoigne de la vitalité de la race. Pourtant, les trois cents années qui vont suivre, verront la race péricliter rapidement au point qu’elle faillit s’éteindre pour de bon.

    En 1769, un anglais du nom de Thomas Pennant en visite à Gordon Castle, jadis propriété des comtes de Huntly rapporte qu’il y vit “un vrai greyhound des highlands qui est devenu très rare de nos jours “et il en donne la description suivante : “le chien était de très grande taille, fort avec une poitrine bien descendue, couvert d’un poil très long et hirsute. Cette race était très en vogue autrefois et les chiens utilisés en grand nombre, servaient à chasser le cerf lors des magnifiques chasses organisées par les puissants chefs de clans.”

    Ceci concorde avec les récits du passé - les nobles amenant leurs chiens pour chasser avec le roi James V-. Les comtes d’Argyll, Huntly et Atholl, étaient respectivement les chefs des clans Campbell, Gordon et Murray et le comte de Mar à qui l’on devait des battues mémorables était le chef des Erskines.

    Tout en observant les chiens actuels trotter sur le tarmac de l’Atholl Palace, nos regards se portaient naturellement sur les collines encore enneigées entourant Pitlochry et l’on ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’il y a trois cents ans à peine les habitants des Highlands avaient défendu leur mode de vie et mis en déroute les Anglais à la passe de Killicrankie, juste derrière la cime de ces collines. Hélas, la bataille de Culloden en 1746, sonna le glas du système des clans et du mode de vie de ces gens.

    Ce n’est donc pas étonnant que les lévriers des highlands aient souffert de ce matraquage d’autant plus que même avant Culloden, la loi visant à supprimer les grandes chasses était passée. Pennant, l’anglais avait trouvé seulement un seul “lévrier des highlands, “trente ans à peine après Culloden mais un certain nombre d’entre eux avait survécu à l’ouest et dans les îles. Si les bouleversements politiques, sociaux et économiques du XVIIIe et XIXe siècles ne sont pas venus entièrement à bout des deerhounds, la chasse moderne au fusil perfectionné, l’a presque fait.

    Même les chasses organisées à l’occasion par le 4e duc d’Atholl, que l’on disait “le plus grand tueur de cerfs d’Écosse “n’avaient pas grand-chose à voir avec le sport pratiqué par ses ancêtres. Les highlanders rabattaient bien les cerfs comme dans le temps mais ensuite ceux-ci étaient amenés à portée de tir des chasseurs embusqués puis on lâchait deux lurchers ou d’autres chiens croisés qui se lançaient à la poursuite du cerf blessé et le maintenaient aux abois.

    À l’époque, vers les années 1820, les chiens d’Atholl étaient décrits comme “misérablement dégénérés, “incapables de dépasser et de terrasser un cerf adulte en pleine fuite. L’ancienne race des lévriers des highlands avait presque disparu.

    Ironiquement, c’est au moment où la race était au plus bas que commence sa légende.

    Le mot “DEERHOUND “apparaît pour la première fois imprimé en 1814 bien qu’il ait déjà fait son chemin dans le langage courant. Auparavant, et même bien plus tard, les lévriers des highlanders coursant le cerf étaient surnommés “Irish Wolfhound”, “greyhound des highlands” ou “greyhound écossais”. Sir Walter Scott qui était un grand admirateur de la race et possédait quelques spécimens, chez lui à Abbotsford, les appelait “stag- hound”, “deerhound”, “ou “Irish wolf-dog, Irish wolfhound.”

    Il est intéressant de constater que la première citation du mot “deerhound” parue dans l’Oxford English Dictionary vient de Walter Scott mais dans une forme transitoire : deux sinistres mi-affamés… deer greyhounds “…

     

    Les Éleveurs du passé

     

    C’est Alasdair Mac Donell, chef de la branche Glengarry du clan Donald qui offrit à Walter Scott, le fameux Maida, deerhound bien aimé de l’écrivain.

    Glengarry, comme on l’appelait, était un grand romantique et si le renouveau gothico-celtique n’avait pas existé, il l’aurait inventé et porté à bout de bras tout seul. Il passait pour être “le dernier des chefs des Highlands” parce qu’il était viscéralement conscient de son héritage écossais et qu’il vivait comme dans le temps. Il lui arrivait de partir chasser pendant des jours, seulement accompagné de ses deerhounds et la nuit venue dormait à même le sol enveloppé dans son tartan.

    La lignée de ses chiens remontait très loin et si le Chef, se laissait emporter par son ardeur romantique, l’Éleveur, lui voyait les choses d’une façon plus pratique. C’est ainsi qu’il décida de croiser ses deerhounds avec un certain nombre d’autres races mais ne trouvant pas le résultat satisfaisant, il continua à produire en race pure. Lors de l’accident qui lui fut fatal - le naufrage du bateau sur lequel il naviguait sur le Loch Linnhe - il avait avec lui deux de ses chiens dont l’un, était, selon les dires de son maître de chenil, le meilleur pur deerhound qu’il n’ait jamais vu..

    Le nom Glengarry est important dans l’histoire de la race, le flamboyant chef était le plus en vue de la poignée d’écossais élevant encore des deerhounds de pure race mais l’année de sa mort, en 1828, la race vivait ses jours les plus sombres.

    Tout laissait à penser que les purs lévriers écossais d’antan avaient disparu lorsqu’en 1831, Archibald et Duncan McNeill de Colonsay, firent des recherches et récupérèrent les quelques purs spécimens encore en vie afin de restaurer la race. Le deerhound venait de renaître.

    Si les Colonsay ne s’étaient pas intéressés au sauvetage de la race, nous ne serions peut-être pas là aujourd’hui à fêter un centenaire mais Duncan McNeill, éminent juriste, allait quand même laisser son empreinte ailleurs et son portrait, en tant que Lord Colonsay, Lord Justice General, est exposé au Parliament Hall.

    Un autre avocat d’Edimburgh a beaucoup œuvré pour garder vivante la mémoire du deerhound et ce, bien avant que les frères McNeill ne prennent fait et cause pour la race : l’immense Walter Scott.

    Lorsqu’il y a près de 150 ans on voulut rendre hommage à l’auteur littéraire, en lui érigeant un mémorial, l’on ne manqua pas de rappeler l’attachement particulier de Scott pour les deerhounds. En effet, son cher Maida, est représenté couché à ses pieds et c’est Torm appartenant à Lord Colonsay qui prêta ses traits à la statue.

    Le fait le plus remarquable est que les deerhounds d’aujourd’hui ressemblent à s’y méprendre à celui qui posa pour la statue : taille, ossature, forme générale, tête s’amenuisant modérément jusqu’à la truffe, barbiche, oreilles repliées, coup fort et moyennement long avec une crinière, poitrine profonde, poil hirsute, hanches bien écartées, queue légèrement recurvée.

     

    Les chiens d’exposition

     

    En recréant la race, les frères Colonsay voulaient promouvoir un regain d’intérêt pour les chasses d’antan. Or, c’était là chose du passé. En revanche, ce qui sauva les deerhounds fut l’apparition des expositions canines. La première organisée eut lieu en 1859 à Islington, Londres. Plusieurs deerhounds y participèrent, on les décrit comme “ces splendides bêtes, les deerhounds aux belles formes puissantes et magnifique poil long de couleur grise.”

    La transition entre le deer des forêts et celui des expositions était faite.

    À cette époque, les deerhounds que l’on voyait en exposition étaient encore issus de lignées de chiens de travail. Ainsi, BRAN, le vainqueur d’Islington en 1859 descendait, par l’élevage du duc de Leeds, des chiens Colonsay. En 1860 à Birmingham, le colonel Inge reçut le Ier prix pour son VALIANT, issu des lignées Mc Donell de Keppoch et Seaforth.

    ALDER, appartenant à sir John McNeill gagna à Islington et à Birmingham en 1866 et 1867 ; il descendait des Lochaber et des Glengarry. En 1869, le plus grand gagnant était OLD TORRUM à H.C. Muster, produit par Donald Cameron de Lochiel dont le clan élevait des lévriers des Highlands depuis le XVIIe siècle. Il semblerait qu’à cette époque, c’est un des chiens de sir Ewen Cameron qui eut raison du dernier loup sévissant en Écosse.

    Puis MORNI dont le père était OSCAR au colonel Robertson et OLD BEVIS à R. Hood, gagnant en 1870 et issu de la lignée supposée la plus ancienne, celle des Menzies de Chesthill.

    Messieurs Hickman et Hood Wright ont commencé à élever vers 1867 et rédigèrent en 1892 le standard de la race qui est à peu près le même que celui que nous connaissons aujourd’hui.

    Après la période McNeill et Colonsay, la localisation des deerhounds va s’étendre vers le sud, à l’Angleterre ce qui s’avère bénéfique pour la race et la sort définitivement du confinement où elle vivait depuis si longtemps. Le moment était venu pour la création du DEERHOUND CLUB.

     

    Devenir un club de race

     

    Curieusement, bien qu’on célébrât le centenaire du club en 1986, il n’y a pas d’archive pouvant attester de sa création en 1886. La revue “The Field “parle bien d’une proposition de club dans un de ses numéros de 1884 et Weston Bell, écrit dans son livre “The Scottish Deerhound” publié en 1892 : “Nous accueillons avec grand plaisir l’idée de mettre en place un club pour la plus ancienne, la plus belle et la plus fiable des races canines, le Deerhound d’Écosse”. M. Bell pensait que “le club devrait instaurer des règles visant à maintenir dans la race un certain degré de points d’excellence que, seul un élevage fait avec discernement peut atteindre. C’est uniquement dans ces conditions que nous pouvons espérer retrouver le vrai deerhound”.

    En novembre de la même année, le Deerhound Club combla les espérances de M. Bell en approuvant le standard de la race déjà élaboré par Messieurs Hickman et Hood Wright.

    En 1901, le club ratifia le standard approuvé dix ans auparavant.

    Des difficultés ne manquèrent pas de surgir dès 1903, malgré un bilan financier positif et un club fort de 50 adhérents. En 1908, le secrétaire-trésorier démissionna et refusa de rendre les livres de compte ; ensuite, dans les années trente, un membre suspendu poursuivit le club en diffamation et cette “cause célèbre” coûtera au club la coquette somme de 300 livres en dommages et intérêts. Le pire était pourtant à venir et cela, indépendamment de sa volonté : les deux Guerres Mondiales et la Crise Economique de l’Entre-deux-guerres. Il n’y eut pas de rassemblements en 1918, 1919 et par la suite, le club faillit disparaître.

    À nouveau, pas de rassemblements entre 1939 et 1947. En 1940, après qu’il fut décidé de ne pas fixer de cotisation mais de laisser aux membres la possibilité de donner ce qu’ils pouvaient, la secrétaire de l’époque rapporte que nombreux furent les adhérents à vouloir la survie du club et envoyèrent dons et cotisations.

    Pour ce qui est des chiens eux-mêmes, il semble qu’à nouveau, la race se trouvait en péril.

    Il a fallu faire des choix, pas facile quand on aime ses bêtes ; Miss Norah Hartlley qui depuis les années trente élève des deerhounds sous l’affixe “Rotherwood” a bien raconté comment elle s’est organisée pour leur faire passer la guerre et réussir même à faire un peu d’élevage. (voir “A portait of Loyalty”).

    Nous fêtions, cent ans de vie d’un Club, mille ans d’histoire d’une race mais aussi Norah Hartley qui lui a consacré sa vie. Les deerhounds, peu nombreux depuis le XVIIIe siècle ont dès lors dépendu pour leur survie de personnes dotées de “l’esprit de persévérance nécessaire pour en assurer l’élevage” selon les propres termes de Weston Bell.

    C’est grâce à la persévérance de ces inconditionnels de la race et seulement grâce à elle que nous assurerons l’avenir de ces nobles créatures.

     

    • Cecilia Arnold

     

     

  • 2001 - Les Bonnes Manières (Babette Cole)

    Les Bonnes Manières

    de Babette Cole

    publié chez Seuil Jeunesse.
    28 pages format 24 x 24 cm, couverture rigide.

    "Maintenant que vous êtes grands, dit la comtesse Lupin à ses enfants, il est temps pour vous d'apprendre l'art du savoir-vivre".

     

    D'après l'édition originale : Lady Lupin's book of Etiquette.

bibliographie (extraits de livres et articles de presse rédigés ou traduits en français)
Il semblerait qu'il n'y ait pas une seule et unique description du deerhound, mais plusieurs… tout comme aujourd'hui ! Et comme aujourd'hui, ce n'est pas parce que c'est écrit dans un livre, sur un site ou affirmé avec force que c'est fiable à 100 % : ce sont tantôt des témoignages, tantôt une approche de la vision de la race par un auteur en particulier, à une époque particulière, plus rarement des inepties sans fondement qui vous feront sans doute sourire.
Le contenu de ces documents n'engage que leurs auteurs !

 

 

 

 

Scottish Deerhounds pour les bleus